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WRC 8 – Du rallye à ne pas mettre entre toutes les mains

Amateur (de façon occasionnelle) de jeux de voiture, cela faisait cependant un moment que je n'avais pas joué à un jeu de rallye, ma dernière expérience remontant à  V-Rally sur PS2. Autant dire que ça date ! J'étais donc plutôt content d'avoir l'occasion de tester dans sa version PC WRC 8, le dernier en date de la série éditée par BigBen Interactive.

 

Premiers pas en Carrière

Même si le jeu ambitionne de proposer un côté simulation très poussé pour les habitués, il n'oublie pas pour autant les novices. Dès le début du jeu, une petite séance de test sur un parcours est initié, permettant de se familiariser avec les commandes et, pour l'ordinateur, de déterminer le niveau que l'on possède. On peut ensuite choisir d'activer ou non certaines aides, comme l'ABS ou encore l'aide au démarrage. Bon, comme j'ai été vraiment nul sur ce parcours, j'active tout ! Quitte à en désactiver par la suite.

Je peux choisir ensuite le type de Carrière qui s'offre à moi :

  • Le WRC Junior, où je rejoins directement une équipe (Ford) et où une voiture, la Fiesta R2 (à traction) est commune à tous. Plus adapté aux novices.
  • Le WRC 2, mode principal, où l'on peut choisir sa voiture et son écurie, mais il faut réussir à intéresser les recruteurs. Plus adapté aux joueurs confirmés.

Bien sûr, étant donné mon inexpérience, je choisis le WRC Junior et je démarre avec un petit tutoriel  pour en apprendre plus sur les différentes facettes de la Carrière.

 

WRC Junior

Le WRC Junior peut être considéré comme une sorte de tutoriel. En tout cas, pour les premières phases, le jeu nous guide en nous expliquant tout ce qu'il y a à savoir, en particulier sur la gestion de l'équipe. Et ce n'est pas du luxe, le jeu fourmillant de choses à gérer pour son équipe : moral, réputation avec le constructeur, Recherche & Développement... Au fil des niveaux, on gagne ainsi des points de compétences, permettant de débloquer des rôles pour l'équipe (météorologue, mécanicien, kiné, etc) ou encore améliorer la voiture.

Météo

La présence du météorologue peut presque faire sourire, mais elle n'est pas anodine. WRC 8 propose un système de météo dynamique qui peut complètement changer la donne lors d'une spéciale. L'arrivée de la pluie, par exemple, va énormément changer la façon dont on va appréhender la course. Le météorologue peut ainsi prédire au mieux le temps qu'il va faire (au début sur une partie de la spéciale, puis au fur et à mesure du déblocage de compétences, sur l'ensemble de la journée) et nous aider à choisir les meilleurs pneus en fonction de ses prédictions. Mais, comme dans la vraie vie, ça peut lui arriver de se tromper.

Calendrier

La gestion de sa carrière passe par le calendrier, qui permet de planifier les événements à venir : rallyes, mais aussi temps de repos, ainsi que des entraînements ou des événements un peu spéciaux. Ces derniers proposent des défis originaux, comme réaliser une course sous une pluie battante dans ce que je qualifierais un véhicule dans un état lamentable, pour rester poli. L'idée est marrante, mais en tout cas en ce qui concerne le défi de la voiture pourrie, ça a été plus frustrant qu'amusant.

La faute ne pardonne pas cependant. Des mauvais résultats qui s'enchaînent et c'est le risque d'être mis à la porte. Et là, c'est le Game Over assuré, merci, au revoir. En WRC Junior, pas de soucis, ça ne change au final pas grand-chose. En WRC 2, il aurait été plus logique d'être relégué en Junior. Là encore, grosse frustration quand on en vient là.

D'autant plus que la difficulté ne peut pas être changée en cours de carrière. Le jeu demandant quand même beaucoup de temps d'adaptation et d'apprentissage, le mode débutant, presque obligatoire pour les novices comme moi, risque d'être un peu trop facile par la suite. Il est toujours possible de commencer en difficulté moyenne, et c'est certainement ce que les joueurs confirmés feront, mais avec plus de risques du licenciement.

 

Contenu

Jeu officiel WRC, il ne rigole pas avec les 14 rallyes officiels et ses 100 spéciales. Je n'ai pas pu trouver le nombre de voitures exact, mais notons que l'on retrouve des voitures de légende, que les amateurs apprécieront certainement : Alpine A110, VW Polo R WRC ou encore la Lancia Delta HF Integrale Evolution.

En ce qui concerne le contenu de jeu, malgré un mode Carrière plutôt bien fichu (malgré ses défauts), le jeu solo est assez pauvre. Le mode Rally (permettant de jouer un Rally complet) est manquant, alors qu'il était à l'appel dans WRC 7. Il n'est ainsi possible que d'enchaîner des spéciales.

 

Conclusion

Pour apprécier WRC 8, il ne faut pas hésiter à mettre les mains dans le cambouis, si j'ose dire. Comme toute simulation, le jeu est assez exigeant et demandera de longues heures de jeu pour progresser. Les statistiques et réglages en tout genre régaleront aussi les bidouilleurs. Mais pour ceux qui veulent faire quelques courses à l'occasion, sans se prendre la tête, difficile de leur conseiller ce WRC 8, ils se tourneront vers des titres plus accessibles.

  • Mode Carrière
  • Ambiance visuelle et sonore
  • Météo dynamique
  • Peu accessible pour les néophytes
  • Contenu solo assez pauvre

 

Le jeu est actuellement disponible sur toutes les consoles de salon (PlayStation 4, Xbox One), ainsi que sur Windows (via Epic). La version Steam arrivera en septembre 2020.


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