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Forza Horizon 6 – À fond vers le Japon

Version testée : PC (Windows)
Plates-formes disponibles : PlayStation 5, Xbox Series, Microsoft Windows
Genre : aventure / course automobile
Prix conseillé : 69,99€
Date de sortie : 19 mai
Studio / Editeur : Xbox
Clé fournie par l'éditeur, merci à eux !

En avant-première, j'ai pu jouer au nouveau Forza Horizon depuis lundi dernier, une dizaine de jours donc, pour plus de vingt heures de jeu, qui m'ont permis d'explorer la gigantesque nouvelle carte de l'un des jeux de course automobile les plus populaires d'Xbox.

La recette reprend les bonnes vieilles habitudes : un nouveau festival s'est installé, cette fois au Japon, quittant le Mexique de Forza Horizon 5. Au volant de voitures plus rapides les unes que les autres, il faudra briller dans des épreuves parfois complètement folles pour grimper les échelons, gagner des bracelets et devenir l’une des stars du festival.

Le début est fidèle à la légende, avec une introduction enchaînant les véhicules, sur routes, sur neige, sur piste, se terminant face à une foule en délire avec, au-dessus de moi, des avions et des feux d'artifice.

Deux PNJs se joignent à notre personnage dans sa folle virée : Mei Hasegawa, qui connaît très bien le coin et Jordan Chambers, un Américain venu pour l'occasion. Nos deux amis seront là régulièrement, pour des moments d'histoire, que ce soit pour une promenade touristique ou une confrontation féroce. C'est d'ailleurs Mei qui m'offre ma première voiture, l'occasion de personnaliser ma plaque d'immatriculation, bien sûr !

La création de personnage est la plus inclusive que j'ai vue depuis... jamais, je dirais. Bien entendu, pas de corps homme/femme et, parmi les accessoires, des prothèses de bras et de jambe, ainsi que des prothèses auditives. On pourra enfin choisir son pronom : il, elle ou iel.

Le contenu est... énorme. Pour moi qui aime assez finir tous les points, toutes les cartes, ça en est presque déprimant ! Le pire ? À chaque fois qu'on obtient un bracelet, le jeu en rajoute, ouvrant d'autres épreuves à travers les 10 régions représentées !

Il existe une foultitude de styles d'épreuves. Bien sûr, si je vous dis Japon, vous pensez au drift (et aussi le touge). Mais ce n'est pas tout. En vrac : course tous chemins, course sur route, course de rue, courses de montagne, cross-country...

Celle que je n'attendais pas ? La livraison de nourriture !

À bord d'un camion poussif, mais si amusant et passe-partout, l'objectif de ce petit-boulot varie. Parfois, il ne faut pas descendre en dessous d'une certaine limite de vitesse. D'autre fois, il faut juste arriver le plus vite possible.

Les showcases sont des épreuves à couper le souffle, liées à l'avancée dans la hiérarchie du Festival (les bracelets). Pour le troisième, le bleu, j'ai eu l'occasion de me confronter à... un mécha ! Oui. Les développeurs ont craqué, au revoir le réalisme mais... c'était épique ! Si le niveau se situe déjà là en étant à 3/7, je me demande bien ce qui a été concocté pour obtenir son bracelet doré légendaire !

Acquérir des voitures est ultra simple. Certaines occasions sont en vente, sur le bord de la route, tout bêtement. D'autres s'obtiennent lors des épreuves. Des tirages sont offerts, avec à la clé aussi des crédits, des skins, des emotes...

Neuf voitures sont cachées à travers le monde, les voitures bonus, pour lesquelles le jeu se contente de donner une photo de l'emplacement, à moi ensuite de me repérer dans le paysage et de découvrir où se cache cette merveille. Il y a aussi quatorze trésors de grange, de vieilles voitures qui sont indiquées par une zone sur la carte, il ne reste qu'à s'y rendre et à explorer les petits chemins pour la trouver. Il faudra ensuite attendre un peu pour la récupérer.

Donc oui. Les voitures sont partout. Il faut dire que le jeu en compte 550, des modèles réels adaptés de 80 constructeurs, alors bon... y a du boulot !

Notre garage est personnalisable. J'avoue, je n'ai pas trouvé ça super maniable, même s'il existe une bonne quantité d'objets et d'éléments à placer. Mais on passe si peu de temps dans son garage, on ne le voit que peut-être 2-3 secondes au début de chaque partie, que je n'ai pas trop vu l'intérêt.

Ce garage se situe dans une propriété, plusieurs sont à acquérir à travers le monde. Là, ça peut se révéler pratique car la maison est le lieu de départ de chaque partie, un endroit aussi où se téléporter rapidement.

