Adaptory – Creuser, échouer, recommencer
Version testée : PC (Steam)
Plates-formes disponibles : PC
Genre : survie / simulation
Prix conseillé :
Date de sortie : 26/01/2026
Studio / Editeur : Stormcloak Games / indie.io
Clé fournie par l'éditeur, merci à eux !
Adaptory est un jeu de survie que j'ai détesté les premières minutes, car il me paraissait n'être qu'un clone mal foutu d'Oxygen Not Included. Mais j'ai peu à peu appris à l'apprécier.
En quelques mots, pour l'histoire, des explorateurs se retrouvent coincés sur une planète suite à un crash et ils n'ont, pour survivre, que la carcasse abîmée de leur vaisseau. Leur objectif premier consiste à activer une balise pour contacter les secours... mais tout ne va pas se passer comme prévu !
Le début est laborieux, il y a trop d'informations expliquées grâce à un tutoriel bien bavard. Ma première équipe a survécu deux ou trois jours, j'ai dû m'y reprendre une seconde fois pour qu'ils atteignent les deux semaines et décèdent à cause de la pression devenue trop élevée. J'ai repris une sauvegarde antérieure pour renverser la vapeur, et là ils en sont à vingt trois jours, pas les plus heureux, mais en vie (enfin, détail, l'un a été ressuscité) ! Je dois l'avouer, j'ai aussi dû "tricher" à un moment car deux sont tombés et, à cause de mon inattention, je n'avais pas vu qu'ils étaient coincés.
Autant vous dire que ce n'est pas évident d'éviter les morts ! Ce qui est triste, car chaque explorateur a sa propre personnalité, je me suis vite attachée à eux à travers leurs journaux, dans lesquels ils racontent leurs mésaventures, leurs espoirs et leurs peurs.



Leur survie repose sur ma capacité à leur faire produire de l'oxygène et de la nourriture pour remplacer les trop rares rations qui traînent par terre. Pour ça, rien de mieux que l'agriculture, enfin des plantes bizarres et des champignons dans des pots de terre. Les arbres traitent le dioxyde et l'eau pompée devient oxygène.
L'eau est donc une ressource indispensable. J'ai eu de la chance sur ma seconde partie, avec une sorte de petit lac juste en dessous, auquel je n'ai pas touché, laissant une marge de plusieurs carrés par précaution. Dans mon essai précédent, elle s'écoulait toujours vers le bas, et je n'arrivais pas à placer une pompe efficace. Clamoune (qui a aussi joué) n'a pas eu de chance, il n'en avait pas, et sa colonie a périclité car il n'en trouvait pas.
L'électricité est tout aussi nécessaire pour alimenter les lampes qui donnent la lumière nécessaire aux arbres, et bien sûr les machines ! Il existe deux moyens d'en produire, les panneaux solaires et une centrale à charbon. J'ai combiné les deux, privilégiant l'énergie renouvelable de sept panneaux combinés à des batteries. Mais gardant l'autre prête pour l'activer en cas d'urgence. De ce que j'ai lu sur la fiche du jeu, il y aurait aussi d'autres méthodes alternatives.


Les survivants apprécient de posséder un lit pour dormir, c'est la base. Il existe aussi d'autres objets de confort pour agrémenter leur environnement. Mais la place vient vite à manquer...
Enfin, en soi, la place est infinie, elle se crée en creusant le monde composé de carrés de terre, de cobalt, de sable... Le seul style qui ne se récolte pas, de ce que j'ai vu pour le moment, c'est le granit. Une fois supprimé, le carré laisse du vide. Le sol peut être recréé grâce à des tuiles, et les étages connectés par des échelles.
Mais creuser génère des éléments (de la poussière, des ressources, des choses cachées...), que les survivants vont vouloir ranger dans les coffres et, si on leur demande trop de choses en même temps, ils stressent et se perdent.
De plus, pour limiter les risques, il ne faut pas créer une ouverture vers le vide spatial (au risque de perdre l'oxygène), ni ouvrir des trous trop larges. Les survivants ne sont pas bien malins, ils peuvent vite tomber, ou se retrouver à faire des détours importants qui les ralentissent.
Chose que j'avais mal calculée au début : la place nécessaire entre le sol et le plafond. Une tuile occupe 1 de hauteur, et il faut au minimum 2 aux survivants. Et certaines machines demandent 3. Du coup, c'est un peu le bordel à des endroits, j'ai gâché pas mal de hauteur à mal planifier.


La recherche est importante, afin de débloquer plus de moyens d'aider nos pauvres explorateurs à survivre. Elle se fait aux dépens d'autres tâches, mais c'est important. C'est là qu'on apprend notamment comment gérer les gaz, le dernier style de ressources à savoir récolter, grâce à des tuyaux, des pompes et des filtres (très similaire aux liquides).


La première heure, j'étais frustrée. Franchement, les survivants sont idiots. Il faut les surveiller, constamment. Ils s'endorment dans l'eau. Ils tombent dans des trous. Ils se coincent en créant les tuiles dans le mauvais ordre. Ils attendent une tâche dans une zone sans oxygène. Ils crèvent de faim à proximité de champignons comestibles. Ils transportent leurs copains morts pendant des jours alors que y'a une cryochambre de libre. Enfin, vous voyez le tableau ! Mais une fois ces mauvaises habitudes détectées, et le micro management du groupe maîtrisé, ça se passe plutôt bien.
Ce qui n'aide pas le débutant, c'est l'organisation anarchique des infos. C'est plutôt clair comment produire à manger. Mais rien ne m'a été expliqué à propos de la pression, il n'y a même pas d'overlay pour visualiser ces valeurs. Rien... Alors que c'est mortel, et que ma colonie entière a failli être décimée à cause de ça, mes machines ne fonctionnaient plus, mes survivants étaient malheureux...
Au-delà de ces problèmes, le jeu devient vite amusant et addictif. Je ne pense même plus à pas mal de ces soucis, et je sais que la base de ma prochaine partie sera mieux organisée. Alors oui, on pourrait dire que ce n'est pas au joueur à s'adapter au jeu, et ce n'est pas faux. Mais je tenais aussi à insister sur un dernier point avant de conclure : Adaptory est le projet d'un développeur solo.
Je ne peux que difficilement conseiller le jeu en l'état, il n'est pas mauvais, mais il demande encore pas mal d'ajustements avant de devenir accessible à un joueur un minimum exigeant.
Néanmoins, il ne lui faudra pas grand chose pour briller. En fait, il faudrait surtout et avant tout que l'IA s'améliore. Comme le jeu ne sort qu'en accès anticipé en cette fin janvier, il a des mois, voire des années pour encore se parfaire. Je compte bien suivre les évolutions avec attention !
Si vous avez envie de tester pour vous faire votre avis, une démo est dispo sur Steam.






