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PGW 2018 – Metro Exodus

En complément du jeu qui était testable sur le salon, Huw Beynon, Head of Global Brand Manager pour THQ Nordic, a répondu à nos questions concernant Metro Exodus, développé par 4A Games.

Si vous avez déjà joué aux précédents opus, vous retrouverez tous les éléments qui ont fait le succès de la franchise : l’atmosphère, l'univers post-apocalyptique, l'histoire, l'immersion... Le protagoniste, Artyom, revient également, plus torturé que jamais, ainsi que certains autres personnages. Mais Exodus se déroule dans un tout nouvel environnement avec une histoire inédite qui place face à de nouvelles menaces qui plairont à tous les joueurs, anciens comme nouveaux. Malgré tout, si vous prévoyez de débuter la licence par Exodus, Huw conseille de profiter de la réédition sortie en 2014, Metro Redux, avec Metro 2033 et Metro: Last Night, entièrement recréés sur le tout dernier moteur 4A Engine, pour offrir d'un gameplay en 60 images par seconde.

Les premiers jeux étaient directement tirés du roman de Dmitry Glukhovsky, Metro 2033, Metro Exodus est basé sur une histoire originale créée par le studio et développée en étroite collaboration avec l'auteur afin de rester fidèle à sa vision. Cela lui a permis de faire preuve de plus de créativité en pensant l'histoire pour le gameplay, ce qui se concrétise notamment par l'alternance des saisons et une météo dynamique : le monde d'Exodus change et passe de l'orange de l'automne au verdoyant du printemps sans oublier la glaciale neige de l'hiver (l'été reste encore à être présenté).

Les niveaux ont été conçus différemment, chacun peut désormais être vu comme un mini univers sandbox en monde ouvert dans lequel le joueur est en mesure d'accomplir librement ses actions. Il n'y a pas réellement de quêtes, le contenu à accomplir est organique et totalement intégré à l'histoire principale, avec des objectifs discrets qui guident sans pour autant forcer sur une voie. Cela offrira sans aucun doute plus de temps de jeux, en tout cas aux explorateurs. Mais cela a posé pas mal de souci lors des premières phases de conception : un monde totalement ouvert ne correspond pas à l'ADN de la licence Metro, où l'histoire est au centre de tout. Le studio a dû tester de nombreux prototypes avant de trouver la bonne formule, qui ne sacrifie pas l'histoire. Le jeu sera uniquement jouable en solo, c'est ce que le studio fait le mieux et l'équipe ne désirait pas se disperser en proposant une expérience en coopération ou un mode multijoueur. Huw est conscient que Metro serait excellent pour ce style de contenu partagé, mais ce ne sera pas possible sur Exodus.

Metro a toujours présenté un mélange de deux styles de gameplay, entre survie et combats remplis de défis. Ce sera toujours le cas dans Exodus, les deux modes de jeux se complètent, avec un bon équilibre qui demandera néanmoins de savoir parfaitement maîtriser son personnage et ses accessoires pour survivre. Les armes sont personnalisables et chacune définit sa façon de jouer. Les munitions sont rares, mais elles peuvent être créées en récupérant dans le monde de l'équipement. La plupart des situations de combat s'appréhendent de différentes façon : assassiner les cibles une à une silencieusement, s'introduire en furtivité avec un couteau, ou tout prendre en même temps avec une grosse puissance de feu. Huw préfère de son côté être méthodique.

Sur la démo testée, Artyom évolue dans une ambiance clair-obscur à travers la brume. Un homme est attaché à un poteau, attaqué par des loups. Il hurle et demande à l'aide, j'interviens pour l'aider, abattant les bêtes d'une balle dans la tête. La précision est bonne et le mode de visée similaire à tous les shooters du moment. Sur un poteau à côté, je récupère une arbalète, mortelle et silencieuse. Après avoir écouté l'homme se plaindre, je le laisse se remettre de ses émotions et pars explorer des ruines étranges, où des traces évidentes d'occupation récente m'obligent à rester en alerte. Mais les bâtiments sont vides. J'avance jusqu'à un rocher qui forme une sorte de pont naturel au-dessus d'un ravin, un bandit m'interpelle : si j'avance,  j'entre dans le territoire de tous les bandits. Je réagis instinctivement, et j'en tue plusieurs, ils me lancent des grenades explosives, j'attends que le feu s'éteigne avant de sauter dans leur camp mais, malheureusement, ils sont nombreux, très nombreux, et clairement dans ce cas, j'aurais dû suivre les conseils de Huw et être plus méthodique. Je me trouve rapidement submergée, et la mort terrasse mon personnage. Avec un environnement vraiment magnifique, Exodus offre une expérience pleine de défi, qui mériterait plus qu'une démo pour être dégustée, un bref aperçu qui donne en tout cas envie d'en découvrir plus.

Du contenu sera offert au-delà du lancement, prévu pour le 22 février sur Xbox One, PlayStation 4 et PC, le jeu continuera donc à s'étendre pendant une période qui reste encore à être définie. Ce lancement est l'accomplissement d'un troisième cycle de trois ans environ, chaque jeu demandant trois années de développement. Huw, travaillant pour THQ depuis le début, a pu suivre chaque étape, il a adoré ce voyage et est particulièrement heureux d'assister au succès de la licence, le 1 n'ayant à l'époque pas eu autant d'attention qu'il méritait. Exodus passe actuellement par les dernières phases de finalisation en interne, c'est très excitant de voir toutes les pièces s'assembler parfaitement, et Huw a hâte de voir les joueurs rejoindre l'aventure très bientôt.

http://www.metrothegame.com/fr/


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