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Hunting Simulator 2 – Un chasseur sachant chasser sans son chien

Maintenant que vous venez d'essayer de lire le titre très vite une dizaine de fois, passons aux choses sérieuses ! Hunting Simulator 2 est, comme son nom l'indique, un simulateur de chasse sorti le 25 juin sur PlayStation 4 et Xbox One, et qui est arrivé la semaine dernière, le 16 juillet, sur PC. C'est dans cette dernière version que j'ai eu l'opportunité de le tester.

La création du personnage est réduite à son plus strict minimum, ne donnant l'opportunité que de choisir entre un homme ou une femme. Il n'y a pas de personnalisation plus poussée de la morphologie ou du visage mais, en même temps, cela n'est pas trop un souci, le personnage n'apparaissant jamais de face durant l'aventure.

 

Se préparer...

Le hub du jeu est un pavillon de chasse, une maison moderne où quelques éléments sont interactifs, dans l'objectif d'offrir des menus plus immersifs et beaucoup d'opportunités de dépenser l'argent collecté en chassant.

Pour ceux qui viendraient à se lasser du dos de leur personnage, il y a un ordinateur avec une boutique où se trouvent des chapeaux, des hauts, des gants, des bas, des chaussures et des sacs à dos, tous sous licence de marques réelles. Ces tenues sont plus ou moins jolies, et surtout plus ou moins adaptées en fonction de la météo (pluie, chaleur, froid...) et de l'environnement. Franchement, vous pensez que c'est une bonne idée de partir chasser avec une casquette orange en pleine forêt ? Les sacs sont les seuls qui apportent un bonus plus évident au gameplay, permettant d'emmener plus d'armes et d'objets (appeau, jumelles, indicateur de vent, neutralisant d'odeurs, appât odorant).

Dans la même boutique se trouvent les armes, disponibles en différents calibres avec des fusils, des fusils de chasse, des armes de guerre, des arcs et des arbalètes. Il est important de choisir son arme avec soin car, bien sûr, on n'emmène pas le même fusil pour chasser l'écureuil ou le bison ! La lunette s’achète indépendamment et se choisit en fonction du grossissement et du motif de la réticule.

Enfin, c'est aussi l'endroit où acquérir les permis de chasse pour les 33 espèces, petit et grand gibier, oiseaux d'eau et prédateurs. J'avoue que je suis moyennement fan de ce système qui oblige à devoir acheter un permis avant de partir en chasse, propre à chaque animal et à chaque région. Si la bonne espèce ne se présente pas, la partie de chasse est vite gâchée. Je comprends la volonté de vouloir limiter la progression du joueur, en l'obligeant à chasser dans une zone, avant d'avoir les moyens d'acheter les permis pour la suivante, mais je trouve ça malheureusement un peu artificiel.

Toutefois le pavillon n'est pas qu'une boutique ! Le lit sert à choisir le moment de la journée auquel partir chasser : matin, après-midi ou soir. La bibliothèque affiche un wiki, avec toutes les règles résumées. Même la musique peut être changée depuis un gramophone (uniquement pour le pavillon) !

Deux portes donnent respectivement accès aux réserves de chasse et au stand de tir. Ce dernier est l'occasion de tester ses armes, avec des cartouches infinies, et plusieurs champs de tir avec des cibles à différentes distances.

Partie de chasse

L'arme, le moment de la journée, les objets emportés et l'équipement porté se configurent donc dans le pavillon, la sortie ne permettant que de choisir la destination parmi les six réserves proposées. Les prévisions météo et les permis possédés sont résumés, car si le temps n'est pas adapté, les bons animaux pourraient ne jamais se montrer. Au clic, j'arrive dans la cabine, d'où il est possible de changer encore mon équipement, de me réapprovisionner en munitions, de prélever les animaux tués et d’accéder au voyage rapide.

La réserve est une immense zone de nature, aux graphismes réalistes, avec ses arbres, ses fourrés et ses dénivelés. Le soleil évolue lentement, j'ai trouvé que cela s'assombrissait légèrement au fur et à mesure, sans pour autant que cela diffère trop du choix initial (et je ne me suis encore jamais retrouvée en pleine nuit). Le vent est simulé dans les feuilles, même si je ne trouve pas cela très évident à lire (ce qu'il faudrait pourtant pouvoir mieux faire, dans la mesure où le vent porte les odeurs).   Avec les détails poussés au maximum, le rendu est plutôt joli, même s'il y a une certaine rigidité globale, comme les fourrés qui ne s'écartent pas de manière réaliste quand le personnage passe au travers. Le bruit d'ailleurs n'est pas respecté à ce moment, alors qu'il change en fonction des sols (cela devrait alerter toute la faune environnante quand je me glisse entre les branches fournies d'un gros arbuste !). À part ce détail, l'environnement sonore est agréable, le bruit ambiant de la nature est souvent troublé par les animaux qui communiquent entre eux, le son étant alors immédiatement marqué dans le monde, avec l'icône de l'espèce. Heureusement, contrairement à l'abri, le jeu propose 3 caméras différentes : une à la première personne et deux à la troisième (plus ou moins rapprochée). J'ai rapidement abandonné la vue à la première personne car la stabilisation est mal assurée et cela donne le mal de mer...

