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Super Cane Magic Zero – Ça se mange ou pas ?

Super Cane Magic Zero est sorti fin mai sur PC, Nintendo Switch et PS4, un jeu créé par le dessinateur italien Simone "Sio" Albrigi (notamment connu sur YouTube) et le Studio Evil. Mêlant jeu de rôle, arcade, action et coopération, le titre propose une ambiance détonante, jugez plutôt grâce à cette vidéo de lancement :

Dès l'interface, le ton est donné. Non point ici un habituel intitulé "Quitter" mais plutôt un "Assez". De même, un bonhomme est accroché aux boutons et se plaint d'avoir faim ! Tout va bien se passer, il n'y a pas lieu de s'inquiéter...

Quatre modes de difficultés sont proposés lors de la création d'une nouvelle partie. J'ai pour ma part opté pour la plus basse, qui promet de pouvoir profiter du jeu pénard. Bien entendu, les plus ambitieux pourront décider de se faire presser comme un citron avec une difficulté de folie.

À partir de là, deux modes de jeux sont disponibles : le scénario de un à quatre joueurs, et l'arène pour des combats de mêlée entre deux à quatre joueurs.

 

Gameplay

Avant de présenter en détail les deux modes, un point sur les mécanismes qui restent similaires dans les deux. Le combat est simple, mais efficace, limité à deux boutons : frapper et parer/charger. En utilisant au bon moment cette charge, l'ennemi se trouve assommé et récupérable. Lancer un méchant contre un mur est un moyen comme un autre d'en finir rapidement en JcE. Sinon, quoique plus technique, il est possible de lancer l'ennemi assommé sur un second ennemi et de faire d'une pierre deux coups ! Enfin, chaque classe possède une capacité spéciale consommant de la mana (donc qui ne peut être utilisée en boucle).

Que ce soit en JcE ou en JcJ, le personnage attrape tout ce qui traîne et peut le lancer dans la direction choisie (ou le lâcher à ses pieds). De nombreux éléments apparaissent de partout, à disposition pour toujours plus de chaos : en tuant des ennemis, en détruisant des coffres, en piochant dans des distributeurs... En plus de servir pour maintenir les interrupteurs, ces trucs et bidules infligent des dommages aux ennemis ou soignent. Mais il ne faut pas confondre et manger n'importe quoi comme je l'ai malheureusement découvert à mes dépens ! Les bombes, c'est pas bon... Les boites de nourriture non plus. Il faut les ouvrir avant ou sinon le pauvre bonhomme chope une indigestion et s'inflige des dégâts. Vous me direz, c'est logique.... Soit ! Mais dans le feu de l'action, cela va si vite de s'emmêler les pinceaux et d'avaler une bombe en lançant une carotte sur le méchant.... Et bim ! Heureusement, je suis en mode facile dans l'histoire, je peux donc continuer mon aventure sans problème ayant des vies illimitées. En arène, c'est une autre histoire !

 

Mode Histoire

Tout débute par le choix des classes et des couleurs. Étant seule au moment du test, les autres emplacements sont restés vides, il n'y a pas d'IA servant d'ami de substitution. Cela n'handicape cependant en rien la progression, la difficulté s'adaptant au nombre de joueurs participants. Il est bon de savoir que ce choix n'est pas non plus fixe et est rouvert à chaque chargement de la sauvegarde : soit reprendre son personnage pré-existant (personnage qui peut être sélectionné plusieurs fois par différents joueurs), soit tester une autre classe.

Quatre classes sont proposées (boulanger, plombier, sorcier et influenceur), chacun ayant des points différents répartis entre les cinq caractéristiques que sont la santé, la mana, l'attaque, l'ego et le lancer. J'ai testé Boulanger principalement, ne me demandez pas pourquoi.

Un dernier choix est à prendre une fois la classe sélectionnée : le pseudo. Il n'est pas libre, mais doit être créé en combinant une ou deux syllabes depuis une liste de choix. J'ai fait simple : appelez-moi Bob (tellement plus original que le nom généré par défaut, Pote) !

Les couloirs de la prison dans laquelle débarque mon personnage (une simple erreur judiciaire, je vous assure) servent à guider la débutante que je suis à grand renfort de panneaux informatifs et de mini-puzzles habilement placés pour vérifier que l'information est comprise. Cela se révèle dans la majorité des cas bien expliqué, à une exception près. En effet, je me suis trouvée bloquée en ne comprenant pas ce que je devais détruire, jusqu'à ce que je frappe tout et n'importe quoi... et que je m'aperçoive que les poteaux subissaient des dégâts.

Bob évolue donc dans les quatre directions d'un monde en simili 3D en vue du dessus. La progression à travers l'environnement est principalement basée sur l'ouverture de portes ou la traversée de ravins, ces éléments de décor limitant la progression jusqu'à être débloqués en activant des leviers ou des interrupteurs. Pour ces derniers, il faut soit récupérer une clé spéciale, soit poser n'importe quel objet qui traîne (je présume qu'avec plusieurs joueurs, l'un des joueurs doit être en mesure d'activer pour l'autre). Les niveaux s'enchaînent, dévoilant une histoire bourrée de jeux de mots et de références à la nourriture avec des personnages hauts en couleur aux dialogues croustillants. Bien sûr, ne vous attendez pas à une trame narrative d'une profondeur inégalée, ce n'est clairement pas la vocation du titre qui se veut léger et décalé. Au final d'ailleurs, la quête principale pourrait très bien se résumer à "retrouver 5 personnes pour battre le méchant", mais la personnalité des protagonistes et l'environnement suffisent à créer une ambiance spéciale. À ce propos, un mot sur la musique : elle est plutôt ennuyante et peu intéressante.  Les dialogues étant seulement écrits et non sonorisés, les sons d'ambiance en eux-mêmes ne suffisent pas à remonter le niveau musical, ce qui m'a amenée assez vite à désactiver le son pour mettre mes propres pistes musicales.

Le personnage progresse grâce à de l'équipement, géré via un inventaire et une feuille de personnage, ainsi qu'un arbre de talents. Comme vous pouvez le voir sur la gauche, il y a 100 niveaux montables.

Une carte est mise à disposition pour accéder aux différents niveaux, aussi colorée que cet univers rose bonbon, tous les niveaux étant débloqués sans pré-requis. Le site promet une vingtaine d'heures de jeu ce qui me parait cohérent du haut de mon niveau 5.

 

Mode Arène

Huit arènes sont disponibles, chacune apportant un gameplay différent, que ce soit par la taille du terrain de jeu que les éléments du décor qui viendront interférer avec le bon déroulement de la partie. L'une d'elles a par exemple des lasers qui découpent les joueurs imprudents, tandis que sur une autre, ce sont des météorites écrasant les têtes en l'air. Il y a également des cartes changeant totalement la façon de jouer, comme sur la carte Insta-Amis où les joueurs sont équipés d'un bâton qui lance des jets de gelée collante, à utiliser en combinaison avec les pièges mortels de la zone.

 

Conclusion

Jeu sans prétention qui ne se prend à aucun moment au sérieux, que ce soit par son univers et ses dialogues, Super Cane Magic Zero est un excellent défouloir à la difficulté adaptative qui plaira aux adeptes de jeu de rôle. En plus, il est intégralement traduit en français, d'une bonne qualité globale. Son gros avantage est clairement le multijoueur, que ce soit en coopération dans le mode histoire ou en JcJ dans les arènes.


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