All Will Fall – La gravité de la survie
Version testée : PC (Steam)
Plates-formes disponibles : PC
Genre : construction de ville
Prix conseillé : 28.99€
Date de sortie : 3 avril 2026
Studio / Editeur : All Parts Connected / tinyBuild
Clé fournie par l'éditeur, merci à eux !
Est-ce que vous êtes prêts à construire une ville au milieu de ruines d'anciens immeubles ? Et ça avec la contrainte de la physique ? C'est ce que propose All Will Fall dans un défi atypique qui mettra vos capacités d'architecte à rude épreuve.


À travers huit scénarios, le jeu nous embarque dans des environnements dangereux où chaque centimètre est à optimiser.
Le jeu se base sur de nombreuses ressources à récolter, les plus importantes étant la nourriture et l'eau, indispensables pour que les survivants ne meurent pas. Si l'un des deux est manquante trop longtemps, c'est le drame. Je l'ai malheureusement expérimenté... Surtout que les serres ne fonctionnent pas quand il pleut, mais qu'il y a aussi moins d'eau potable lorsqu'il ne pleut pas. Dilemme !


D'autres ressources sont à récupérer dans les ruines du monde : du bois, des détritus, du métal, du sable... Certaines se fabriquent : des outils, des marchandises, du carburant... Et, plus tard dans le jeu, arrive l'électricité indispensable pour alimenter les bâtiments évolués.
Les survivants utilisent d'énormes machines pour travailler, des grues ou des dragues, accentuant l'aspect industriel de la communauté qui se construit. Les maisons ne sont pas "belles", elles sont bancales, mais s'arrangent avec de minuscules balcons ou des fenêtres.
La ville est tentaculaire car, comme l'ensemble est géré par la physique, il est impossible de construire de grandes surfaces, au risque que ça s'écroule. On se retrouve avec de petites passerelles, des ponts, des bâtiments glissés dans n'importe quel espace....



Dans le niveau que j'ai joué, le niveau de la mer descend au fur et à mesure, ce qui débloque peu à peu, au gré des marées, l'accès aux étages inférieurs des immeubles, avec à chaque fois de l'espace et des ressources. L'objectif final est de bâtir un gigantesque navire afin de s'échapper vers de nouveaux horizons.
Dans d'autres scénarios, c'est l'inverse, l'eau monte, obligeant à construire vers les hauteurs. Un autre scénario limite la construction à un seul immeuble unique, ce qui pose forcement des soucis structurels évidents !



En tout, je le disais en intro, ce sont huit scénarios qui sont proposés, complétés par un nombre infini dans la mesure où la communauté peut en créer... il y a de quoi faire. Il m'a fallu 16 heures rien que pour finir le premier scénario, Un nouveau départ. Bon, j'ai fait de grosses bêtises au début, donc je n'ai pas été efficace.
J'ai été aussi trop gentille avec les marginaux : des survivants à la recherche d'un foyer qui ne travaillent pas. Ils consommaient une quantité phénoménale d'eau et de nourriture, ce qui m'a énormément ralentie. Il faut être raisonnable dans les accueils, les marginaux se motivent au bout d'un moment à travailler (rejoignant l'un des trois camps : ouvriers, ingénieurs, marins), mais en avoir trop est inutile.


J'avoue que j'ai aussi été distraite par les possibilités de personnalisation. Les éléments se colorent avec une pipette, avec des textures dans divers styles (béton, métal, briques...) et pleins de couleurs.
Peu de soucis rencontrés, même si j'ai joué avant la sortie. Si je devais faire un reproche principal, ce serait le manque d'informations, j'aurais bien aimé avoir une encyclopédie en jeu qui me référence ce que les bâtiments font, la chaîne de production et même, pourquoi pas, des images montrant comment utiliser les éléments au mieux. J'ai compris pas mal de trucs par l'expérimentation, mais j'aurai bien voulu en savoir davantage, histoire de ne pas faire autant d'erreurs.
Le rythme est aussi un peu lent. Enfin, ça peut être compensé avec la vitesse du jeu (x1, x2 et x8). Mais, au début, pas évident d'accélérer quand les problèmes arrivent en cascade.
La BO et la musique sont assez passables. J'ai joué très rapidement en les ôtant, car les PNJs ont tendance à répéter un peu en boucle certaines phrases. C'est lassant.
Les graphismes sont sympa, pour qui aime l'ambiance postapocalyptique. C'est cassé, sale, et ça le reste ! Même si ça devient un peu plus coloré au fur et à mesure.






