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Summoners War: Lost Centuria – Des cartes et des monstres

En début de semaine, j'ai eu l'occasion d'assister à une présentation donnée par l'équipe de Berlin du studio coréen Com2uS. Cette antenne européenne prend en charge la localisation des jeux, mais aussi la gestion de la communauté et les opérations marketing dans de très nombreuses langues, dont le français ! D'ailleurs, après une introduction en anglais, la majorité de la présentation s'est déroulée en français, même si les questions se sont terminées en anglais !

Si vous aimez jouer sur mobile, la licence Summoners War ne vous sera certainement pas inconnue. Sky Arena est un jeu encore très populaire, même sept années après sa sortie, et est capable d'attirer de nouveaux joueurs grâce au constant ajout de contenu et d'activités. Lost Centuria, dont je vais vous parler aujourd'hui, n'a pas pour vocation de remplacer Sky Arena, mais d'élargir l'audience en permettant de toucher d'autres types de joueurs, même si bien sûr les habitués seront aussi heureux de combiner les deux, et d'ainsi pouvoir retrouver des personnages emblématiques de l'univers.

L'histoire est assez simple : un grand méchant nommé Kadugan cherche à envahir le monde et il appartient aux gentils héros de l'arrêter. Clairement, ce n'est pas ce qui fait la force du titre, mais plutôt son gameplay qui combine plusieurs aspects, testés et approuvés par d'autres titres à succès. Le concept est donc assez simple : chaque joueur forme une équipe composée de huit monstres et de trois sorts. Grâce à des cartes, suivant l'habituel système de création de decks, ces monstres obtiennent des pouvoirs, chacun lié à un coût en mana. La mana se regagne automatiquement au fur et à mesure des tours. À la clé, des dégâts directs, des améliorations, ou encore des dégâts de zone ou des effets négatifs. L'objectif est donc d'utiliser ses cartes dans le bon ordre pour maximiser l'efficacité des monstres et remporter la bataille. Une bonne gestion des contrôles est primordiale car si un monstre est étourdi, gelé ou réduit au silence, ses cartes deviendront inutilisables !

Il faut savoir que les monstres sont tous affiliés à l'un des cinq éléments : vent, feu, eau, lumière et ténèbres. Les trois premiers s'affrontent suivant un système de pierre/feuille/ciseau, tandis que la lumière et les ténèbres sont directement opposées. Bien sûr, l'objectif est d'utiliser les faiblesses de chacun, afin de maximiser les effets (l'eau éteint le feu...). Un système de contre est en place, nécessitant d'appuyer sur ses cartes et ses sorts au bon moment pour réduire, voire totalement annuler les effets d'un sort adverse (l'exemple le plus simple est la levée d'un bouclier pour éviter de prendre des dégâts). Les monstres se positionnent sur deux lignes, quatre sur la ligne de front et quatre sur la ligne arrière. Bien sûr, les costauds vont devant, et les soigneurs maigrelets derrière, même si c'est loin d'être aussi simple dans les faits ! Les huit emplacements sont numérotés, un ordre qui a son importance car des sorts vont avoir comme cible le premier, le dernier, ou les deux plus proches... Cinq formations sont paramétrables pour passer de l'une à l'autre et s'adapter à l'adversaire, avec pour chacune un calcul lié au coût en mana et à la puissance globale estimée.

Tout se gagne, les cartes comme les monstres, avec un principe de rareté assez classique (gris, vert, violet/épique et orange/légendaire). Au fur et à mesure des niveaux, cela augmente les points de vie, les points d'attaque, ou les points de défense. L'amélioration des cartes est possible en possédant plusieurs exemplaires de la même, avec une difficulté exponentielle (il faut de plus en plus de cartes similaires pour les améliorer). Les runes améliorent les monstres, avec un maximum de 3 par monstre. Posséder un set (3 runes du même style, attaque ou défense, apporte un bonus supplémentaire). Pour pouvoir faire tout ça, en plus des matériaux, il faut une monnaie, qui se récupère en faisant toutes les activités du jeu. Dur à dire s'il est nécessaire de passer à la caisse pour en profiter, ou si les activités en jeu suffisent aux joueurs patients (car oui, bien sûr, il y a des microtransactions et une boutique).

Stratégique et compétitif, Summoners War: Lost Centuria s'oriente principalement vers le JcJ, avec des matchs qui durent deux minutes environ (au-delà, les monstres perdent de la vie chaque seconde, ce qui amène très vite à la fin du combat). Afin de corser les choses, il n'est pas possible de voir les sorts choisis par l'adversaire, juste ses monstres, ce qui peut amener à des surprises ! Surtout que les joueurs sont mis en relation en fonction du niveau, et donc les équipes qui s'affrontent sont de puissance relativement similaire. Il faudra savoir choisir ses monstres et ses sorts avec soin pour l'emporter et surtout, comme je le disais plus haut, utiliser les contres et les contrôles au maximum.

Mais les joueurs JcE ne s'ennuieront pas non plus, je pense. Déjà, ils pourront envoyer leurs monstres en missions (qui durent deux heure en moyenne, et qui n'empêchent pas le monstre de rester disponible pour les autres contenus). Ces quêtes, récupérables au bureau des missions, permet de ramener des matériaux très utiles pour faire progresser son équipe, comme des poussières ou des gemmes de mana. Sinon, il y a des scénarios, qui emmènent découvrir l'histoire, avec des récompenses uniques (inutile de répéter ces missions en boucle si ce n'est pour tester une nouvelle formation) et l'habituelle notation par étoile. Pour avoir trois étoiles, il faut gagner le combat, garder en vie au moins la moitié des ses monstres, et surtout l'emporter dans la limite de temps. Les joueurs sociables pourront s'allier à des amis dans les alliances (= guildes) qui rassemblent jusqu'à cinquante joueurs, avec un chat interne. Un système est en place pour également faciliter l'échange de cartes entre les joueurs. Enfin, des quêtes journalières invitent les joueurs à revenir chaque jour, avec douze objectifs courts (huit sont nécessaires pour obtenir les 100 gemmes cadeau).  Enfin, des primes amènent à retourner chasser les boss de chaque zone avec, à la clé, des récompenses journalières.

Visuellement très joli, Summoners War: Lost Centuria n'innove pas par ses systèmes mais propose un ensemble plutôt cohérent qui devrait tenir occupé ses joueurs pendant un bon moment. Ma principale réserve vient du système de contre, qui impose de posséder une bonne connexion internet, et qui risque de pénaliser le jeu entre des joueurs venus de régions du monde très éloignées. Le studio m'a assuré que les systèmes en place sont capables de gérer les rencontres de bonne manière, et qu'il est tout à fait jouable en 3G ou 4G, il faudra voir ensuite sur la durée comment le jeu se comporte. De plus, pour avoir joué souvent à ce type de jeu dans le passé, je m'interroge sur le renouvellement dans l'éternelle course à la puissance. Car, au final, on en revient à la même chose : avoir la meilleure équipe pour monter son niveau de puissance, et grimper les échelons de la ligue. C'est amusant au début, car tout va très vite, et la montée en puissance est rapide et évidente. Mais, souvent, au bout de quelques semaines à toujours faire la même chose et à finir par avoir besoin d'un million d'unités d'une monnaie très rare pour évoluer de deux pauvres points de puissance (en sachant que le palier suivant demandera encore plus), on se lasse très vite. En tout cas, en ce qui me concerne. Maintenant, le jeu vient à peine de sortir, alors c'est sans doute le bon moment de vous lancer, tant qu'il y a encore de la place à se faire au soleil !

Le jeu est disponible sur les habituelles plateformes pour mobile :



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