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Welcome to Elk – Anti-dépresseurs non fournis

N'ayant pas pu partir en vacances, j'ai décidé d'accepter une invitation ludique sur l'île d'Elk. Et comme je n'ai jamais mis les pieds au Danemark, je me disais que le voyage allait être bien chouette. Mais c'est sans me douter que la bizarrerie issue tout droit du studio Triple Topping allait me frapper de plein fouet, car Welcome to Elk n'est pas un jeu comme les autres...

Et pour cause : Welcome to Elk n'est pas un jeu à proprement parler. On pourrait plus le qualifier d'histoire interactive saupoudrée de petites et courtes activités ludiques que d'un jeu vidéo pur et dur. On y incarne une jeune femme du nom de Frigg fraîchement arrivée sur l'île pour travailler dans un atelier de menuiserie et apprendre le métier. Elle va bien vite se retrouver dans le quotidien des habitants, principalement émaillé de tragédies basées exclusivement sur des faits réels.

Autrement dit, Welcome to Elk n'est pas un titre qui respire la joie de vivre. Car malgré son aspect visuel plutôt innocent avec ses personnages animés comme s'ils étaient des marionnettes de papier articulées, se cachent des thèmes assez lourds auxquels le "joueur" sera impliqué de force comme l'alcoolisme, la mort, le meurtre, le viol, les maltraitances, la prostitution, et quelques autres. Ce n'est clairement pas un titre à mettre entre toutes les mains et encore moins fait pour les enfants. En plus de toutes ces tragédies imbriquées dans une aventure de 2-3 heures, le jeu offre des passages qui brisent le 4ème mur, genre un audio de réunion des développeurs qui parlent du jeu en guise de cut scène derrière une porte. Mais c'est loin d'être le seul clin d'œil à la réalité, rendant le tout un véritable WTF dans le bon sens du terme.

Le melting pot d'histoires vraies est assumé, plutôt bien articulé et bien que tous ces faits réels ne finissent pas forcément avec un mort, ils réussissent quand même à véhiculer un message poignant via les dialogues ou les quelques activités aux concepts divers et variés, mais jamais trop complexes pour ne pas freiner la narration.

En dehors de ces mini-jeux tous différents les uns des autres, le gameplay de base n'a rien de sorcier. Le joystick gauche sert pour se déplacer et le bouton A (testé sur Xbox One) sert à interagir avec objets en couleurs et personnages. Difficile de faire plus simple...

Je ne vais pas vous cacher que l'appréciation d'un titre du calibre de Welcome to Elk sera très personnelle. Certains apprécieront, d'autres détesteront pendant que d'autres gens seront émus, s'ennuieront ou tomberont dans la déprime. Personnellement, j'ai bien bien aimé, même si je trouve que le jeu guide beaucoup trop et que le hors piste par rapport à l'histoire est extrêmement limité. Ça renforce la narration, certes, mais limite lourdement l'implication du joueur.

Donc, si les histoires où vous êtes essentiellement spectateur et que les rares actions peuvent être très lourdes moralement et émotionnellement ne vous font pas peur, Welcome to Elk pourrait bien vous plaire. Pour les autres, passez votre chemin, Welcome to Elk n'est pas fait pour vous.

 

 

 


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