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Microsoft Flight Simulator – sky is the limit ?

Près de 14 ans après le précédent opus, Microsoft Flight Simulator 2020 était très attendu par la communauté des pilotes, réels comme virtuels.
La sortie de Flight Simulator permet également à ses développeurs bordelais du Studio Asobo, déjà connus pour A Plague Tale, de véritablement entrer dans la légende. Et pour cause, on leur doit un Flight Simulator au photo-réalisme inégalé dès la première installation, là où les autres simulateurs (P3D, X-Plane) nécessitent énormément d'investissement.
Cerise sur le gâteau, Flight Simulator a été conçu pour être apprécié par tous types d'utilisateurs, du grand public au pilote licencié.

 

Un simulateur pour tous

Grâce au système d'IA intégré et à ses nombreux paramètres, aucune expérience n'est requise pour commencer à profiter de Flight Simulator. Un mode d'apprentissage est également disponible, vous permettant de vous former au pilotage d'un Cessna 152 comme on peut le faire en aéroclub.

Les pilotes chevronnés pourront s'affranchir des aides de l'IA et voler leur avion préféré en s’entraînant aux procédures et autres check-lists.
Si le jeu peut techniquement être utilisé au clavier et à la souris, un joystick semble tout de même être le minimum pour en profiter. Pour un réalisme optimal, un ensemble HOTAS, des palonniers et un TrackIR (parfaitement supporté nativement) vous propulseront véritablement à l'intérieur de l'avion.

 

 

Les avions

Selon la version que vous choisirez (Standard, Deluxe, Premium), 20 à 30 avions seront disponibles, du (français) Robin DR 400 au Boeing 787 Dreamliner, en passant par l'incontournable Cessna 172 ou le surprenant JMB Aircraft VL-3, un ultraléger de conception tchèque.

D'une manière générale, les appareils de base sont très bien modélisés esthétiquement, à l'extérieur comme à l'intérieur. Une attention particulière a été portée à la complétude des cockpits, fidèles à la réalité et 100% fonctionnels.

On regrette cependant que le fonctionnement des instruments manque parfois de finesse et, surtout, que le modèle de vol des avions, c'est à dire leur comportement aérodynamique, est très lissé et peine à retranscrire le comportement réel des aéronefs en fonction de l'aérologie.

Le trafic aérien présent dans Flight Simulator est émulé depuis des données de vols réels et prend vie dans le jeu grâce à une IA assez convaincante.

 

 

Les scènes

La limite est simple : il n'y en a pas. Grâce aux technologies Bing Maps et Azure de Microsoft, l'ensemble de la planète est simulé.
Les pilotes de simulateurs le savent : afin de parvenir à un résultat satisfaisant en matière de réalisme des paysages, énormément de temps doit être consacré à l'importation de reliefs et d'images satellites (appelés Orthos). Dans Flight Simulator, ce réalisme est disponible dès la première utilisation. Bluffant.

De loin, l'illusion est totale, le résultat est contemplatif et saisissant. De près, on se rend compte que les bâtiments ne ressemblent pas à la réalité, même s'ils sont situés à leur position exacte. Attention cependant, les données utilisées ont presque une dizaine d'année pour les plus anciennes. Ne vous étonnez donc pas si votre maison dans un quartier récent est introuvable. Néanmoins la représentation générale des paysages est très agréable à l'oeil. De base, toujours selon la version achetée, de 30 à 40 aéroports à "haut niveau de détails" sont disponibles. Cela signifie que la majorité des aéroports a été auto-générée. Si ce n'est pas parfait, les caractéristiques de chaque aéroport sont respectées et le rendu est néanmoins satisfaisant.
Cependant, il a été noté l'absence de quelques aéroports dont les données satellites n'étaient pas disponibles dans Bing Maps (Stuttgart par exemple).
Enfin, des repères visuels importants lors du vol à vue (centrales électriques, antennes, châteaux d'eau ...) sont majoritairement mal représentés ou simplement absents. La faute à la non-disponibilité de données permettant de les inventorier (et donc de les modéliser en 3D).

Une attention particulière a été portée à la modélisation des nuages, de l'eau et des effets météo en général. Le coût en ressources est lourd lorsque le jeu tourne en "ultra", cependant le résultat est incroyable.

S'il y a bien sûr de la place pour l'amélioration, il se pourrait tout de même bien que Flight Simulator soit le plus beau jeu du moment.

 

 

Et la suite ?

Vous l'aurez compris, Flight Simulator 2020 met déjà la barre très, très haut par rapport à ses concurrents que sont P3D et X-Plane. Cependant, historiquement la simulation de vol offre une place importante à sa communauté pour le développement de contenus additionnels : avions, aéroports détaillés, scènes-photos réalistes.

C'est ici que rentrent en jeu les éditeurs tiers. A l'occasion de la convention virtuelle Nextsim, organisée par Aérosoft autour des jeux de simulation (voir notre autre article), nous avons pu échanger avec Mathijs Kok, entre autres responsable des projets simulateurs chez Aérosoft.

La communauté des développeurs est déjà très active sur le développement de contenu additionnel pour Flight Simulator. Ici aussi, Microsoft innove en offrant aux développeurs un marketplace intégré au jeu, sans empêcher l'achat en dehors. Les grands noms que sont Aérosoft, Orbx, Clink, Gaya Simulations, Sierrasim, Drzewiecki Design ...sont sur le pied de guerre et proposent un nombre grandissant de scènes additionnelles, dont le but est de coller le plus possible à la réalité, au delà de la génération automatique effectuée dans Flight Simulator.
Un marché et une communauté dynamique, quand on sait qu'une scène ou un avion peuvent nécessiter jusqu'à un an de travail et 500.000 euros de budget !
Le public quant à lui est habitué à l'achat de ce type de contenus avec des produits proposés à quelques dizaines d'euros, achats qui étaient indispensables pour les simulateurs concurrents.

Ainsi, grâce à une offre de contenus additionnels et à un mode multijoueur ouvrant de nouveaux horizons (vol entre amis, simulation en ligne sur des réseaux comme IVAO ou VATSIM, défis entre streamers...), nul doute que Flight Simulator est bien parti pour bénéficier d'une durée de vie aussi importante que ses ancêtres.


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