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Asha in Monster World – Asha alors !

S'il est une saga culte du jeu d'aventure des années 80-90 qui s'est retrouvée oubliée par le temps sous le flot du succès des Zelda Fantasy Quest, c'est bien Monster World (aussi connue sous le nom de Wonderboy). Personnellement, je ne suis familier de la saga qu'avec Wonderboy 3 : The Dragon's Trap sur Master System que j'avais surkiffé à l'époque.

C'est donc avec une bonne surprise que j'accueille les récents remakes de la saga. Les aventures d'Asha, l'héroïne du 4ème opus, initialement parues sur Megadrive m'étant étrangères, c'est avec curiosité que je lance, sur ma PS4, ce remake développé par Inin.
À partir de là, la nostalgie m'a emporté un petit peu : retrouver le bruit marquant et entraînant des pièces qui jaillissent des ennemis, et puis pas grand chose d'autre, puisqu'en dehors de son aspect aventure/action/plateformes, le reste est différent de The Dragon's Trap, du protagoniste à l'histoire, en passant par le système de jeu. Dans cet opus, Asha, une jeune fille décide de devenir une guerrière et part donc dans une tour afin de prouver son courage et ses capacités comme le veut la tradition. Très rapidement, elle va se retrouver à devoir sauver le monde d'une menace mystique et monstrueuse, aidée de son épée et de son nouveau compagnon qu'elle croisera très tôt sur sa route : Pepelogoo.
Ce dernier est une créature amicale portant le nom de son espèce, mais s'en distinguant par sa couleur bleue au lieu de l'habituel doré. Pepe sera bien utile pour progresser activement ou passivement en interagissant avec les environnements et avec Asha. Par contre, il ne servira à rien en combats. Un peu dommage en termes de profondeur de gameplay, mais ces derniers étant relativement élémentaires, on ne se sent pas le besoin... d'en avoir besoin !

Le jeu arbore un visuel très coloré comme cela a déjà été le cas avec les précédents remakes de la série et, dans son ensemble, est techniquement satisfaisant. On a affaire à un jeu basique et classique de plateforme action 2D dans la lignée de ce qui se produisait à l'époque des 8 et 16 bits. Asha répond au doigt et à l’œil et seules certaines rares situations problématiques, mais pas non plus dramatiques, méritent d'être soulignées.
À commencer par les hitboxes. Individuellement, les hitboxes des ennemis sont complètement satisfaisantes ; cependant, lorsqu'on attaque 2 ou plusieurs ennemis côte à côte ou entassés, le jeu n'enregistre qu'un seul monstre touché - généralement le plus en retrait des deux alors que l'attaque touche clairement les deux. Ce phénomène est très handicapant de par le fait que cela signifie généralement que l'ennemi dont la hitbox n'a pas été affectée vous causera irrémédiablement des dommages alors qu'il aurait dû subir le coup.
Autre souci de hitboxes, très très rare car localisé sur les plateformes mouvantes à chenilles du dernier "temple" : les bords de ces plateformes peuvent être problématiques et un saut qui aurait dû se terminer sur cette plateforme verra votre personnage la traverser. Si, en soi, ce n'est pas grave, le fait que la majorité de ces plateformes se trouve au-dessus de pics rotatifs qui vous retireront irrémédiablement de la vie et vous renverront sur la dernière surface dure, l'est.
On peut également noter le manque de réactivité, voire certains cafouillages de Pepe par rapport à la version originale, mais en règle générale, rien de dramatique non plus de ce côté là.
En dehors de cela, le gameplay est très agréable, bien que le jeu soit très facile et très court (le jeu se boucle en moins de 6h dans la difficulté la plus haute, mais ce sont 6h agréables en dehors des énigmes du sphinx), venant à se questionner sur le rapport qualité/temps/prix du jeu probablement trop élevé pour quiconque n'est pas un fan absolu de la saga du haut de sa trentaine d'euros et des poussières...

Cependant, pour ceux qui craqueront sur une version physique (distribuée par Inin), il sera possible également d'utiliser le code inclus pour avoir accès à la version d'origine de 1994 (voir encadré), boostant un peu la durée de vie de l'ensemble. Ceux qui ne jurent que par les versions numériques (distribuées par Studioartdink) n'auront pas ce plaisir.

Et vous, vous êtes dans quel camp ?

Les plus gros changements

Remake oblige, il existe, outre la mise à niveau technique et artistique (réorchestration de la bande son, changement des sprites pour de la modélisation 3D, etc.), des différences entre la version originale de 1994 sur Megadrive et cette nouvelle version, à commencer par le level design.

La disposition des lieux est un poil différent sur ce remake, mais exploite la profondeur à certains endroits de la ville principale ainsi que pour les franchissements de "portes".

Les sauvegardes se font toujours manuellement, mais dans ce remake, on peut les effectuer quand bon nous semble au lieu de devoir aller trouver le vieux sage. À noter qu'on a désormais droit à 12 emplacements de sauvegarde au lieu de 2.

L'utilisation des objets de progression (bombes, clés, etc) se fait en temps réel via une pression d'une touche, au lieu de devoir le valider sur les menus comme antan. Ça rend les phases de jeu bien plus fluides.


 

 

 


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