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Kingdom Come: Deliverance – Construisez votre village dans le DLC « From the Ashes »

Le jeu de rôle Kingdom Come: Deliverance (dont vous pouvez retrouver l'aperçu ici si vous ne l'aviez pas lu) s'est doté d'un nouveau DLC fin de la semaine dernière : From the Ashes. La suite révélera des détails sur la progression dans le DLC même si l'histoire en elle-même est très légère. Les joueurs qui préfèrent conserver toute la surprise pourront directement sauter à la conclusion pour se limiter à mes impressions.

 

Un nouveau bailli

J'ai débuté ce DLC sur une sauvegarde automatique créée juste avant la "fin" du jeu, mais il est tout à fait possible de commencer à profiter du DLC en cours de partie, après la quête "Le Baptême du feu" qui consiste à chasser les bandits du Pribyslavice. Au chargement donc, un panneau s'affiche à l'écran qui résume le contexte : le Seigneur Divish désire reconstruire le village. Je laisse donc Hans dans son campement pour quelques semaines supplémentaires et je repars vers le sud. Je retrouve Divish dans son château, il me demande de partir sans plus tarder pour Pribyslavice, car il y a envoyé son attributeur sur place et il s'inquiète de ne pas le voir revenir.

Sans surprise, les lieux sont squattés par de nouveaux brigands qui ont intercepté l'attributeur et le retiennent prisonnier. La solution de ce problème dépend entièrement de chaque joueur et de ses compétences. Avec mes statistiques élevées, je n'ai eu aucun mal à les convaincre de déguerpir sans même sortir mon épée.

Une fois Marius sauvé, je pars faire le tour des lieux avec lui dans une visite optionnelle du village détruit. L'attributeur est très content, les lieux sont utilisables, il rentre avertir le Seigneur Divish tandis que je reste surveiller les lieux. Ils reviennent sur place et le Seigneur Divish m'annonce la nouvelle : il me nomme bailli de Pribyslavice et Marius restera à mes cotés pour m'assister ! Par contre, tout devra se faire sur mes propres groshens et, en compensation, je profiterai des bénéfices du village durant les cinq prochaines années.

 

Un petit passage par Rattay pour annoncer la nouvelle et recruter les premiers habitants et les choses deviennent officielles.

 

Lorsque je reviens, le défrichage a été terminé, il est temps de construire !

 

Des groshens, encore des groshens

Je pensais être tranquille avec mes 15 000 groshens... et ils ont très vite disparu dans le grand coffre municipal, utilisés pour construire les premiers bâtiments et couvrir le fonctionnement du village loin d'être auto-suffisant au début. Attendez-vous à engloutir une grosse somme d'argent pour tout installer, même si à terme le retour sur investissement est assuré.

La gestion de la ville s'effectue par le biais du livre de compte disponible à toute heure dans l'hôtel de ville. Il résume sur la première page les recettes et les dépenses du village, puis liste les bâtiments constructibles et les bénéfices à en tirer. La construction se lance soit directement depuis le livre de compte, soit en parlant à Marius.

Des extensions existent pour certains bâtiments, ce qui augmente les bénéfices générés de l'édifice et ajoute des marchands (sellerie) ainsi que des stations de travail (alchimie) ou des spécialistes (pour la forge).

 

Viande ou pain, il faut choisir

La place est limitée et, même si les PNJs parlent à plusieurs reprises d'une extension future qui n'existe pas encore, il y a des choix à faire :

  • corps de garde ou écurie
  • forge pour un armurier ou un fabriquant d'armes
  • boulangerie ou boucherie

En fonction, il faut négocier l'arrivée des matières premières nécessaires avec les marchands de la région, pour la plupart des personnes que j'ai déjà eu l'opportunité de croiser lors de précédentes quêtes principales ou secondaires. Ma boulangerie nécessite du grain, tout comme mon écurie, je n'ai pas besoin de m'inquiéter pour du bétail n'ayant pas opté pour une boucherie. La construction de la taverne, ainsi que les réparations de l'église requièrent de la pierre...

C'est un mini-écosystème à construire, les possibilités sont limitées, bien sûr nous ne nous trouvons pas dans un réel jeu de gestion. À noter que les choix sont définitifs : une fois la boulangerie construite, impossible d'expatrier tout le monde pour y placer une boucherie.

 

Des villageois râleurs

Peu à peu, grâce aux bâtiments construits, des villageois viennent s'installer automatiquement et, bien vite, les premiers conflits se créent. Une estrade plantée sous un gros arbre sert au bailli à rendre une justice implacable.

Après interaction avec l'objet, les plaignants viennent expliquer leur cas et à moi de régler le différent, avec toutes les conséquences qui s'ensuivent : perte de villageois, coûts et gains supplémentaires... Il est impossible d'enquêter plus avant sur les problèmes et il n'existe aucune option pour différer sa décision, il faut donc faire avec les avis souvent biaisés des plaignants, n'offrant souvent qu'un seul son de cloche.

Des personnages rencontrés lors de certaines quêtes vont pouvoir être invités à venir au village. Vous vous rappelez du palefrenier dans le haras de Neuhof ? Il a ainsi pu rejoindre mon écurie, comme l'un des forgerons de Sasau (ils arrêteront de se chercher des noises comme ça ! ). Une bonne idée pour récompenser ses préférés de l'aventure.

 

Conclusion

Financé principalement grâce à la quantité phénoménale de pièces d'armures et d'armes stockées depuis un moment sur mon cheval, le DLC se termine en lui-même assez rapidement si on possède les finances nécessaires (comptez environ 30 000 groshens de mise initiale). Il m'a fallu cinq heures pour le terminer, principalement à faire des allers et retours entre Rattay et Pribyslavice  pour attendre que les marchands récupèrent des liquidités, puis à ramasser les bénéfices du village, tout en tuant le maximum de brigands possible lors des embuscades (qui paraissent d'ailleurs plus nombreuses). N'ayant plus rien d'autre à faire en jeu, une fois suffisamment de bénéfices dégagés chaque jour, j'ai terminé en faisant avancer le temps artificiellement pour amasser assez de groshens pour terminer les réfections de l'église (ce qui est le plus cher et le moins rentable) et recevoir les félicitations du Seigneur Divish. Malheureusement, pas d'extension encore, le village reste donc "limité" au plan initial.

Cela pourrait laisser croire que je ne suis pas amusée, mais détrompez-vous. Cela n'a en rien entaché ma joie de retrouver un nouvel objectif avec Henry de Skalice, aussi court soit-il. Mais c'est un fait, le DLC doit être encore plus amusant lorsque la reconstruction du village s'intègre dans les tâches quotidiennes, avec moins d'argent et de facilités, et une progression plus lente intégrée à celle du personnage. Dans tous les cas, pour ce prix, ce serait dommage de se priver :


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