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Rescue HQ – The Tycoon – À tester d’urgence

Jouant à beaucoup de jeux de gestion, j'ai été fortement intriguée par Rescue HQ - The Tycoon depuis son lancement le 28 mai sur Steam, d'autant plus que ce jeu présente 240 évaluations plutôt positives sur la plateforme. Mais ce n'est que récemment que j'ai eu l'opportunité de pouvoir me lancer dans une carrière de gérant de centre d'urgence.

Il n'y a qu'un seul mode de jeu depuis le menu principal, ce qui ne permet pas de se tromper. Je débute en tant que cadet dans le premier scénario recommandé servant à acquérir les bases à travers un tutoriel. Le scénario est simple : le maire a besoin d'aide pour maintenir sa ville en ordre et il compte sur moi pour l'aider. Dans une zone limitée, trois pièces sont préposées à cet effet : un bureau, une salle utilitaire et un garage. Les premiers objectifs demandent de rendre opérationnel ce poste de secours incendie en l'équipant notamment d'un premier camion, le LF10, un véhicule basique qui servira fort utilement dès les premières assignations.

Très vite, un feu se déclare en ville et il faut intervenir. Chaque urgence demande de mettre à disposition des ressources listées, que ce soit en termes de personnel ou de matériel, le personnel devant être assigné au nombre de véhicule suffisant. Si vous regardez Chicago Fire, cela vous aidera : imaginez devoir choisir entre l'engin-pompe, l'échelle, ou l'engin de secours. Une intervention réussie donne des points de réputation qui débloquent de nouvelles installations dans le centre de secours, pour toujours plus de véhicules et de matériels. Au début, ces points manquent drastiquement, obligeant à faire des choix : les pompiers ne pourront pas à la fois avoir les bons extincteurs à mousse, la combinaison hazmat, les pompes submersibles, et le matériel de désincarcération. Dans le cas où l'unité n'est pas en mesure d'accomplir son travail, il faudra éventuellement déléguer certaines interventions à d'autres postes de secours contre un gain de réputation minoré. Heureusement, cela s'améliore au fur et à mesure, le poste de secours devenant capable à terme de tout traiter correctement avec une chance supérieure ou égale à 100%.

Les choses ne sont pas simples pour autant car très vite de nouveaux services s'ajoutent, avec toutes leurs spécificités : la police et le médical. Il faut pour chacun installer des bureaux, la police notamment amène beaucoup de paperasserie, avec du travail de détective à gérer, des preuves à stocker et des dossiers à ranger, autant d'éléments qui demandent des objets spéciaux. Les cellules servent à accueillir les prévenus et il faut prévoir pas mal de matériel pour équiper les forces de l'ordre (anti-émeute, squat, sniper, drone, brigade canine...). Le médical demande de son côté d'investir dans des équipements spéciaux pour gérer les urgences : grand brûlé, orthopédie, radiologie... À temps perdu, les employés médicaux pourront travailler au laboratoire médical, afin de préparer les fournitures nécessaires pour les interventions.

Le nombre d'employés maximum dans chaque catégorie se définit par les casiers posés, les candidatures arrivant en fonction du travail réalisé dans des bureaux de recrutement dédiés, chaque candidat pouvant être embauché soit pour l'équipe de nuit, soit pour l'équipe de jour. Pour qu'ils restent, les employés requièrent suffisamment de lits pour dormir (lit simple ou superposé), de sources de nourriture pour manger (kitchenette ou réfrigérateur), d'endroits pour se laver (douche, toilettes ou lavabo), d'équipements pour s'entraîner et de lieux où se détendre (chaise, sofa ou fauteuil). Et il y en a de plus en plus grâce à la réputation investie, satisfaisant à chaque fois un peu mieux la masse salariale qui ne fait que grossir (au point qu'on se marche dessus dans les couloirs).

Au jour le jour, il faudra donc : embaucher du personnel, acheter suffisamment de matériel pour subvenir aux besoins des équipes d'intervention, débloquer les bons véhicules ou matériels avec des points de réputation pour intervenir sur les urgences spéciales, réparer la matériel abîmé, s'assurer que les employés soient satisfaits... Comme parfois tout roule sans demander d'intervention, trois vitesses sont proposées, du normal au très rapide, permettant de passer plus vite les moments les moins passionnants.

Un mot avant de conclure sur les graphismes et l'ambiance sonore : bien que coloré, Rescue HQ se base sur des modèles très simples. Les personnages, par exemple, n'ont pas de traits, ils sont juste formés par un ensemble de polygones assez grossiers. Cela fonctionne bien dans la mesure où l'aspect gestion oblige la plupart du temps à jouer en mode dé-zoomé à fond, mais cela n'est pas du plus joli quand on prend garde aux détails. La musique est assez basique, un peu répétitive, et les fonds sonores eux dignes d'un centre de secours, pleins de pin-pon et d'alarmes comme on les aime !

Sympathique, le jeu ne présente pas une grande difficulté dans les premiers niveaux. N'ayant qu'une dizaine d'heures de jeux, je ne peux donc juger sur le plus long terme mais cela reste à surveiller pour les joueurs les plus en demande de véritables défis. Pour ma part, cela me convient très bien. J'avoue par contre que cela manque peut-être d'un peu de possibilités, le jeu devient de par sa facilité assez monotone à partir d'un moment, amenant à constamment jouer en vitesse rapide. Mais si vous recherchez un bon petit tycoon pas prise de tête, alors signez sans plus attendre :


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