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The Surge 2 – Aucune fonction vitale trouvée

Il y a deux jours, j’ai eu la surprise de pouvoir accéder en avant-première aux 3-4 premières heures du jeu action/RPG développé par Deck13 Interactive et édité par Focus Home Interactive : The Surge 2. Attendant ce titre avec impatience, c’est avec un grand plaisir que je me suis lancée dans l’aventure en version PC.

Le début de l’aventure passe par une création de personnages dignes d’un MMORPG, permettant d’avoir des avatars masculins ou féminins, basés sur plusieurs archétypes d’histoire. Un petit pitch explique les raisons de notre présence ici. Au final, que l’on soit un cadre moyen muté en urgence ou une ancienne mercenaire en recherche de nouvelles opportunités, l’issue est la même : nous partons au bout du monde en direction de Jericho City dans l’espoir d’un monde meilleur. Toutes les options y passent, de la largeur du visage à la forme du nez, en passant par les oreilles, les lèvres, la chevelure, les yeux... Six tenues sont ensuite proposées, normalement liées à l’archétype sélectionné, mais au final le choix est donné de pouvoir varier les genres.

 

Malheureusement, les espoirs d’une vie nouvelle sont bien vite balayés, car notre personnage se réveille dans l’infirmerie d’un hôpital au milieu d’une émeute. C’est un miracle qu’elle ait survécu jusque là quand je vois le chaos général et les morts qui jonchent le sol. Dans sa blouse d’hôpital, c’est armé de défibrillateurs qu’elle s’attaque aux premiers ennemis : des drones policiers chargés de mâter les prisonniers. Immédiatement, je prends la mesure de ce que l’email contenant la clé me rappelait : The Surge 2 est prévu pour être un jeu difficile et exigeant... Je goûte assez rapidement au premier écran de mort : « Aucune fonction vitale trouvée ». Heureusement, je réapparais à proximité et je règle leur compte à ces drones parasites.

Très vite, en explorant la prison, je découvre un exosquelette abandonné. Bien sûr, aucun garde ou aucun prisonnier n’a été assez malin pour l’utiliser. Enfin, je ne vais pas me plaindre ! Grâce à ma nouvelle force, je suis en mesure d’ouvrir la porte coincée d’une geôle et de libérer un gars qui semble moins tordu que les autres. Les options de dialogues sont assez classiquement proposées sur la droite de l’écran. Mon personnage n’a pas de voix, le dialogue est donc en fait un monologue mené par le PNJ interrogé, j’ignore si cela sera changé d’ici au lancement, mais c’est un peu dommage.

Je me promène dans la prison. Grâce à des cartes d’accès abandonnées, j’avance de salle en salle. Il y a des créatures étranges qui rôdent dans les couloirs, du genre pas du tout humain. Mais je ne m’attarde pas trop... je ne pense pas avoir le niveau de l’arrêter de toute façon. Les ennemis abattus me donnent des pièces détachées, que je peux ensuite utiliser pour améliorer mon exosquelette et pour gagner des points de module à répartir entre trois caractéristiques : santé, endurance et efficacité de la batterie.

Le gameplay est assez simple en soi : chaque action ou presque consomme de l’endurance, que ce soit frapper, sprinter, sauter, parer... Pour la recharger, il faut arrêter de faire quoi que ce soit pendant un court instant, de l’ordre de deux à trois secondes. La batterie de son côté se charge en frappant les adversaires. Elle est ensuite stockée par l’exosquelette avant de peu à peu se dissiper ainsi qu' à charger les implants. Très vite, j’obtiens ainsi un implant pour me soigner, que je peux charger deux fois. L’implant lui ne se décharge pas tant qu’il n’est pas utilisé, il est donc recommandé de le charger au maximum dès que possible en cas de coups durs.

Le combat est basé sur un système de ciblage des ennemis et de zones de frappe. Bien sûr, si l’ennemi a une armure qui lui protège le corps, mais pas de casque, il vaut mieux viser la tête ! Il est ainsi possible d'handicaper les ennemis, voire a priori de leur trancher des membres pour en récupérer les pièces cybernétiques, même si je n’ai vu ça que sur une vidéo et que je n’ai pas réussi à tester par moi-même. Les armes sont assez variées, hache, épée... Rien de très subtil néanmoins. Ces armes s’améliorent, une nouvelle fois avec les pièces détachées.

Le système de ciblage automatique est une plaie, je l’ai assez vite désactivé, car sinon le personnage reste face à sa cible, histoire d’être juste en face pour prendre des baffes. Pour fuir et/ou esquiver, je préfère être libre. Et finalement, en manuel, ça ne prend pas bien plus longtemps à sélectionner l’endroit au besoin, plutôt que de se retrouver à virer le ciblage tout en encaissant des coups d’épée souvent mortels. La parade est plutôt sympa à maîtriser, même s’il faut prendre en compte l’angle d’attaque de l’ennemi, ce qui se révèle assez difficile à maîtriser, et très punitif en cas d’échec.

Mais malgré avoir compris le principe de la gestion endurance/batterie, malgré avoir réussi à tuer sans aucune difficulté tous les petits ennemis qui rôdent dans la prison, malgré avoir tout exploré, je me suis trouvée face à un mur qui, j’imagine, est le boss de fin de la prison. Le directeur est juste trop puissant, alternant entre des jets de flammes, un drone tirant des lasers qui se promènent indépendamment (il se détache du dos de son armure) et de grosses attaques à l’épée. Une erreur, et en deux ou trois secondes, il m’ôte toute ma vie. Alors oui, j’aurais la possibilité de continuer à tuer les prisonniers en boucle, qui ont l’avantage de réapparaître dès que j’utilise la station médicale, afin de récolter suffisamment de pièces détachées pour augmenter suffisamment ma vie et éviter de mourir dès que je fais une erreur et que le Directeur Garcia me découpe de son épée. Peut-être qu’ainsi je réussirais à le tuer... À moins qu’il ne me manque une amélioration cachée...

Quoiqu’il en soit, en l’état, Surge 2 présente un monde intéressant, violent et sans pitié, avec à mon humble avis une difficulté bien trop importante qui rebutera les joueurs moins habiles. J’ai également eu quelques problèmes d’affichages, avec des textures qui scintillaient. J’ai dû relancer le jeu une fois, car mon écran se trouvait recouvert d’artefacts, un peu comme si l’interface de mon exosquelette venait de se prendre une bombe EMP. Mais cela a le temps d’être amélioré d’ici au lancement, prévu pour le 24 septembre, sur PlayStation 4, Xbox One et PC.

Je ne pourrai malheureusement pas statuer beaucoup plus avant sur le monde ouvert et la progression. Une petite déception, donc, pour ce jeu que j’attendais avec impatience, mais qui ne sera plus dans ma liste des jeux de rentrée 2019 s’il ne sait pas mieux s’adapter à ses joueurs avec des niveaux de difficulté. En guise de conclusion, une petite vidéo de gameplay par les développeurs qui donnent l'impression que tout est beaucoup plus simple :


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