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Headsnatchers – Non mais ça va pas la tête ?!

Headsnatchers est un party game disponible sur Steam depuis le 24 juillet 2018. Complètement déjanté dans le design de ses personnages comme dans les niveaux proposés, Iguana Bee nous livre ici un jeu qui promet de bons moments de baston et de rigolade. Dès l’écran principal, Headsnatchers pose l’ambiance : personnages multicolores à vous en cramer la rétine complètement euphoriques dans leur manière de s’entretuer et musique joyeusement répétitive mais étrangement entraînante vous accueillent dans le menu.

Headsnatchers screenshot gameguide

Cinq modes de jeux vous sont alors proposés :

  • Tornade : mode standard à partir de deux joueurs où chacun joue pour sa peau. Ça brise des couples et des amitiés, mais vous êtes prévenus.
  • En équipe : mode tornade en 2v2.
  • En ligne : mode en ligne pour se torpiller avec des amis ou des inconnus.
  • Roulette : genre d’émission de TV sous acide où tourner la roue vous permettra de désigner, chacun votre tour, un défi au hasard. Celui qui a trois points gagne !
  • Château zombie : campagne solo. Les développeurs ont pensé à un mode solo qui devrait vous rappeler Takeshi Castle. Les zombies en plus!

L'aperçu de ce jeu reprend les modes tornade, roulette et château zombie. Mais avant de se lancer dans la destruction massive de ces petits êtres sournois, j’ai bien évidemment été directement faire un tour dans l’éditeur de personnage, ma grande passion !

 

Création de personnages : modélise- moi comme une de tes françaises

Ma première bonne surprise dans Headsnatchers a été l’éditeur de personnages ou « la création de têtes » comme ils l’appellent. Les développeurs ont compris que pour certains, comme moi, la personnalisation est la clé, et proposent un panel conséquent pour la customisation de vos avatars. Forme de la tête, cheveux, yeux, sourcils, nez, oreilles, bouche, accessoires… chaque catégorie renferme une quarantaine de possibilités, que vous pouvez encore personnaliser davantage grâce à une palette d’une vingtaine de couleurs.

Très sincèrement, j’ai dû mettre trente bonnes minutes à créer mon premier personnage (qui, au passage ne ressemblait vraiment à rien, mais me faisait beaucoup rigoler). L’éditeur de tête a quelque chose de très enfantin qui m’a beaucoup plu. C’est un peu comme jouer avec de la pâte à modeler ou assembler un monsieur patate : ce n’est pas très esthétique, plein de couleurs mal assorties, mais ça apporte une certaine satisfaction au gamin que vous avez gardé à l’intérieur de vous.

C’est donc armée de tous ces nouveaux personnages qui ne plaisaient qu’à moi que j'ai débuté Headsnatchers.

 

Survivez à l’invasion zombie

J’ai d’abord voulu commencer par le mode en ligne, malheureusement, le jeu très récemment sorti et toujours en Early-Access ne rassemble pas encore assez de joueurs et je me suis retrouvée à chaque fois face à ma grande solitude.

Headsnatchers screenshot gameguide

Je me suis donc lancée dans l’aventure solo : le château zombie. Ce mode de jeu est composé de cinq niveaux à la difficulté croissante décomposés en plusieurs tableaux. Ici, vous vous retrouvez propulsés dans un plaformer 3D parsemé de pièges en tous genres. Contrairement au reste du jeu, l’environnement de la campagne solo est plus sombre et contrasté. Sûrement parce que les zombies n’aiment pas la lumière ?

Le gameplay sur ces niveaux reste assez classique pour un jeu de plateformes. Vous allez devoir sauter sans tomber dans la lave ou le néant qui s’ouvre sous vos pieds, éviter les pièges du château si vous ne voulez pas finir en morceaux, et combattre les ennemis. Dans le cas présent : jouer au baseball avec des zombies pour gagner le droit de leur arracher la tête.

Ce mode de jeu solo devrait vous prendre entre 1h et 1h30 avec plusieurs essais. Une campagne plutôt courte, certes, mais qui a le mérite d’exister et de vous permettre de prendre en main le jeu en solo si vous n’avez personne avec qui tester les modes multi.

 

Comme une envie de décapitation ?

Exit le mode solo, j’invite donc mon coéquiper de tous les jours à me rejoindre pour tester les modes multi. Faute de manettes supplémentaires, nous n’avons malheureusement pas pu tester le 2v2.

Pour ce qui est des autres modes, à savoir « tornade » et « roulette », nous ne nous sommes pas entretués, mis à part dans le jeu, ce qui est plutôt bon signe.

Headsnatchers screenshot gameguide

Ces deux modes de jeu se ressemblent énormément à une exception près : dans l’un vous choisissez le nombre de manches ainsi que les niveaux sur lesquels vous allez vous affronter, dans l’autre, le hasard décide des niveaux et le premier à trois points est déclaré vainqueur.

Pour ce qui est des explications de début de niveau, j'ai trouvé que les développeurs nous en faisaient part de façon tout à fait ludique grâce à la mise en scène de personnages aux visages neutres typiquement japonais "のもの". Ces scénettes pleines d'humour contribuent grandement à l'ambiance générale du jeu, ainsi qu'à sa prise en main.

Beaucoup de niveaux ont à peu près le même but, c'est-à-dire : arracher la tête des adversaires et la balancer dans une zone désignée. Pour ce faire, vous devrez d’abord réaliser un dash sur l’un des autres joueurs pour le mettre à terre, avant de joyeusement vous emparer de sa tête. Pas de panique, le nouvellement décapité aura bien sûr la possibilité de récupérer son précieux visage en poussant à son tour le voleur ! C’est le cas pour les niveaux sportifs comme le baseball, le basketball ou encore le football.

D’autres niveaux, comme le « concert de rock » vous permettent d’entièrement jeter votre adversaire pour gagner. Enfin, certains niveaux, comme la course d’obstacles ou la ville zombie, vous invitent simplement à courir le plus vite ou vous échapper en premier. Bien entendu libre à vous de faire en sorte que les autres joueurs y laissent leurs têtes. Un accident est si vite arrivé. D’autant plus que des armes vous seront fournies dans ces niveaux un peu particuliers.

 

En conclusion

Malgré quelques bugs qui font parfois freezer le jeu, Headsnatchers remplit sa promesse de jeu fun et un peu déjanté. La campagne solo, bien qu’assez courte, permet de prendre le jeu en main relativement rapidement et le panel de niveaux versus à débloquer au fur et à mesure permet de passer de bons moments à deux ou plus (et aussi de hurler à l’injustice quand vous n’arrivez pas à arracher la tête d’un adversaire à terre). J’ai apprécié l’ampleur du menu de personnalisation de personnages et l’ambiance totalement kitsch du jeu. Je regrette cependant de ne pas avoir pu tester les matchs en ligne, faute de joueurs. En somme, un party game fun et coloré, qui demande encore un peu de travail, mais à placer entre toutes les mains !


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