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Ball x Pit – Cassons des briques !

Version testée : MacOS
Plates-formes disponibles : Switch, Playstation, Xbox, PC, Windows, Mac
Genre : Rogueike
Prix conseillé : 14,99€
Date de sortie : 15 octobre 2025
Studio / Editeur : Devolver Digital
Clé fournie par l'éditeur, merci à eux !

J’ai découvert Ball x Pit il y a quelque temps, en direct, si ma mémoire est bonne sur le stream de Zerator. Le concept m’avait immédiatement intrigué, et l’ambiance semblait top.
Faut dire que les roguelikes, c’est devenu mon genre de prédilection ces dernières années — j’en mange à tous les repas, ou presque. Du coup, dès que l’opportunité s’est présentée de mettre la main sur le jeu, je n’ai pas hésité une seule seconde.
La vraie question, c’est : est-ce qu’on tient là un bon roguelike, ou juste un jeu sympatoche qui repose sur son concept ? On va vérifier ça tout de suite !

Pour commencer, l’histoire est simple mais efficace : la ville de Babylone a été entièrement détruite, laissant place à un gigantesque cratère béant. Votre mission ? Reconstruire une « Nouvelle Babylone » digne de ce nom.
Pour y parvenir, pas de magie : il faut descendre dans ce trou vertigineux via un ascenseur précaire et en remonter un maximum de ressources. C’est là, au bord du vide, que l’aventure commence vraiment.

Le jeu est d’une simplicité enfantine à prendre en main. Vous incarnez un personnage doté de capacités uniques, accompagné d’une boule de départ. Le choix est vaste : il y a un nombre conséquent de persos, ce qui permet de changer radicalement de style de jeu à chaque partie. (Mon préféré ? Celui qui choisit les améliorations à ma place, un vrai gain de temps !).

Le principe ? Votre boule est lancée périodiquement — généralement le temps qu’elle fasse un aller-retour sur tout l’écran pour revenir à vous. En parallèle, vous envoyez des petites billes en continu. Ensuite, c’est du pur casse-briques : des vagues d’ennemis arrivent ligne par ligne, et votre but est de les éliminer avant qu’ils ne vous submergent. Simple, efficace, et diablement addictif.

Vaincre des ennemis rapporte de l’expérience, ce qui vous fait monter en niveau. Et à chaque niveau, c’est le moment crucial : il faut choisir une amélioration. Soit une nouvelle boule pour varier les trajectoires, soit des bonus passifs pour booster vos stats. On est sur du roguelike classique, efficace et bien rodé.

Mais ce n’est pas tout : par moments, les ennemis lâchent aussi des objets spéciaux au sol. Ces derniers peuvent avoir plusieurs effets :

  • La fission : qui aléatoirement améliorera de 1 à 5 objets équipés.
  • La fusion : qui fusionnera deux boules ensemble.
  • L'évolution : qui prendra deux boules pour en créer une nouvelle.

Chaque niveau est rythmé par deux mini-boss intermédiaires et se conclut par un boss final. Pas de panique pour s’orienter : une barre verticale sur la droite de l’écran vous indique exactement où vous en êtes dans la progression.

Une partie complète file à toute vitesse, durant généralement entre 10 et 15 minutes, selon votre propre rythme. D’ailleurs, si vous trouvez que le jeu traîne en longueur, sachez qu’il existe trois modes de vitesse différents. Pour ma part, je joue exclusivement en vitesse max : c’est plus nerveux, plus intense, et franchement, c’est comme ça que le jeu prend tout son sel.

Attention, cependant : ne laissez surtout pas les ennemis s’approcher trop près. S’ils atteignent la dernière ligne, c’est l’attaque directe sur votre perso, et ça fait mal. La pression monte vite, d’autant que des flèches et des lasers peuvent surgir de n’importe où sur l’écran, vous obligeant à rester vigilant sur tous les fronts.

Heureusement, tout n’est pas noir : des fioles de soin peuvent tomber aléatoirement lorsqu’un ennemi meurt, ou être générées grâce à certains passifs. C’est souvent ces petites gouttes de vie inespérées qui vous permettent de tenir encore quelques secondes et de sauver une run qui semblait perdue.

L’objectif final est clair : reconstruire Babylone pierre par pierre. Pour y arriver, il faut ramasser un maximum de ressources pendant vos runs : de l’or, de la pierre, du bois et du blé. C’est la base.

Mais le jeu ne s’arrête pas là. Entre deux parties, vous pouvez investir ces ressources pour construire des bâtiments dans la ville. Certains servent à générer des ressources, mais d’autres améliorent vos compétences directement en jeu. Mon préféré ? Celui qui permet d’envoyer deux personnages simultanément. Imaginez le chaos : vous cumulez leurs capacités, doublez les dégâts et les effets… C’est là que le jeu devient vraiment stratégique et qu’on se sent tout-puissant.

Pour construire tous ces bâtiments (et croyez-moi, il y en a une sacrée liste à débloquer), il faut envoyer vos personnages débloqués directement sur le chantier, un peu comme dans un casse-briques géant. Attention : chaque perso ne peut être envoyé qu’une seule fois par session. Une fois parti, il est indisponible jusqu’à votre prochaine run. Il faut donc qu’il tape un certain nombre de fois contre la structure pour la finaliser.

C’est un ajout malin qui apporte une vraie couche de gestion de base, et franchement, c’est tant mieux. Parce que soyons honnêtes : sans ça, le jeu serait très, voire trop répétitif. On se retrouverait à enchaîner les runs uniquement pour farmer des ressources et s’améliorer lentement. Si vous aimez le farming pur et dur, c’est parfait. Mais si ce n’est pas votre truc, passé une dizaine d’heures, la lassitude guette vite.

Heureusement pour moi, ce cycle de farming ne me dérange pas. J’ai donc de la chance, car ça me permet de profiter du jeu bien plus longtemps sans voir le temps passer.

Screenshot

Côté technique, rien à signaler : Ball x Pit tourne comme une horloge, aucun bug à l’horizon. Graphiquement, le parti pris du pixel art est réussi : c’est propre, lisible et ça colle parfaitement à l’ambiance rétro du jeu.

En revanche, niveau musique, j’ai vite craqué et lancé ma propre playlist. Ce n’est pas que les pistes soient mauvaises en soi, mais elles sont beaucoup trop répétitives. À force d’entendre les mêmes "boucles en boucle" pendant des dizaines de runs, ça devient vite lassant. Un peu plus de variété aurait fait un bien fou à l’expérience.

Pour le reste, c’est tout bon. J’ai joué exclusivement au clavier/souris : pour ce type de jeu de précision où chaque lancer compte, c’est selon moi bien plus fiable et réactif qu’une manette.

Points forts Points faibles
La gestion de ville Très/trop répétitif
Les personnages La musique

Je ne peux que vous conseiller de tester le jeu, c’est clair. Et si en plus vous êtes fan de roguelike, foncez les yeux fermés : c’est fait pour vous.

Cela dit, soyons francs : si vous n’êtes pas un gros adepte du farming et de la répétition, vous risquez de toucher un mur vers la dizaine d’heures de jeu. La saturation arrive vite quand on enchaîne les runs pour les ressources. Mais la bonne nouvelle, c’est que le jeu se prête parfaitement aux pauses. Revenez-y plus tard, l’envie sera là, et vous reprendrez le rythme sans problème.

Pour ma part, je suis déjà à une vingtaine d’heures de jeu, et je compte bien continuer encore longtemps sans me lasser. La boucle tient la route, et j’en veux encore !



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