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Conqueror’s Blade – Chaaaaargez !

Le 4 juin, le MMO de conquête médiévale de My.com est sorti de sa longue phase d'accès anticipé pour devenir accessible à tous. Même si le lancement officiel n'a pas encore été promulgué, le jeu restant pour le moment en phase de bêta ouverte, c'est tout pareil dans les faits, avec déjà une foultitude de guerres à mener.

 

La naissance d'un seigneur de guerre

La création de personnage débute par une série de panneaux d'histoire, demandant de choisir entre plusieurs décisions importantes que notre personnage aurait prises dans le passé, lui donnant des bonus dans les caractéristiques principales : agilité, force, armure...

Puis un outil similaire à tous ceux trouvables dans les jeux du genre s'ouvre. J'y retrouve les habituels visages, teints, cheveux... Il y a de quoi s'amuser, même si les options restent limitées pour ne pas permettre de créer de monstres qui briseraient l'immersion médiévale.

Conqueror's Blade se base sur un système d'armes, et non de classes. Il y en a pour le moment sept, émanant de plusieurs civilisations médiévales, allant de l'Europe avec la combo Épée longue et bouclier, à l'Asie avec le Nodachi ou le Guandao. Il existe également des armes à distance avec le mousquet et l'arc court. L'armure de prévisualisation évolue en fonction de l'arme sélectionnée, et donc de la civilisation concernée, mais n'est pas représentative de l'apparence initiale du personnage (ce sont sans doute des armures de haut niveau).

Après avoir longuement hésité entre les lames jumelles et l'arc court, j'ai opté pour la mobilité du second... et mon aventure a débuté.

 

Les avantages d'un tutoriel

Durant les phases d'alpha, seules des portions de jeu étaient proposées. En conséquence, j'avais eu du mal à m'y mettre, mais également à bien comprendre comment tout s'imbriquait et fonctionnait. Désormais, l'ensemble est relié d'une manière très cohérente, avec un tutoriel simple et efficace qui emmène découvrir les fonctionnalités et l'interface, et cela sans jamais en avoir l'air.

Les quêtes s'enchaînent en suivant une petite trame scénaristique, avec un système de chemin automatique qui emmène vers sa destination en cliquant sur le personnage concerné, souligné dans le texte de la quête. Pratique, même si certains joueurs de la vieille école pourront se plaindre de cet assistanat (rien d'ailleurs n'oblige à l'utiliser, d'autant plus qu'il n'active pas la monture...).

Toutes les armes sont testables dans une arène de combat, permettant de confirmer son choix et de commencer à prévoir lesquelles prendre par la suite (le personnage n'est pas limité, cela coûte juste une monnaie récupérable en jeu). Ici, pas de pression pour s'entraîner en toute sécurité sur des mannequins immobiles, puis en duel face à un PNJ pas bien doué qui enchaîne les dérouillées sans se plaindre.

Un peu plus tard, le jeu explique comment gérer son unité, qu'elle soit équipée d'armes à distance ou de mêlée, en utilisant les trois commandes de base : attaquer, suivre ou défendre. Les raccourcis clavier sont toujours rappelés en bas de l'écran en cas de doute. Pour ceux qui préfèrent cliquer, il faudra vous faire une raison car il n'est pas possible d'utiliser sa souris qui est, par défaut, liée au mouvement de la caméra (se détachant avec Alt pour utiliser les boutons de menu, ce qui n'est pas gérable durant l'action).

La phase de tutoriel se termine sur une première échauffourée, une bataille dans les plaines, qui se déroule contre l'IA, sans autre joueur, dans un environnement relativement sûr, parfait pour tout mettre en application.

Puis l'aventure peut enfin véritablement commencer, après le choix de la zone de départ parmi les cinq proposées :

 

Des batailles rangées

Cœur du jeu, les batailles sont instanciées et débutent toutes par un écran de choix de son unité, de son arme et d'éventuels objets supplémentaires qui apporteront des bonus substantiels. Les autres joueurs sont également affichés, avec leurs armes et leurs unités respectives, histoire d'aider ceux qui chercheraient le meilleur équilibre d'équipe possible. Même si au début on ne réussit à convaincre que des paysans, pas bien efficaces avec leurs fourches, ils sont très vite remplacés par de véritables soldats bien plus efficaces et résistants.

Il existe différents modes :

  • Bataille rangée (du JcJ de capture de drapeaux et de siège),
  • Vétéran (du JcJ également mais où les pertes des unités sont définitives, et donc les gains plus importants),
  • Expéditions (des matchs JcE en groupe de 5 contre l'IA).

La bataille rangée est un match classique de capture de drapeaux dans lequel il faut attaquer/défendre trois endroits pour faire perdre des points à l'ennemi. Le premier camp arrivé à zéro perd. Le siège place une équipe en attaque d'un château, l'autre en défense à l'intérieur des murailles, et il faut ainsi soit éviter de se faire capturer ses drapeaux, soit au contraire les attaquer. Enfin, l'expédition demande de combattre des boss contrôlés par l'IA.

Les combats peuvent paraître confus, entre les joueurs, leurs montures et leurs unités, avec très vite plusieurs centaines de personnages affichés à l'écran. Pourtant, tout est clairement affiché et, rapidement, identifier le bon ennemi à abattre se révèle évident : notre personnage et ses unités sont en jaune, les alliés sont en bleu tandis que les ennemis sont en rouge.

