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Thief of Thieves: Season One – La dure vie d’une voleuse

Robert Kirkman est principalement connu pour The Walking Dead, vous savez, cette petite histoire de zombie... Mais l'écrivain a bien d'autres cordes à son arc, et notamment la série Thief of Thieves qu'il a débutée en 2012 et qui compte actuellement déjà plus d'une quarantaine de numéros. En attendant qu'AMC développe éventuellement une série (l'idée serait en discussion !), il est désormais possible de découvrir l'histoire en jeu vidéo. La première saison est sortie en juillet 2018 sur Steam, mais c'est à l'occasion de la sortie sur Nintendo Switch en ce mois d'octobre que j'ai eu l'opportunité de le découvrir.

Le jeu débute de façon assez énigmatique, avec un grand effort apporté au graphisme. Sur un contre-jour du plus bel effet, nous contrôlons une jeune femme en défilement horizontal, remontant dans les couloirs de l'aéroport de Los Angeles. Alors qu'elle avance sur un tapis roulant dans lequel j'ai réussi à me coincer, le mouvement est de nouveau en défilement horizontal.

Elle répond au téléphone. Commence une discussion à propos du vol dans un format très BD, bulles de dialogues et cases séparées au trait noir, mais le temps presse. L'homme ordonne à la jeune femme de mettre une oreillette, juste avant qu'elle ne soit arrêtée par des agents qui l'interrogent sur ses récentes activités. Très vite, nous comprenons que Celia est une voleuse et que l'homme avec qui elle est en communication est le mythique maître-voleur Redmond, ou Conrad Paulson de son vrai nom, son mentor. L'interrogatoire avec les agents fait office de tutoriel, même s'il semblerait qu'elle ne parle ici qu'à son mentor (enfin, ce n'est pas très clair).

Celia parle d'une mission durant laquelle elle est entrée de nuit dans la villa d'un homme d'affaire louche pour voler une moto, profitant de la diversion offerte par une grande fête. Le monde est ici en 3D, avec beaucoup de murs invisibles qui limitent les endroits accessibles et créent pas mal de soucis dans les déplacements. Sans surprise, de nouveau, je me suis coincée dans le portail de la villa, si bien que je me suis trouvée obligée de relancer le niveau (heureusement je ne jouais que depuis 2 minutes à peine).

Celia utilise son intuition pour afficher des informations, qui s'affichent en grosses lettres blanches directement sur le décor. Cela pourrait être très pratique pour guider, mais il y en a trop parfois, et aucune à d'autres moments... La jeune voleuse est très discrète, capable de se faufiler dans les ombres en marchant accroupie. Les PNJs sont sourds et aveugles, ils ne remarquent rien tant qu'on ne danse pas devant eux et qu'on ne passe pas dans la lumière. S'ils sont alertés, il suffit de s'éloigner rapidement en restant accroupie, et ils abandonnent bien vite l'investigation. Sans aucun souci, la jeune femme vole des clés grâce à QTE, puis elle crochète une porte avec un mini-jeu, la menant enfin à la moto si convoitée.

La même mission est ensuite relancée car Conrad sait que ce n'est pas la façon dont Celia a volé la moto. Cette fois, la scène se déroule en plein après-midi, avec du personnel qui s'active pour préparer la villa pour la fête. Les choix sont multiples pour déjouer la sécurité, j'ai pour ma part opté pour le costume de l'entreprise de piscine que j'ai emprunté dans le van du responsable garé devant. Une nouvelle fois, le jeu m'a fait un truc bizarre : le gars de la piscine a appelé la sécurité... sécurité qui se trouvait hors de portée de sa voix. Il n'a rien cherché à faire... Je n'ai eu qu'à me cacher devant lui dans des bosquets... et rien.

Planquée derrière une boite, je me suis aussi fait téléportée dans les airs...

Comme vous vous en doutez sans doute déjà, je n'ai pas du tout accroché, et je n'ai donc pas joué longtemps. De toute façon, ma Switch n'avait déjà presque plus de batterie alors qu'elle était pourtant entièrement chargée deux heures avant... J'avais été attirée par les graphismes et la popularité de Kirkman, mais la jouabilité m'a refroidie. L'IA a un comportement aléatoire, les décors sont pourris d'angles entraînant des collisions impromptues et les objectifs ne sont pas clairement indiqués. Le pire, je pense, c'est cette caméra fixe qui n'a que deux positions rendant impossible la détection correcte des menaces potentielles. Chaque échec se solde par "une mort", puis un rechargement au dernier point de contrôle, avec un temps de chargement d'au moins 30 secondes. Les graphismes sont aussi bons que je le pensais, avec une présentation rappelant ses origines tirées du comic, mais pour le reste, je ne peux pas vous le conseiller. Si, malgré tout, vous voulez vous lancer, notamment si vous êtes fan du comic, vous pourrez trouver le jeu sur Steam, Xbox One et Nintendo Switch.


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