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Sakura Wars – Le retour de la brigade des fleurs

Débutée en 1996 sur Saturn et un peu stoppée en 2005 avec son 5ème épisode, « So Long, My love », la saga nous revient en 2020 avec un nouvel épisode faisant office de « soft » reboot : Shin Sakura Taisen de son nom japonais, ou plutôt Sakura Wars dans nos contrées ! Et non il n’est pas obligatoire d'avoir joué les anciens épisodes pour comprendre celui-ci. Cependant, si vous les avez faits, vous allez probablement reconnaître beaucoup de choses « cachées » un peu partout et tilter dessus !

Sakura Wars se déroule en l’an 29 de l’ère Taisho (1940) à Tokyo dans un monde alternatif où la technologie a évolué différemment de la nôtre, utilisant principalement la vapeur et, surtout, devant composer avec la présence de démons. Le 1940 du jeu n’a donc rien à voir avec celui de notre monde réel.

Le jeu fusionne deux genres principaux : jeu de drague et jeu d’action un peu à la manière des Dynasty Warrior.

Son gameplay action ne se faisant qu’à bord des mécha est très simple, voire peut-être trop : rien de compliqué avec deux boutons principaux pour attaques faibles et un pour l’attaque forte, esquive, super attaque, saut… et pas grand-chose de plus malheureusement ! C’est assez répétitif mais, si vous aimez bourriner des vagues d’ennemis à bord de votre mécha à vapeur sans vous prendre la tête, le jeu est là pour ça et il fait très bien son travail.

L’autre partie du gameplay est son côté « social ». La plupart du temps vous serez à pied dans le quartier de Ginja et surtout dans le grand théâtre impérial de Tokyo, base secrète de la brigade des fleurs mais aussi… Théâtre. Dans la majorité des dialogues vous aurez souvent le choix entre 3 réponses. Vous aurez alors un cours laps de temps pour faire votre choix ou pas. Votre choix et les personnages en présence influeront sur votre réputation qui pourra alors descendre ou monter. Bien sûr, une réponse pourra en satisfaire certains et d’autres pas, mais garder de bonnes relations avec tout le monde est rarement une mauvaise idée.

D’autres choix sont plus originaux et vous demanderont d'opter non pas pour une réponse mais pour l’intensité avec laquelle vous allez répondre.  Le jeu se déroule dans une ambiance "comédie romantique légère" et n’hésite pas à utiliser les clichés que l’on retrouve dans ce type d’anime à outrance. Si vous êtes allergique à ce style, passez votre chemin, sinon le jeu reste amusant, drôle et souvent « stupide » avec quelques moments de bravoure ou de perversité dignes de Nicky Larson (Ryo Saeba si vous êtes à table)… mais ça c’est vous qui faites vos choix !

Techniquement, le jeu n’est pas un canon de beauté absolu, mais se place tout de même dans le haut du panier avec ce type de graphisme, mention spéciale à certains parquets magnifiques… Néanmoins, le jeu dispose aussi de beaucoup de scènes doublées et d’autres non. Si, dans la plupart des jeux ça ne pose aucun problème, ici il sera assez fréquent de passer d’une scène doublée à une autre non doublée. Pas très grave, mais assez perturbant pour être noté.
Du côté direction artistique par contre le jeu fait assez fort. Tout d’abord au design général du jeu, nous retrouvons Tite Kubo qui avait disparu des radars depuis la fin de Bleach. Ramené sur cet épisode par Sega pour son savoir-faire sur les vêtements traditionnels japonais, il est ici surtout impliqué dans le dessin des personnages de la brigade de Tokyo. Kubo est accompagné de plusieurs autres artistes, par exemple pour les Kobu (Mecha) c’est Mika Akitaka (Gundam Zeta, Gundam ZZ, Stardust Memories et j’en passe) qui s’en est occupé. 

Tokyo n’étant pas la seule ville à avoir sa Brigade, d’autre artistes ont alors été invités pour créer les dessins et donner une patte différente à chaque nation. Ainsi nous avons la présence de Yukiko Horiguchi connue pour Lucky Star et K-On, BUNBUN connu surtout pour Sword Art Online, Ken Sugimori connu pour être le créateur principal des apparences des Pokémon depuis la première version, Fumikane Shimada qui est au dessin sur Strike Witches et Girls und Panzer, Noizi Ito artiste sur Shakugan no Shana ainsi qu' Harushi Suzumiya et enfin Shigenori Soejima connu pour ses travaux sur Persona et Catherine.

Pour les musiques, il faut noter le retour de l’artiste original, Kohei Tanaka, et le bougre a toujours autant de talent. Vous risquez d’avoir le thème principal de la série dans la tête pour un long moment.

Pour conclure, Sakura Wars est un jeu qui se déguste comme un anime de saison, même si, clairement, il ne plaira pas à tout le monde. Les personnages bien que clichés sont tous assez attachants, le scénario reste sympa et il ne révolutionnera sûrement pas votre vie, mais possède quand même quelques moments épiques, drôles et tristes. Si l’animation japonaise vous rebute et/ou si vous voulez un jeu complexe de mécha, passez votre chemin.  Si vous adorez l’animation japonaise et voulez vivre une aventure mignonne sans trop de prise de tête, allez-y…  Et si vous êtes ultra Fan de Koi-Koi et avez personne pour y jouer, c’est tout bon aussi :

https://games.sega.com/sakurawars/lang/fr/



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