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MIO : Memories in Orbit – Un superbe metroidvania !

Version testée : PS5
Plates-formes disponibles : PC, Xbox Series, PS5 et Nintendo Switch 2
Genre : Metroidvania / Plateformes
Prix conseillé : 19,99€
Date de sortie : 20/01/2026
Studio / Editeur : Douze Dixièmes / Focus Entertainment
Clé fournie par l'éditeur, merci à eux !

Aussi étonnant que ça puisse paraître, pour moi qui ne suis pas grand fan des Metroidvania, j'ai jeté mon dévolu sur MIO : Memories in Orbit, un titre qui rentre pile dans cette catégorie, mais qui m'a charmé (une fois n'est pas coutume) par ses visuels extrêmement travaillés. Plutôt que ronchonner bêtement en pestant contre ce type de jeu, j'ai mis mes à priori de côté et j'ai décidé de foncer. Je n'en ai pas encore vu le bout à l'heure où j'écris ces lignes, mais je peux vous dire que son univers est fascinant, pour peu que vous soyez prêt à mettre de côté ses quelques rudesses et son aspect labyrinthique, inhérent au genre.


Tout commence par un réveil, dans un endroit assez spécial, une arche spatiale en déroute, qui semble abandonné et remplie de robots. Comme souvent avec les jeux du genre, l'histoire se devine plus qu'elle ne se raconte, en fouillant dans les salles et en recueillant les mémoires de robots pour glaner quelques logs. Bien que mettant en avant des robots, la construction du vaisseau est elle pensée de manière très organique. On a le hub central qui donne accès à plusieurs zones qu'on devra réparer jusqu'à rallumer le tout, donnant l'illusion de rendre progressivement la vie à une créature mécanique géante. Pas de cinématiques ici, tout juste a-t-on droit à quelques petites séquences pour poser l'ambiance et pousser à l'exploration de nouvelles zones.

Comme dit en introduction, c'est clairement la direction artistique qui m'a rendu curieux vis-à-vis de cette œuvre. Et difficile de bouder son plaisir ici, le studio ayant abattu un travail monstrueux pour sublimer son univers. Quelques lignes tracées comme dans une bande dessinée, des couleurs dignes des plus belles aquarelles et un joli effet de profondeur pour donner un aspect 3D à ces environnements qu'on parcourt sur deux dimensions. Chaque biome visité renouvelle l'intérêt et bénéficie d'une palette de couleurs distinctes, le design et le placement des robots (morts comme vivants) donnent vie à chaque scène et racontent quelque chose, permettant en parallèle de créer une carte de tête pour se souvenir des zones un peu clé et retrouver son chemin plus facilement.

Côté gameplay, même si j'aurais aimé me tromper, on est clairement face à un metroidvania, avec un brin d'exigence, qui plus est. Les sauts demandent du timing au pixel près, les dashes une fois maîtrisées transforment les déplacements en un ballet sympathique. On sera également amené à améliorer notre protagoniste en débloquant de nouveaux éléments… comme le double saut ou les attaques plus puissantes, qui permettront d'accéder à des endroits inaccessibles quelques heures auparavant. La carte est dense et regorge de secrets planqués derrière des murs fragiles ou des séquences acrobatiques qui ne demandent que votre réussite pour vous récompenser plus ou moins justement. Si je devais comparer à d'autres ténors du genre, je dirais que MIO tend plus vers un Ori qu'un Hollow Knight en terme de difficulté pure.

Les combats sont par ailleurs moins fréquents que dans les titres cités au-dessus, même s'ils s'avèrent souvent intenses, demandant à lire et comprendre les patterns de nos ennemis pour mieux les éliminer. L'approche que je préfère, à savoir foncer dans le tas, est ainsi à éviter, sous peine de passer de vie à trépas en quelques secondes. Les phases de plateformes sont le cœur du jeu et demanderont pas mal de dextérité et de précision pour en venir à bout. Désireuse de ne pas créer trop de frustration, l'équipe de développement met toutefois à disposition quelques aides pour rendre l'aventure accessible "au plus grand nombre".

Points forts Points faibles
Un chouette level-design... … qui demande parfois une précision chirurgicale pour venir à bout de certains passages
Une exploration gratifiante Inhérent au genre, le côté labyrinthique de la carte peut en décourager certains
Une direction artistique fabuleuse Des combats parfois retors

Verrai-je le bout de MIO ? Sans doute, dès que je trouve le temps d'y retourner. Ce qui est sûr, c'est qu'il a su me scotcher grâce à sa direction artistique splendide. Oui, il peut parfois s'avérer ardu, mais il récompense plus justement que d'autres metroidvania que j'abandonne rapidement, souvent la faute à des combats trop ardus ou à des univers moins intéressants.



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