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Victor Vran : Overkill Edition Switch – Un portage en demi-teinte

Sorti il y a de ça 3 ans, le hack'n'slash du studio Haemimont Games avait su convaincre les amateurs du genre grâce à une ambiance réussie et un gameplay assez dynamique, qui laissait un peu le loot de côté au profit de l'action non-stop. Je faisais partie de ces convaincus, et j'étais assez content de pouvoir replonger en Zaragovie pour chasser du démon en mode portable. Petit tour d'horizon.

Victor Vran est un chasseur de démon qui a été contacté par la reine de Zaragovie, pour dézinguer les démons et comprendre d'où ils sortent. Un pitch relativement classique, nous en conviendrons. Toutefois, notre protagoniste possède une particularité : il est habité par un démon qui n'a pas la langue dans sa poche et alimentera bon nombre de dialogues durant nos longues excursions, où l'on sera bien souvent seul.

Un héros au charisme classique, et qu'on ne peut personnaliser

Vous l'aurez compris, pas de personnalisation ici, on incarne un personnage bien taillé, avec une fort jolie voix. On aura juste le choix de la tenue de départ. Le jeu délaisse en  effet les éléments d'armures (tête, haut, bas, pied...) pour se consacrer sur les armes. Peu de variations cosmétiques donc, hormis pour les différents types d'armes avec lesquelles on pourra l'équiper. De la faux au fusil en passant par l'épée, le jeu ne ratisse pas large mais adapte les compétences du personnage en fonction de l'arme équipée. A noter que l'on peut changer d'arme à la volée via une pression sur la tranche latérale R. Cela permet donc d'avoir 6 compétences liées aux armes dans sa barre d'action, auxquels on pourra ajouter 2 pouvoirs démoniaques que l'on pourra utiliser après avoir rempli la barre de surpassement, qui se remplit en tuant des monstres et en accomplissant des défis.

Les compétences sont visibles dans la barre d'action en bas. Potion à gauche, compétences d'armes au centre et démoniaque à droite

Le jeu propose d'ailleurs une subtilité de gameplay intéressante en introduisant le saut. Cela semble bête dit comme cela, mais la possibilité de sauter n'est pas fort commune dans ce genre de jeu... surtout que le saut pourra être combiné à ses compétences d'armes pour foncer sur le sol. Sauter en plein pack de monstre et tourbillonner à l'aise de la faux se révèle assez vite jouissif pour peu que l'on soit suffisamment résistant. Le jeu met également le saut à profit pour atteindre des endroits cachés dans les différents niveaux, qui permettent de découvrir des coffres et secrets divers.

La possibilité d'esquive est également présente via la roulade, qui s'effectue avec une simple pression sur la touche latérale L. Et on en aura besoin de l'esquive, quand on est en mauvaise posture, ou que le jeu se met à freezer...

Le Hub central du jeu

Car oui, techniquement, le jeu souffre de son portage vers la Switch. En mode portable, on se retrouve avec des soucis de lisibilité en fonction des zones et du nombre de monstres à l'écran... plus rarement, des ralentissements se font sentir, en particulier lorsque l'on bouge la caméra. Ces ralentissements se renforceront en mode dock, au point de devenir gênants dans certains combats... Le mode coopération en local est encore pire. Le jeu freeze assez souvent durant 1 seconde et rend le tout pratiquement injouable. Espérons qu'un patch viendra corriger cela. Un mois après la sortie du titre, toujours rien malheureusement...

Toutefois, malgré les soucis techniques, on sent que le studio bulgare a pris soin de son jeu, cela se ressent par l'atmosphère des zones visitées. Ce n'est pas une claque visuelle, mais chaque zone dégage quelque chose de singulier, de soigné. Alors oui, ce n'est pas souvent bien original, ça lorgne souvent du côté de Van Helsing ou Diablo, mais c'est fait proprement, et on n'en demande pas forcément plus.

Une série de défis est disponible dans chaque zone

Mention spéciale au doublage, particulièrement réussi, et qui contribue énormément à l'immersion. La voix du protagoniste (et de son double démoniaque) est superbe, et les personnages secondaires ne sont pas en reste. Notez toutefois qu'il s'agit d'un doublage anglais, avec des textes entièrement traduits pour nous autres francophones.

Victor Vran n'est pas très long, bien qu'il se situe dans le panier moyen des hack'n'slash. Comptez une dizaine d'heures en ligne droite pour venir à bout de l'aventure principale en mode "Normal". Vous pouvez rallonger de pas mal d'heures si vous vous mettez en tête de venir à bout de tous les défis disposés ça et là dans chaque zone. Je m'étais mis en tête de le faire au début de l'aventure, mais vu la complexité de certains, je me suis assez vite résigné !

Un mode mettant le groupe en avant est disponible !

Cette "Overkill Edition" dispose par ailleurs d'un mode permettant de visiter un monde inspiré par le groupe Motörhead, avec la musique du groupe en fond. Plutôt sympa pour les fans, et intéressant à découvrir, pour peu que les ralentissements ne vous fassent pas peur.

Au final, j'ai aimé retrouvé Victor Vran, et j'ai apprécié le mode mettant en avant Motörhead. Le jeu est toujours dynamique malgré les quelques années, l'atmosphère fait toujours mouche et le doublage est toujours aussi réussi. Dommage que ce portage Switch soit entaché par ces ralentissements et ces soucis de lisibilité... Préférez la version PC, PS4 ou Xbox One.

La version Xbox One sera d'ailleurs offerte aux possesseurs du Xbox Live Gold durant le mois d'octobre


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