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Synthetik: Legion Rising – Tirez et survivez !

Synthetik, développé par les Allemands de Flow Fire Games, est un shooter en vue du dessus. Bien qu'il soit sorti en mars 2018, je ne l'ai testé que très récemment, à l'occasion de la sortie de sa mise à jour Legion Rising le 3 octobre, notamment en raison de l'ajout de la traduction française. Je vous laisse avec la vidéo sortie à ce moment qui présente une petite phase de gameplay :

 

Premiers pas

L'interface est assez sommaire et ne prépare en rien aux événements qui vont suivre.

Après un écran d'accueil fenêtré où je n'ai d'autre choix que de cliquer sur "Go !", je me retrouve sur la liste des huit classes disponibles. Sont proposés les archétypes classiques, avec des tanks capables d'encaisser, des tireurs furtifs et rapides, des snipers qui jouent à distance... La traduction me paraît être correcte, bien que je remarque un bug sur les accents sur les titres en majuscule.

Sans autre transition, je suis catapultée dans un niveau tutoriel où les instructions sont inscrites au sol. Vue du dessus oblige, le monde défile à l'horizontale et à la verticale, avec une possibilité de voir un petit peu plus loin que ce qui est centré autour du personnage en glissant la souris sur les bords. Quant au personnage, il  avance avec les touches du clavier (à passer en QWERTY), et le tir s'effectue avec le clic gauche de la souris.

Je découvre très vite le système atypique de rechargement de l'arme : il faut tout d'abord éjecter la cartouche avec E, puis recharger son arme avec R ou Espace. Ainsi, plus que jamais, gérer ses munitions est primordial et nécessite de trouver le bon compromis entre le temps que cela prendra à recharger (un moment de vulnérabilité de plusieurs secondes pendant lesquelles il faut trouver une couverture afin de ne pas subir des tirs sans pouvoir riposter), mais également les balles à économiser (car un chargeur éjecté voit ses balles perdues, même si de ce côté les stocks sont plutôt larges).

Le personnage possède une capacité spéciale liée au clic gauche de la souris, et une foultitude de capacités temporaires offertes par des objets récupérés au cours de la partie.

Il peut enfin sprinter sur une courte distance avec Maj, ce qui sauve la vie dans de nombreuses situations. Bouger est obligatoire, notamment pour esquiver les zones de dégâts ou les balles ennemies (je ne parle même pas des missiles à tête guidée), mais cela n'est pas sans conséquence sur la précision des tirs, qui s'en trouve amoindrie. Il est également important de jouer avec les lignes de vue grâce au décor, pour réduire les dégâts encaissés, ligne de vue à prendre en compte également : en étant caché, on ne prend pas de dégâts, mais on ne peut pas non plus en infliger.

 

Personnalisation du personnage

Je termine sans difficulté le premier niveau et découvre la personnalisation du personnage qui se gère à travers une succession de panneaux sur fond violet. Après les paramètres et le multijoueur (qui ne semble pas encore fonctionner), je retrouve la liste des classes présentées au début. Si jamais vous vous rendez compte que vous avez l'âme d'un garde anti-émeute, et non d'un sniper, libre à vous de changer. Par contre, attention, les niveaux sont liés aux classes, vous perdrez donc votre progression en tant que sniper.

Chaque classe arrive avec son propre équipement et des avantages passifs qui se changent. Certains nécessitent d'investir des données pour les débloquer, une monnaie gagnée en jouant, d'autres sont déjà débloqués.

 

Si le jeu se révèle trop dur, ou au contraire trop facile, la difficulté se règle depuis l'icône de tête de mort, avec 11 paramètres qui influent sur les récompenses offertes à la fin de la partie.

Les recherches, accessibles depuis la petite fiole, débloquent divers avantages passifs, ainsi que des récompenses quotidiennes.

Enfin, la personnalisation se termine avec les objets et les armes, des éléments que le personnage ne portera pas sur lui au début, mais qu'il pourra trouver dans les coffres au fur et à mesure de son exploration. Deux styles de jetons s'utilisent : le jeton de puissance augmente l'efficacité de cet objet s'il est trouvé, le jeton de ravitaillement augmente les chances de le trouver et le rend disponible dans les magasins. Comme il n'y a qu'un nombre limité de jetons, cela oblige à faire un choix intelligent pour obtenir une bonne synergie et maximiser ses chances de survie.

  

Tous ces paramètres restent en place entre chaque partie, il faudra par contre ajuster ces paramètres au fur et à mesure en fonction de ses trouvailles, qui créeront de nouvelles opportunités de combinaisons meurtrières.

En tout, ce sont plus de 80 armes, avec un bon millier de variations possibles si j'en crois le communiqué de presse.

 

Die & Retry

Un clic sur le petit bouton "Start" en haut génère un niveau de manière procédurale : tout est aléatoire, de la disposition des pièces aux ennemis, en passant par l'emplacement des coffres et la sortie. L'objectif est simple : survire pour se rendre jusqu'à la sortie de chaque niveau, et cela sur le plus de niveaux possibles. Des tâches secondaires optionnelles sont proposées (comme activer des valves).

Plus on avance dans les niveaux, plus le personnage possède d'objets et d'armes à utiliser pour se sortir de situations de plus en plus dangereuses. Mais face à lui, les ennemis sont également de plus en plus évolués et de plus en plus nombreux. Ils sortent la grosse artillerie, des missiles guidés, des drones-bouclier ou des bombes, et n'hésitent pas à prendre à revers notre soldat, ou même à lancer des tanks ! Il y a même des boss !

Des caisses sont réparties ici et là, donnant des objets ou des armes, ainsi que des stations qui ouvrent un magasin.

Les objets, ainsi que les capacités de notre personnage (vie, bouclier, dégâts, vitesse de déplacement...) s'améliorent sur des stations spécialisées à trouver dans les niveaux. En prenant le mauvais passage, ou en se dépêchant vers la sortie, il est tout à fait possible de passer à côté. Ces achats coûtent des crédits qui se récupèrent durant la partie en tuant des ennemis et semblent perdus d'un essai à l'autre.

Le personnage n'a qu'une seule vie : une fois son bouclier, puis sa vie (les barres respectivement bleues et rouges au milieu en bas de l'interface) tombés à zéro, il meurt et c'est la fin de la tentative. En plus d'apporter différentes informations sur les performances (dégâts, ennemis tués, précision, tirs à la tête, équipe, soins prodigués), le panneau récapitule l'expérience acquise pour le niveau de sa classe, le nombre de données récoltées (la monnaie qui sera utile pour acheter des objets ou des armes), ainsi que les objets débloqués.

 

Rogue-lite, peu importe la durée de l'essai, une récompense est donnée, ce qui permet de progresser même en faisant des erreurs. La difficulté est globalement assez élevée, il ne faut pas hésiter à tester plusieurs combinaisons d'objets et de classes pour trouver celle qui correspond le mieux à sa façon de jouer pour être le plus à l'aise.

 

Conclusion

Peu convaincue sur mes premières tentatives qui se sont terminées dès le premier niveau, j'ai persévéré et j'ai réussi à trouver une combinaison qui me convenait, basée sur le garde anti-émeute, un tank avec une excellente capacité de survie qui m'a permis de parcourir cinq ou six niveaux avant d'exploser sous le tir croisé de missiles guidés. Un bon défouloir pour tout joueur qui prendra un peu le temps de réfléchir à ce que font les objets et à ce que les personnages sont capables de faire.

Réussirez-vous à défaire la Légion ?


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