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Genesis Alpha One – I can’t dance. I can’t talk

Plutôt que d'une intro complètement débile qui ne fera probablement rire que moi, aujourd'hui, je vais présenter les choses différemment pour un test qui ne va pas être très long. Notamment parce que je n'ai pas d'inspiration originale pour ce jeu-ci, mais surtout parce que j'ai envie d'y retourner rapidement. Promis, les intros absurdes reviendront dès le prochain test !

Imaginez-vous colons de l'espace prêts à braver tous les dangers de la galaxie, les planètes hostiles, les incidents techniques, les invasions de créatures à bord de votre station. Mais à côté de cela, imaginez les richesses que vous pouvez trouver en explorant des planètes inconnues, les stations spatiales que vous allez pouvoir construire, les expérimentations de clonage que vous allez pouvoir effectuer... C'est le rêve de nombreux enfants petits et grands !

Et ce rêve, Genesis Alpha One tente de nous proposer à le réaliser avec son mélange de gestion / rogue like / FPS curieux sur le papier, mais qui fonctionne plutôt bien une fois le jeu lancé.

Vous incarnez le capitaine d'un vaisseau à la recherche d'une planète à coloniser pour le compte d'un conglomérat.  Le début de partie vous demandera de choisir un de ces groupes dont les avantages et inconvénients changeront plus ou moins la difficulté pour démarrer. Ca y est ? C'est choisi ? Parfait !

Votre station commence, quel que soit votre patron, avec les salles rudimentaires : un pont pour servir à la navigation, un réacteur pour alimenter votre station, un biome pour générer de l'air respirable selon les besoins de votre équipage - certaines espèces respirant autre chose que de l'oxygène- et pour le reste, il va falloir plus ou moins vous débrouiller. Rassurez-vous, il existe un didacticiel pour vous apprendre les bases de la construction et du gameplay sans pour autant être envahissant. Car dès qu'il aura enseigné ce qu'il a à enseigner, vous serez lâchés face à l'hostilité glaciale de l'espace.

La galaxie est grande et la carte générée aléatoirement en début de chaque partie va vous le faire comprendre avec de nombreux secteurs à explorer. Certains seront des systèmes planétaires, d'autres seront vides, mais il ne sera pas non plus rare de rencontrer des environnements hostiles pour votre vaisseau comme des tempêtes stellaires ou autres joyeusetés du genre qui demanderont de renforcer la coque de votre station et de vous équiper de boucliers pour ne pas voir vos salles se désintégrer. Si vous avez la technologie, bien évidemment ! Car oui, la technologie se mérite. Soit en récoltant des plans en explorant des planètes, soit en les achetant auprès des quelques marchands qui sillonnent l'espace. Ou bien il y a toujours la possibilité de faire des recherches si vous possédez suffisamment de ressources.

La priorité en tant que capitaine de votre navire est de vous assurer de la stabilité structurelle de votre navire, mais aussi de l'efficacité de votre système de défense, à base de boucliers d’énergie et de tourelles, et de votre équipage que vous devrez affecter à des postes (sinon ils se baladeront sans rien faire !). Vous pouvez ainsi renforcer vos clones en combinant avec de l'ADN extraterrestre pour leur faire gagner des capacités ou en faire des espèces aliens aux atouts et défauts différents de l'humain de base. Mais avant de jouer les savants fous, il faudra trouver ces précieux échantillons d'ADN. Et pour cela, il n'y a pas vraiment de secret : explorer des planètes pour éliminer des aliens et obtenir des ressources.

Ces planètes ne sont pas explorables entièrement, malheureusement, puisque seul un petit dôme autour de votre navette de récolte sera explorable sans s'exposer à une mort certaine. Dans cette zone, vous pourrez miner des ressources nécessaires pour renforcer votre vaisseau ou fabriquer armes, pièces, objets. Selon l'analyse de la planète préalable, il est possible également de trouver des points d'intérêts qui vous offriront soit des informations, soit des plans pour de l'équipement. Mais gare aux créatures de formes et de dangerosité variées qui vous attaqueront à vue.

Ces phases d'exploration sont plutôt répétitives : on atterrit, on sort, on mine les ressources disponibles jusqu'à ce que les réserves soient pleines et on repart. De temps en temps, si c'est indiqué, on recherche des débris généralement visibles de loin pour récolter des données de plan et on repart en s'étant occupé des quelques hostiles. Et si vous mourez pour une raison ou une autre, un autre membre de votre équipage devient capitaine et vous en prendrez le contrôle. Prenez donc soin de vos alliés et faites attention à toujours en avoir dans le vaisseau !

Bien évidemment, vous pouvez emmener des membres d'équipage avec vous, ou les envoyer seuls, mais dans ce cas, gare à ne pas vous retrouver avec quelques clandestins qui se plairont à mettre à sac votre station, détruire les modules de ressource, attaquer votre équipage. La menace peut se cacher n'importe où dans ce jeu où l'hostilité est présente en permanence au point qu'en 2 minutes, vous pouvez passer de "Tout va bien" à "Game Over" si vous n'êtes pas précautionneux. En règle générale, tout contact avec l'extérieur devrait nécessiter votre présence pour empêcher au maximum les passagers clandestins de se propager.

Heureusement que le système de création du vaisseau propose une vue des formes de vies présentes, les rouges étant hostiles et pouvant se reproduire très rapidement selon l'espèce. Dommage par contre, qu'on n'ait pas de radar de ce type en pleine action en dehors du détecteur basique présent sur le bras gauche du personnage et visible que sur une courte distance et avec une arme à 2 mains. Surtout que, dès lors que votre base s'étend un peu, une mini carte sur le HUD aurait été un outil non négligeable pour vous déplacer dans votre vaisseau sans avoir à switcher sur le mode construction (qui ne met pas en pause le jeu).

La prise en main est assez complexe en phases de construction, mais heureusement qu'une légende des touches et des fonctionnalités est présente, car les fonctionnalités sont nombreuses. Et c'est une bonne chose car cela permet, sous réserve d'avoir les ressources de construction adéquats, de designer la station de ses rêves sur un ou plusieurs étages.

Le jeu n'est pas très gourmand en ressources, même en config maximale et c'est tant mieux (Il est également disponible sur Xbox One et PS4) ! Il reste propre sans pour autant démonter la rétine, ce qui permet aux possesseurs de PC les plus modestes de profiter d'une belle petite expérience qui aurait mérité un peu plus de variété et de liberté dans l'exploration des planètes, mais aussi la présence d'une compatibilité manette pour la version PC. Tout le monde n'est pas fan du jeu clavier et souris pour un FPS, voyez-vous.

Mais sinon, Genesis Alpha One est un petit jeu vraiment très sympa qui devrait plaire à tous les amateurs de simulation de station spatiale.


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