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Wizards: Wand of Epicosity – L’humour ne fait pas tout

À l'occasion de la sortie sur l'Epic Games Store, j'ai eu l'opportunité de tester Wizards: Wand of Epicosity, un titre que vous trouverez également sur Steam où il semble être en accès anticipé depuis plusieurs années (je vois des évaluations qui datent de mai 2018). Dans ce jeu à l'ambiance déjantée, que je placerais entre le Tower Defense et le Clicker, nous incarnons Tobuscus.

Ce jeune homme insouciant part en promenade avec son ami et visite le château d'un grand magicien. Par le plus grand hasard des manipulations maladroites, alors que Tobuscus ne voulait que jeter un œil au joli livre de sorts, il déclenche un éclair et le magicien est tué ! Ce dernier ne tarde pas à revenir sous la forme d'un fantôme (l'occasion de présenter le tutoriel) mais le mal est fait, Tobuscus ne pourra plus arrêter le terrible Mage des ténèbres sous cette forme éthérée. Il lui appartient donc d'arrêter les vagues de zombies et autres squelettes qui déferlent sur le château, afin de survivre jusqu'à la confrontation finale !

 

Même si le scénario ne brille pas par son originalité, il est sauvé par des dialogues croustillants et des échanges très drôles entre le fantôme du magicien et Tobuscus. Toutes ces cinématiques sont très bien réalisées, profitant d'un doublage, d'une musique et d'une animation très convaincants qui en font de petits intermèdes agréables à l'intérieur du jeu. Dans le jeu en lui-même, des interventions décalées sont ajoutées, sans oublier également les descriptions ou l'encyclopédie, qui toujours sont en décalage.

Du côté du gameplay, chaque niveau place dans un château, généralement au centre de la scène, avec la possibilité de glisser dans les quatre directions pour mieux voir les vagues arriver. La caméra est à angle fixe, ce qui ne facilite pas toujours la bonne visualisation, surtout quand les monstres s'amusent à faire le tour et à attaquer par derrière. Globalement, la lecture de la scène n'est pas toujours évidente, et j'ai eu plusieurs fois le cas où je n'avais tout simplement pas vu certains méchants avant qu'ils ne soient à frapper sur mes murailles.

Ces méchants, parlons-en rapidement, sont de plusieurs types. Il y a les petits, les gros, ceux qui restent à distance ou ceux qui chargent, et les vraiment lourds... Dans cette dernière catégorie, je pense notamment au Mage du vent qui supprime ou mélange des sorts dans la barre de raccourcis. Même si l'idée est bonne, c'est à la longue vraiment agaçant de se retrouver à lancer n'importe quoi. Il y a aussi certains squelettes qui demandent de leur mettre un coup de baguette avant de pouvoir les tuer sinon ils sont invulnérables (mais ça ne fonctionne pas en spammant, ce qui oblige à attaquer à la baguette, puis à lancer le sort, et cela bien tranquillement ou il reste invulnérable).

L'attaque principale est la baguette, qui ne coûte pas de mana. Des sorts viennent enrichir l'arsenal, avec plusieurs écoles (feu, foudre et glace) en mono-cible ou en zone. Tout cela a un coût en mana qu'il ne faut pas négliger car elle peut descendre vite, d'autant plus si on n'y fait pas attention. La solution naturelle pour la remonter consiste à récolter des gouttelettes en tuant des ennemis (attendre en ne faisant rien n'est pas une solution viable et les potions sont rares). Il faut donc impérativement tuer suffisamment d'ennemis pour que la balance reste positive.

Des bonus sont cachés un peu partout sur le niveau, offrant des objets, des potions, de la mana...

La performance sur chaque niveau est calculée sous la forme d'étoiles, de 1 à 3, en fonction du nombre d'ennemis tués. Plus on ose aller loin dans les vagues, plus la récompense en terme d'or et de points d'expérience sera grande. Mais c'est aussi s'exposer au sbire du Mage des ténèbres, qui est invulnérable. Il est visible sur la capture d'écran ci-dessous, à droite, sous les caractères étranges.

Dès que la première étoile est obtenue, il est possible de téléporter le château et d'évacuer vers le niveau suivant. Il faut bien sûr le faire avant que le château ne tombe à court de vie, ou sinon le niveau est perdu. Il peut alors être recommencé de zéro sans frais, il faudra sinon débourser des gemmes (une monnaie premium qui se trouve aussi en jeu en quantité modérée dont je ne vois pas l'intérêt au-delà de cet aspect) pour continuer son niveau à partir du moment où les choses ont mal tourné.

Le personnage progresse à travers les sorts qui se débloquent automatiquement au fur et à mesure des niveaux gagnés (sur un principe basique d'expérience) mais aussi avec des achats effectués grâce à l'or récolté en tuant les ennemis (la grosse majorité des objets s'acquière bien avec l'or, et non les gemmes). Un peu comme un jeu de rôle, le personnage a une fiche, avec la possibilité d'équiper jusqu'à 4 sorts, mais aussi des objets qui ajoutent divers bonus (réduction du coût en mana, augmentation de la vie, augmentation des dégâts...) et des consommables. Vous remarquerez au passage sur la capture d'écran de droite ce que je disais par rapport à l'humour omniprésent.

L'histoire emmène à travers 20 niveaux et 2 cartes jusqu'à... oui, bon, je ne pense pas trop vous dévoiler la fin en parlant du Mage des ténèbres !

Mignon sans être vraiment exceptionnel, Wizards: Wand of Epicosity souffre d'une lisibilité un peu douteuse, rendant l'identification et la sélection des cibles peu aisées. Certains niveaux sont lents, d'autres totalement abusés, et certains monstres sont vraiment agaçants. J'ai également eu un bug plutôt perturbant alors que je bloquais sur le niveau 20, j'ai voulu prendre une capture d'écran de la première carte... et je me suis retrouvée incapable de retourner sur la seconde ! Le jeu n'en reste pas moins un bon défouloir, surtout sauvé par son histoire et son personnage principal haut en couleur, qui vous occupera de trois à cinq heures grand maximum, suivant si vous visez les 3 étoiles ou non. Peut-être un peu cher du coup pour ce que c'est, mais à vous de juger !

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