The Amusement – Un parc d’attraction vintage en VR
Version testée : Meta Quest 3
Plates-formes disponibles : Steam VR et Meta Quest
Genre : jeu narratif en réalité virtuelle
Prix conseillé : 21,99€
Date de sortie : 16 avril 2026
Studio / Editeur : Curvature Games, ARTE France
Clé fournie par l'éditeur, merci à eux !
D'habitude, en réalité virtuelle, j'ai plus tendance à tester des jeux qui bougent, moins du narratif. Mais The Amusement m'intriguait en raison du "redirected-walking", c'est à dire que, lorsqu'on effectue un pas dans la vraie vie, cela se retranscrit en un pas en jeu. C'est la technologie utilisée, à grande échelle, dans les arènes d'EVA par exemple et qui permettent de limiter tout effet de malaise. Car, oui, le cerveau n'est pas perturbé vu que la réalité est conservée.
L'histoire nous place dans les bottes de Samantha qui a hérité d'un parc d'attraction à la mort de son père durant la Première Guerre Mondiale. L'endroit est totalement abandonné, mais pas dans un style glauque digne d'un film d'horreur, non. Plutôt sur un mode contemplatif et poétique dans une esthétique du début du vingtième siècle inspirée des Luna Park des années 20.



Les paysages sont pleins de nostalgies, emplis de souvenirs pour Samantha, des traces de ses parents, dans ce parc qui était le projet de leur vie, et qui a vu leur amour s'épanouir... ainsi que leurs problèmes se former. Tout ça dans une ambiance complexe post guerre d'une Europe traumatisée, entièrement doublée, et une musique très adaptée.
Le scénario s'écrit à travers des photos, des dessins, des lettres... mais aussi des interventions de la mère de Samantha, qui joint sa fille à plusieurs occasions par téléphone. Et son père qui intervient en voix off, mais je ne vous en révélerai pas davantage sur les développements de l'histoire de cette famille brisée.


Je me demandais surtout comment les développeurs avaient réussi le pari de retranscrire nos pas. Ce n'est pas comme si j'avais plusieurs kilomètres dans mon salon ! Non, il ne faut que 2 mètres sur 2 mètres.
La réponse : à merveille !
Certes, les lieux sont donc souvent étriqués. Le début se passe dans une cabine de bateau.
Mais ce ne sont pas que de petites pièces, même s'il y en a beaucoup. Les développeurs ont su se renouveler, avec des zones très horizontales (faites de plateformes et d'échelles). L'arrivée dans le parc embarque dans un labyrinthe dont les espace sont séparés par des sortes de sas rotatifs. Un bon moyen de rendre la zone bien plus grande qu'elle ne l'est.
Et les astuces s'enchaînent. À savoir que si vous n'avez pas l'espace ou que vous ne pouvez pas vous déplacer facilement, vous avez des options d'accessibilité, permettant de jouer assis et/ou de se téléporter.


Des outils ajoutent de la profondeur au gameplay, dont le premier est un yoyo. Pratique pour débloquer à distance pas mal de puzzles, d'une échelle remontée à une étagère bancale.
Sept chapitres sont disponibles, pour environ quatre à cinq heures de gameplay selon si vous vous trouvez coincés ou pas. Sachez que si ça vous arrive, il existe un guide très pratique ! J'ai dû m'y référer à un moment. J'ai malheureusement eu un bug quand la fin du chapitre 1 ne s'est pas déclenchée...
À part ce petit souci, j'ai adoré ! L'ambiance est parfaite. L'histoire émouvante. La réalité virtuelle vraiment bien exploitée.
Si je devais faire un seul reproche, ce serait le manque d'objets interactifs. Il est facile d'oublier qu'on se trouve dans son salon vu l'immersion. Du coup, j'avais envie de tout ouvrir, lire, fouiller... Ce qui n'est pas possible dans la majorité des cas. Dommage !






