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Green Hell – Une plongée dans l’enfer vert

Les jeux de survie, c'est la mode en ce moment et chaque éditeur cherche à fédérer les joueurs, comme ce fut le cas avec les FPS dans les années 90, puis les MMO, puis les MOBA, et dernièrement les Battle Royale.

Certains éditeurs essaient d'innover et de proposer un petit "plus" à leur jeu pour se démarquer et, du côté de Green Hell, c'est sur l'aspect psychologique que le studio Creepy Jar a mis l'accent, avec une question : "Jusqu'où peut s'égarer la psyché humaine ?". Isolé dans la jungle amazonienne, devant lutter avec le peu de choses à notre disposition pour survivre, notre personnage va évoluer au sein d'un jeu qui  a clairement des ambitions élevées, alors qu'il s'agit du tout premier du studio polonais Creepy Jar (des anciens de Techland, studio à l'origine de Dying Light) : réalisme, météo dynamique, faune et flore abondantes, modification de l'écosystème selon nos actions. De belles promesses... reste à voir maintenant si le jeu va toutes les tenir.

 

Premiers pas

Avant de plonger dans la jungle amazonienne, on a la possibilité de choisir le niveau de difficulté. Le mode Histoire est tout d'abord la première étape à faire (avant le mode Survie et le mode Défis), permettant de se familiariser avec le jeu.

Dans le mode Histoire, quatre niveaux de difficultés sont proposés, le plus facile désactivant la gestion de la santé mentale ainsi que l'hostilité des tribus et les prédateurs. De mon côté, je préfère choisir "Bienvenue dans la jungle", un mode intermédiaire où la gestion de la santé mentale est présente (c'est après tout l'originalité du jeu). Il est également possible de personnaliser complètement les paramètres pour créer une partie à notre goût.

 

Premier constat à la création de la partie : un temps de chargement loooooooong, trèèèèèès long ! Au bas mot 1 minute trente, alors que le jeu est installé sur un SSD. Espérons que ça soit le seul et que ce temps soit causé par le chargement complet de la carte.

J'arrive donc dans la jungle, visiblement accompagné par une jeune fille qui reste en arrière. Pas de cinématique d'introduction, on en apprendra certainement plus sur le background au fil de la progression.

Un talkie-walkie nous permet de rester en contact, ce qui visiblement aura un impact très important, notamment sur la santé mentale du joueur au long de l'aventure. On apprend notamment que les deux protagonistes sont là pour une raison bien particulière, mais sans plus de précisions pour le moment.

Première étape, trouver un camp, qui a visiblement été installé par d'autres personnes (mais on ne sait pas par qui). Une fois acquis, c'est du feu qu'il va falloir faire. Un petit carnet nous explique ce qu'il faut récolter et notamment du bois. A la manière d'un My Time at Portia, on sélectionne sa construction, on la place et seulement ensuite on y place les composants pour pouvoir la fabriquer.

Il me faut donc trouver du bois. Je récupère pour cela la machette sur le camp et commence à taper les arbres autour du camp. Lorsqu'un arbre tombe, il devient un long bâton. Je peux le taper avec la machette pour le transformer en bâton, et encore taper une fois pour récolter des petits bâtons. Tout ceci n'est pas indiqué, mais cela reste plutôt logique.

J'ai maintenant tout ce qu'il faut pour lancer mon feu.... ah bah non, il faudrait un briquet. Et malheureusement, on n'en a même pas. Visiblement, la personne qui a préparé notre paquetage a oublié ce petit détail. Même pas une simple boîte d'allumettes. Qu'à cela ne tienne, on va faire ça à l'ancienne avec deux bâtons et un peu de matériau sec, comme un nid d'oiseau. Le jeu est un peu avare d'explications, ce n'est pas très clair, mais tant bien que mal, j'arrive à allumer le feu !

Au détour du feu de camp, on en apprend un (petit) peu plus sur l'histoire, visiblement liée à une tribu amazonienne, les Yubahuaca (totalement fictive), le héros ayant écrit un livre à leur sujet, ce qui a mis en lumière cette tribu auprès des médias.

Troisième jour dans la jungle, et la compagne du héros, Mia, est déjà partie rencontrer la tribu en question. Mais c'est l'anniversaire de Jake, et un petit cadeau l'attend : une montre. Et pas une simple montre, car elle nous donne aussi des indications sur nos carences éventuelles.

Qui dit survie dit également blessures, et elles peuvent arriver vite. Après une chute notamment, comme Jake a pu l'expérimenter. Un examen corporel permet de voir rapidement les blessures. Quelques égratignures au bras, mais vu l'environnement, cela peut vite devenir dangereux. Il faut les soigner rapidement et pour cela, rien de mieux que la molineria, une plante qui pousse justement pas loin ! Ca tombe bien !

On passe ensuite directement au 32e jour dans la jungle, réveillé par Mia qui visiblement a des ennuis, alors qu'elle était depuis de nombreux jours au contact de la tribu.

 

Après quelques heures de jeu

Une fois ce petit tutoriel passé, l'aventure commence à prendre vraiment tout son sens et on commence le vrai périple avec Jake, entre survivre et retrouver Mia.

Contrairement donc à un jeu de survie "classique" en monde ouvert, où l'objectif principal est de... survivre, dans Green Hell, la principale préoccupation du héros est de retrouver sa femme. Il est donc important de progresser dans l'histoire, même si cette progression est très fortement gênée par les besoins de Jake. Santé physique et mentale, faim, soif, fatigue... Creepy Jar a poussé la complication au maximum avec de nombreux besoins qu'il faudra surveiller. La tâche est ardue, d'autant plus qu'il faudra prendre garde à la valeur nutritive des aliments et ne pas laisser Jake subir des carences trop importantes (glucides, lipides, protéines, etc). Un peu à la manière d'un Sims, mais sans le second degré !

La santé mentale de Jake est également à surveiller. La survie dans un monde aussi hostile peut être très éprouvante pour les nerfs et, s'il devient trop stressé, cela peut avoir des effets fâcheux sur sa condition, la fatigue se ressentant d'autant plus, voire être la proie carrément d'hallucinations.

Tour en essayant au mieux de survivre, Jake devra également partir à la recherche de sa femme, en s'aidant de sa boussole, de sa carte et des quelques échanges par radio avec elle, où elle donnera quelques indications sur la piste à suivre. Cela sera sans compter avec les autochtones de l'île qui, sans trop vous dévoiler l'histoire, ont une fâcheuse tendance à aimer la viande... toutes sortes de viandes !

 

Pour conclure

Autant être clair, Green Hell est assez difficile et mettra vos nerfs à rude épreuve, surtout si vous choisissez une expérience de jeu réaliste. Il faudra être vigilant à tout ce qui se passe et, surtout, veiller à la bonne santé de Jake. Mais pour ceux qui aiment les challenges relevés, Green Hell se montre à la hauteur. On est plongé dans un monde hostile, où le stress de Jake nous est vite transmis, si tant est que l'on s'immerge dans l'aventure. L'aspect psychologique mis en avant est un ajout bienvenu, mais clairement sous-exploité. Il aurait été intéressant d'appuyer encore plus le trait pour avoir une expérience de jeu encore plus riche en sentiments.

Malgré cela, les qualités de Green Hell sont indéniables et plairont à coup sûr aux amateurs de jeu de survie.


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