Qu'elles réapparaissent à la fin du match ou non, les montures et les unités meurent définitivement pour une bataille donnée. Celle du personnage n'est que temporaire même si le délai de réapparition augmente à chaque nouvelle mort. Du coup, la question se pose des priorités à appliquer. Dans certains cas, il pourra être intéressant de se focaliser sur les renforts avant d'abattre les joueurs... et dans l'autre de faire l'inverse !

Les batailles, c'est aussi la joie d'utiliser tout un tas de machines de guerre variées, infligeant des dégâts de masse. Histoire de n'être jamais à court, des objets s'utilisent à n'importe quel endroit accessible du champ de bataille et permettent de déployer un canon ou une baliste, ce qui peut renverser le déroulement du combat en stoppant une charge, par exemple. Par contre, pour y avoir accès, il faut l'avoir sélectionné dans l'interface du début et, généralement, l'objet est à usage unique.

 

L'envol vers la gloire

Le personnage grimpe de niveaux en accomplissant des quêtes et des batailles. Il gagne des points de maîtrise qui le font progresser dans un arbre de talent spécifique à chaque arme, ce qui débloque des passifs et des actifs (pour un maximum de quatre techniques équipées). Sa puissance dépend également de son équipement et de ses caractéristiques (avec des points à répartir). Techniquement, le niveau maximum est de 60, car on ne gagne plus de points de caractéristique au-delà, mais le niveau n'est pas limité dans les faits, ce qui permet aux plus assidus de progresser bien au-delà, devenant surpuissants et entraînant divers problèmes d'équilibrage qui sont largement débattus sur les forums.

Au-delà du personnage, l'efficacité au combat dépend des unités, avec un arbre des unités pour les débloquer avec des points d'honneur, un arbre de technologie pour les rendre plus efficaces grâce à l'expérience de collecte, et encore un autre arbre d'entraînement dédié à chaque unité avec des talents déblocables grâce à des points de vétérance. Enfin, une unité demande d'être nourrie, soignée et payée, ce qui entraîne des coûts d'entretien à monnayer après chaque bataille en pièces de cuivre.

 

La classe ou rien

Que serait un commandant sans une armure rutilante ? Par défaut, l'équipement du début n'est pas particulièrement beau. Mais un système de tenue est en place, qui fonctionne également pour le cheval et les unités. Cela rend tellement mieux, n'est-ce pas ?

 

Et les amis dans tout ça ?

Jeu multijoueur complet, Conqueror's Blade a un système de guildes, ici nommées maisons. Comprenant jusqu'à 80 membres, ces maisons se rassemblent ensuite en alliances, avec plusieurs centaines de membres (244 pour la plus grosse actuelle).

Sans oublier la possibilité de se grouper, d'avoir une liste d'amis, de discuter en direct, d'acheter/vendre aux autres joueurs via un commissaire-priseur...

Et il faut mieux avoir des amis car le monde ouvert est dangereux, très dangereux. Mais il faut bien sortir pour récolter de quoi entretenir ses unités.

 

Conclusion

Conqueror's Blade ne se contente pas de réchauffer la même éternelle recette que nous servent tous les jeux de rôle multijoueur en ligne sortis ces dix dernières années et, rien que pour ça, il mérite toute votre attention. Il tente d'innover et il y arrive plutôt bien proposant des combats graphiquement agréables, fluides et bien rendus, dans une ambiance atypique qui  voit se côtoyer les environnements et les armes de l'Europe et de l'Asie médiévales.

Bien entendu, le jeu a forcément ses lacunes. Le système d'unités me parait compliqué à prendre en main, avec un nombre trop important d'arbres et de monnaies différentes. Il y a aussi clairement un problème de survie avec l'absence d'utilitaires pour se sortir de situations dangereuses. Le souci d'équilibrage dont je parlais plus haut est également un problème majeur sur lequel My.com devra se pencher à un moment ou à un autre au risque de décourager les débutants. L'optimisation graphique réussit le pari d'afficher énormément d'unités sans que cela n'impacte les performances, en tout cas sur ma machine, mais cela apporte forcément son lot d’inexactitudes, comme lorsque tout le monde se marche dessus pour monter une échelle, ou encore quand l'IA se bloque dans un mur !

Enfin, la question se pose sur la nécessité de passer par la "case carte bancaire". La boutique propose pour le moment des éléments cosmétiques (pour le héros et les unités), des boosts d'expérience mais également des consommables importants, et j'ignore s'il sera possible de les obtenir en jouant : biographie (réinitialisation des points de caractéristiques), auge de cheval militaire (augmente l'écurie d'un box), permis d'agrandissement (unité supplémentaire, aussi vendu en lot avec 5 permis) et services de scribe (message du jour sur le fief). En complément, le jeu offre un système assez classique de compte premium qui augmente tous les gains pour des périodes allant de 7 à 180 jours.

Mais tous ces éléments n'ont en rien entaché mes heures de jeu, et ma progression jusqu'au niveau 22, que je ne compte pas  se voir arrêtée là ! Testez, et vous verrez, le jeu est gratuit, vous n'y perdrez rien :

Conqueror's Blade


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