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PGW 2018 – Jeux Indie Garden

Présents à tous les événements majeurs, les jeux de l'Indie Garden ont une nouvelle fois répondu présents, avec cette fois quatre titres présentés :

We. The Revolution

Bien que développé par un studio indépendant polonais basé à Cracovie, We. The Revolution nous emmène à l'époque de la Révolution Française à Paris. Nous incarnons le juge d'un tribunal, mandaté par les révolutionnaires pour juger les crimes qui agitent la capitale. À ce rôle, il convient d'être prudent, car toutes nos décisions sont étudiées, que ce soit par les révolutionnaires, qui se feront un plaisir de changer de juge si les décisions ne correspondent pas à leur idéaux, ou par les gens du peuple, prêts à se révolter.

Le jeu se déroule en trois phases distinctes de gameplay :

  • la salle du tribunal, où il faut étudier les preuves, relier les différents indices entre eux, poser des questions puis émettre un verdict qui sera ensuite vérifié par le procureur révolutionnaire.
  • la maison, où l'on confronte ses choix effectués durant la journée au tribunal avec sa famille,  choix qui portent un jugement moral sur les verdicts émis.
  • la carte de Paris, où il est possible de placer des agents qui permettent de gagner de la réputation auprès de différentes factions.

J'ai pu tester une démo où la première partie était présentée, dans un style néo-artistique proche des courants artistiques de cette époque. Via une interface plutôt agréable, je peux ainsi parcourir les deux pages d'un rapport expliquant comment mon accusé a agressé un autre homme, lui qui a pourtant l'air d'être un honnête intellectuel tout ce qu'il y a de plus raisonnable. L'accusé m'explique avoir reconnu l'homme qui a plagié son encyclopédie, il l'a sommé de s'excuser par écrit dans une colonne d'un journal, puis le ton a monté et les deux hommes en sont venus aux mains. Devra-t-il être gracié, envoyé en prison ou condamné à mort ?

Original et bien conçu, un jeu de réflexion/gestion qui sortira au premier trimestre 2019 :

Hamsterdam

Jeu de combat déjanté, Hamsterdam utilise les atouts de chaque plateforme pour proposer des contrôles adaptés, grâce à un développement effectué sur Unity et à la grande polyvalence du moteur. Ainsi, les mouvements se contrôlent avec le joycon sur la Nintendo Switch, ils se basent sur une manette classique pour un ordinateur, tandis que cela devient tactile sur une tablette. J'ai eu pour ma part l'occasion de tester sur Switch et la jouabilité est excellente. La prise en main est quasi immédiate et c'est très jouissif de taper comme une dingue dans l'air pour frapper les cibles virtuelles en jeu, d'autant plus accompagnée par les encouragements enjoués de la développeuse passionnée de Muse Games.

Du côté de la narration, nous incarnons un petit hamster qui enfourche son scooter pour partir sauver son grand-père, une histoire de famille qui est racontée entre les niveaux par des dessins dans un style très cartoon. Plusieurs districts s'enchaînent, avec des environnements différents. Certains niveaux sont uniques, avec des boss assez tactiques aux mécanismes originaux ou des courses de scooter endiablées dans un style ici très proche d'un runner.

Le personnage se personnalise avec des graines trouvables en jeu. Jeu premium, il y aura des micro-transactions mais, à part les objets de l'édition spéciale qui eux seront spécifiques, tout pourra être obtenu en jeu sans obligation d'acheter pour progresser ou obtenir des objets spécifiques.

Le jeu a été financé grâce à deux campagnes menées en parallèle, une sur IndieGogo et une sur Kickstarter, durant lesquelles il a récupéré presque deux fois la mise demandée sur les deux plateformes. Si vous désirez avoir accès à la démo sur mobile, un formulaire Google est à remplir, la liste est gérée manuellement, donc ne vous attendez pas à un accès immédiat. Sinon, la page est déjà disponible sur Steam pour l'ajouter à votre liste de souhaits :

The Inner Friend

Ce thriller psychologique par Playmind nous emmène revivre les cauchemars de l'enfance, à travers une narration sans aucun texte ou dialogue, laissant la porte ouverte à l'interprétation de chaque joueur.

Deux niveaux étaient présentés sur le salon : une salle de classe et un salon de coiffure, chacun proposant un gameplay différent. J'ai testé le second et la difficulté est assez élevée, nécessitant d'être ultra réactif pour courir entre les canapés et les étagères afin d'échapper à la terrible coiffeuse sans visage armée de ciseaux. Des miroirs cachent des portes dérobées, et il y a aussi un petit facteur chance à casser le bon miroir. Heureusement, la mort n'est en aucune façon punitive, ce qui permet de rapidement enchaîner les essais et les erreurs. De ce que j'ai vu sur l'écran à côté de moi, la salle de classe proposait des mécanismes puzzle/plateforme basés sur des livres qui permettaient soit de bloquer des sortes de rayons lasers, soit d'accéder à des endroits inatteignables.

Sorti début septembre sur Steam, le jeu sera proposé sur les consoles en début d'année prochaine.

Still There

En tout début de sa production, le studio italien Ghostshark Games montrait un premier prototype de son point-and-click de science-fiction, prévu pour la fin 2019 sur PC et Nintendo Switch.

Nous incarnons ici Karl, un astronaute seul sur une station spatiale, où il n'a pour seule compagnie qu'une IA. En tout cas jusqu'au jour où il entre en contact avec une mystérieuse femme qui va briser sa belle routine.

L'objectif est de proposer un grand nombre d'éléments interactifs dans les différents tableaux, et d'ajouter un aspect de gestion de la station spatiale. Sur la démo présentée, l'écran d'une station présentait une foultitude de boutons, tous interactifs, pour un titre qui promet de nombreuses heures de jeu à tenter de bidouiller chaque interrupteur de la station, le tout relevé par des dialogues drôles et mâtures.



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