Au-delà des trésors de grange et des voitures bonus cachées, le monde regorge de secrets avec deux éléments à chasser : les mascottes et les panneaux publicitaires. Il y en a deux cents de chaque, répartis à travers toutes les routes du Japon remodélisé. Des activités sont aussi proposées : zone de vitesse, radar, zone de drift... Pour obtenir les étoiles, il faut aller le plus vite possible, ou accomplir le plus de prouesses sans quitter la zone. Heureusement, aucune limite au nombre de fois où l'on peut retenter.

Je suis aussi tombée sur deux styles d'épreuves extérieures : time-attack et dragster. Les temps sont ensuite enregistrés, avec un classement mondial, et réinitialisés à intervalles réguliers.

Autant dire qu'on ne s'ennuie jamais sur la route. Au pire, il est toujours possible d'utiliser le voyage instantané pour rejoindre un lieu connu. Mais ce serait passer à côté de pas mal de points de prouesses (drift, vitesse, frôlements....). Et plus on roule avec une voiture, plus on obtient de points de maîtrise, de quoi débloquer des avantages non négligeables pour ses petites préférées.

Les voitures sont entièrement personnalisables avec des dizaines, pour ne pas dire des centaines (mais j'ai la flemme de compter) de paramètres : pneus, rapports, alignement, antiroulis, ressorts, amortissement, aérodynamisme, freinage...

L'environnement est magnifique, le Japon a été représenté dans toute sa variété, des rues aux hauts immeubles de Tokyo aux montagnes, en passant par la côte aux petits villages traditionnels avec des maisons de bois. De nombreuses fois, j'ai juste ralenti, pour admirer le paysage.

En plus de l'alternance jour/nuit, un système de saisons est en place, amenant le calendrier à changer toutes les semaines. Ainsi, au lancement, le 21 mai, on sera en été, le 28 en automne, puis l'hiver arrivera le 4 juin, avant que le printemps ne s'installe le 11. Une occasion de reparcourir les routes de chaque région et de découvrir les épreuves sous un jour nouveau (j'avoue ne pas avoir hâte de tenter sous le verglas certaines acrobaties...).

Et pour capturer tout ça, un mode photo avec un joli nombre de possibilités et des filtres pour créer le cliché parfait (bien sûr prêt ensuite à être partagé sur les réseaux sociaux). Pas mal de caméras différentes, de la traditionnelle troisième personne (que j'utilise 99% du temps) à la vue intérieure en première personne et une caméra cinématique (très agréable en mode conduite automatique pour juste profiter de la virée).

La musique n'est pas en reste, quoiqu'elle soit plus internationale que locale. Plusieurs chaînes de radio sont à disposition, avec un sacré rythme dans les oreilles. Des spots "publicitaires" pour les épreuves s'enchaînent entre les morceaux, de quoi ne jamais oublier qu'on participe au Festival Horizon !

Ce que je préfère à Forza Horizon ? L'aspect détente. La difficulté est présente, mais il existe plusieurs paliers, de quoi trouver un défi, sans pour autant être découragé. Surtout, le rembobinage est pour moi LA raison pour laquelle j'adore Forza. Rien de plus frustrant que d'accomplir la course magnifique et de se planter juste à la fin, et de mettre trois minutes de pure performance à la poubelle. Ensuite, oui, le rembobinage ne règle pas tout, car il n'est pas toujours évident de reprendre le rythme ensuite et d'avoir des séries d'exploits qui sont réinitialisées.

Ma seule vraie réserve vient du manque de prise de risque.

Ce sixième opus change de décor, densifie son monde et installe le festival au Japon, avec Tokyo, ses zones urbaines, ses routes inspirées du C1 Loop, ses cols de montagne et ses paysages plus verticaux. Le début de progression repart aussi sur une base plus modeste, puisque l’on doit refaire ses preuves et progresser avec les bracelets. Mais dans le fond, la formule reste très proche de celle de Forza Horizon 5.

Est-ce une mauvaise chose ? Perso, je dirais bien que non. Depuis une dizaine de jours, je relance le jeu tous les soirs pour une heure ou deux, et j’adore : les voitures, les zones, la diversité des épreuves, la prise en main… tout fonctionne.

Points forts Points faibles
Ambiance Horizon toujours aussi efficace Formule très classique (pour un Forza)
Japon superbe et varié Peu de vraies nouveautés
Contenu gigantesque Garage personnalisable
Accessible et très plaisant à prendre en main

Je suis fan de Forza Horizon depuis longtemps, et ce sixième épisode ne va clairement pas me faire changer d’avis.

Il ne révolutionne pas la formule et reste très fidèle à ses habitudes, mais son Japon donne une vraie envie de repartir à l’aventure. Entre les voitures, les paysages, la variété des épreuves et cette accessibilité toujours aussi agréable, Forza Horizon 6 reste une invitation très efficace à rouler, explorer et recommencer encore une course de plus.



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