Plusieurs lieux notables sont à découvrir : les tentes donnent accès au voyage rapide (vers une autre tente ou la cabine), la zone de levée est un endroit où les dindes et les faisans pourront être débusqués par le chien, les stands (arbres ou tours) sont des lieux d'observation en hauteur, contrairement à l’affût qui se trouve au sol, au niveau d'une zone d'eau pour les oiseaux. Tout s'ajoute à la carte, avec un graphisme très proche d'une véritable carte papier, complété par des points libres, dont le marqueur est à choisir parmi les icônes des animaux (la seule chose à faire quand on débusque une espèce dont on ne possède pas le permis).

Pour chasser, il est donc possible de planquer dans un de ces lieux, d'utiliser appât odorant ou de marcher en espérant tomber sur des traces. C'est là que le chien est indispensable, car il furette un peu partout et alerte dès qu'il trouve quelque chose d'intéressant. Si l'indice se révèle prometteur, il est en mesure de suivre la piste. Les animaux progressent suivant trois jauges de compétence : repérer le gros gibier et attirer son attention (chien courant), repérer les petits gibiers en "pointant" en direction (chien d'arrêt), et rapporter des proies de petite taille (chien rapporteur). Plus un chien part chasser, meilleur il deviendra ! Les ordres sont donnés par une roue, très facile à utiliser à la souris (et adaptée à la manette).

Les animaux sauvages sont dotés de trois sens principaux : odorat, vue et ouïe. Son icône passe alors du blanc au jaune (l'animal est alerté), puis au rouge (l'animal prend la fuite). Bien sûr, faire un tir parfait est quasi impossible sur un animal qui galope, d'où l'importance de faire attention au sens du vent, de ne pas courir voire de marcher accroupi, de trouver un bon angle de tir, puis de tirer en gardant une bonne distance. C'est là aussi que peuvent être utilisés l'indicateur de vent ou le neutralisant d'odeur. J'ai installé une lunette sur mon fusil, ce qui m'offre une bonne portée et m'évite ces désagréments. La respiration du personnage se bloque et il ne reste plus qu'à appuyer sur la détente en visant un organe vital si possible. Il est important de se rappeler où l'animal se trouvait pour retrouver le corps et le "ranger" (il est téléporté dans la cabine). Si l'animal n'est que blessé, il faut traquer son sang pour le retrouver.

La partie de chasse doit impérativement se terminer à la cabine, d'où il est possible de décider du destin des animaux abattus : les vendre pour se faire de l'argent ou les transformer en trophée  (pour l'exposer dans le pavillon). Il est important de suivre ce processus car des amendes peuvent être appliquées en tuant des animaux dont on ne possède pas le permis, en tirant trop de fois sur un animal, en tuant un animal femelle d'espèces protégées, en utilisant un calibre inadapté ou en abandonnant un animal.

 

Conclusion

Je ne chasse pas dans la vie réelle car j'aime trop les animaux pour ça. J'avoue cependant que je trouve ça amusant en virtuel, ayant passé de très longues heures à chasser dans des jeux dont ce n'est pas l'objectif principal, comme Red Dead Redemption 2 (et Red Dead Online) ou encore Kingdom Come Deliverance. Se promener dans un environnement naturel parfaitement recréé, entourée des bruits de la nature, à chercher des traces de ces trésors sur pattes cachés dans les branchages, jusqu'à finalement trouver l'animal tant recherché et faire le tir parfait... Comme je ne tue que des pixels, cela me va ! C'était la première fois que je me frottais à un jeu dédié à cette activité, Hunting Simulator 2 réussit à recréer cette émotion, mais il possède quelques défauts qui entachent l'expérience. Il pourrait être plus beau graphiquement. Les déplacements sont lents et me font amèrement regretter l'absence d'un cheval (ou d'un quad) pour pouvoir couvrir plus de terrain. Enfin, les animaux manquent parfois de réalisme. Je me suis approchée à 50 mètres d'un grizzly et d'un cougar, aucun n'a semblé me considérer comme une proie. Dans RDR2, je serais déjà en train de courir (ou de compter mes boyaux). Il n'y a pas non plus de dégâts de chute (bon, en même temps, c'est parfois pratique). J'avoue que je ne vois pas non plus trop l'objectif, si ce n'est de pouvoir acheter plus de permis pour tuer plus d'animaux, qui sont de toute façon déjà là... Cela ne fait pas de Hunting Simulator 2 un mauvais jeu, mais je le trouve un peu limité en tant que tel, d'autant plus qu'il est vendu 59,99€ sur consoles (et 10€ de plus pour la version Bear qui contient le permis, deux armes et des tenues) :

 


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