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Ratropolis – Le jeu qui rat-isse large !

Ratropolis est le premier jeu de Cassel Games, un studio indépendant fondé par des étudiants de l'école "Sogang" en Corée du Sud. Il s'agit de leur tout premier jeu et il a le mérite de proposer un mélange des genres inédit : rogue-lite, tower defense, deck building et construction/gestion de ville, rien que ça !

Disponible depuis le 1er novembre 2019 en accès anticipé sur Steam, il est traduit en français ainsi que 7 autres langues 🙂

 

Une véritable rat-atouille

Comme évoqué en introduction, Ratropolis présente un mélange des genres inédit et, selon moi, audacieux. Le genre de base est le tower defense : vous devez à tout prix protéger la mairie (cœur de votre ville) des envahisseurs sous peine de défaite. Le moindre coup sur ce précieux bâtiment et la partie se termine instantanément.

Pour ce faire, vous disposez d'un deck de cartes coûtant chacune un montant en or. Ces cartes vous permettent à la fois de construire des bâtiments (cartes à usages uniques) mais aussi de convertir vos ratoyens en fidèles soldats (cartes à usages multiples). Vous devrez ainsi ériger des murailles de part et d'autre de votre ville qui s'étend à l'horizontale, le jeu offrant une vue de type side scrolling (comme les jeux de plateformes 2D).

Par ailleurs, chaque partie est différente, ce qui permet au jeu d'obtenir l'étiquette rogue-lite (genre très à la mode depuis un an environ).

 

Leader au ra(t)port !

Le jeu propose de choisir un leader, celui-ci dispose d'un passif et d'une compétence active avec un cooldown (temps de recharge) relativement long. Chaque leader est unique et change complétement la façon de jouer.

Par exemple le leader Général permet d'obtenir passivement des ratoyens pour chaque carte militaire que l'on possède dans son deck, ce qui permet d'éviter de se focaliser sur la construction d'habitations qui est, en temps normal, la manière classique d'en obtenir. Par ailleurs sa compétence active permet d'améliorer temporairement les cartes militaires en main, très pratique pour déployer des unités boostées au niveau des murailles.
A contrario, le leader Constructeur a la capacité passive de pouvoir améliorer tout bâtiment ou muraille en réutilisant une carte identique sur ces derniers, de quoi économiser de la place dans la ville et obtenir de solides défenses. Sa compétence active défausse X cartes de sa main et permet d'obtenir temporairement X cartes de bâtiments en échange, une excellente synergie avec le passif donc.

5 leaders sont actuellement disponibles et un 6ème est prévu. J'ai pu tous les tester et chacun a ses forces et ses faiblesses (+ une complexité différente).

Une fois le leader sélectionné on choisit un environnement parmi 3 (forêt, côte, désert), une difficulté (Facile/Normal/Difficile) et on active ou non le mode cauchemar réservé aux joueurs aguerris (pas encore mon cas !) 😉

La partie démarre enfin, le deck de base est fixe mais il va s'enrichir tout au long de cette dernière. En effet après chaque vague on obtient un coffre offrant diverses récompenses dont la possibilité d'obtenir de nouvelles cartes. De plus des marchands viendront de temps en temps dans votre ville pour vous proposer différentes cartes.

A chaque pioche il est possible de jouer tout ou une partie des cartes en main et on dispose de la capacité de repiocher, défaussant ainsi votre main.
Une nouvelle pioche ne peut se faire que lorsque le timer associé est expiré, ce qui évite de "spammer" en boucle afin d'obtenir les cartes souhaitées... Il est toutefois possible de repiocher avant que cela ne soit permis et ce en échange de pièces d'or ; le coût pouvant être relativement important, il ne faut bien entendu pas abuser de cette possibilité !
Une fois la défausse pleine et la pioche vide, les cartes reviennent dans celle-ci, sauf celles à usage unique (construction de bâtiments notamment).

Les premières minutes sont relativement calmes, on place ses unités militaires, on construit des bâtiments tout en ordonnant à ses ratoyens de travailler et bien entendu on repousse les vagues initiales... Le tout en essayant d'obtenir un maximum de pièces d'or, soit au travers de la taxe qui crédite notre compte en banque de manière régulière, soit via des cartes dédiées au gain ou encore tout simplement grâce aux coffres de fin de vague.

 

Des ennemis ra(t)vageurs...

Mais rapidement tout s’accélère et il devient nécessaire d'agrandir sa ville, on déploie ainsi de nouvelles murailles offrant de nouvelles défenses mais aussi de nouveaux emplacements pour ses bâtiments. A noter que les unités déployées sur une muraille sont affectées à cette dernière, elles ne peuvent se déplacer automatiquement dans la ville. Il est donc nécessaire de manuellement leur donner l'ordre de se mouvoir si l'on souhaite protéger un autre endroit et cette "petite" subtilité rend le jeu bien plus difficile/stratégique qu'il n'y parait.

De nombreux événements viendront rythmer la partie, ces derniers sont souvent positifs et vous fourniront de nombreux bonus, mais il peut arriver que ce soit l'inverse et, dans ces cas- là, vous avez intérêt à être préparé !
Des conseillers peuvent être acquis de diverses manières, ils apportent des modifications, parfois importantes, de votre gameplay et des possibilités.

Certaines vagues sont plus complexes à gérer que d'autres et c'est le cas de la 20ème qui va clairement tout faire pour vous mettre à mal. Même sans aller si loin, certains ennemis n'hésiteront pas à passer par dessus vos murailles ce qui aura comme conséquence de vous provoquer un bon coup de stress !

La fin de partie arrive parfois (souvent...) sans l'avoir vue venir 😀

 

Des parties ra(t)pides mais intenses !

Je n'ai, de mon côté, pas encore dépassé la 28ème vague (sur 30). Les parties étant toutes très différentes, on peut tout aussi bien se faire rouler dessus en quelques minutes comme tenir bon et s'approcher de la victoire. Il faut compter en moyenne 1 minute par vague, ce qui donne des parties d'une durée maximale de 30 minutes dans le meilleur des cas (sauf en mode cauchemar où il est possible d'aller au delà des 30 vagues).

Une fois la partie terminée vous obtenez un score + débloquez d'éventuelles nouvelles cartes disponibles pour tous les leaders (de quoi mélanger les gameplays). Pour les plus perfectionnistes/compétitifs il est possible de consulter les stats complètes de sa partie + de tenter de se positionner dans le classement hebdomadaire propre à chaque leader.

A noter la présence de raccourcis claviers forts utiles vous permettant de vous déplacer instantanément aux extrémités de votre ville, de recentrer la caméra sur le centre (là où marchands et événements apparaissent) ou bien encore de piocher/utiliser sa compétence active de leader.

 

Un jeu ra(t)fraichissant !

Si tout n'est pas parfait (traductions, équilibrage...), accès anticipé oblige, ce premier jet est très très bon et offre dès à présent un jeu qui sort de l'ordinaire, avec ce mélange des genres qui fonctionne bien, très bien même.

C'est typiquement le genre de jeu pour lequel on lance une partie histoire de s'occuper et puis on se dit "Bon allez, encore une petite..." pour au final les enchainer sans s'en rendre compte ^^

La direction artistique est sympathique, les dessins (des cartes notamment) sont de très bonne qualité et les mécaniques du jeu parfaitement huilées. Un jeu qui mérite d'être davantage (re)connu d'autant plus qu'il est activement suivi. Un premier coup de cœur en ce début d'année !

Bon, j'y retourne, vous devez en avoir ra(t)s le bol de mes jeux de mots de toute façon, non ? 😉


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