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2URVIVE – Once I was afraid I was petrifiyed

Zombies, Infectés, Morts-vivants, l’appellation de ces adorables animaux de compagnie, à l'instar de leur présence, ne cesse de se multiplier. Il n'est donc pas rare de voir ces mignonnes petites créatures pulluler dans tous les médias. Et le jeu vidéo n'échappe pas à la règle. Au contraire, il l'embrasse, l'exploite encore et encore à l'excès avec dernier arrivant, 2URVIVE, un petit jeu d'un développeur solitaire.

Mais que fait la SPA ?

Dans 2URVIVE, vous incarnez un soldat, lancé avec son partenaire, dans un 1991 post apocalyptique où une incompréhensible maladie transforme les gens en infectés avides de chair fraîche. Mais arrêtons-nous ici pour l'histoire, non pas pour raisons de spoilers, mais parce que le manque de créativité scénaristique est rempli de clichés recyclés tellement de fois que l'arrière goût de manque d'ambition se fait clairement sentir.

Le joueur évolue alors dans les minuscules cartes de ce jeu de tir en vue de dessus pour un jeu qui se terminera en une heure environ.
J'ai beau essayer d'être tolérant envers ce développeur qui a tout fait tout seul sans personne d'autre, faisant donc l'impasse sur l'aspect visuel artistique du jeu même pas digne d'un jeu sur mobile, ou de la bande son carrément trop forte et qui finit par crisper tant sa redondance paralyse le cerveau ; pour le gameplay, je ne peux pas être aussi clément.
Non pas parce que je m'appelle Stéphan -avouez que vous vouliez un jeu de mot pourri comme celui-ci-, mais parce que le gameplay est mal réglé avec une difficulté de jeu inexistante. Il existe des jeux mal équilibrés qui perdent de leur intérêt car injustement difficile, et bien là c'est complètement l'opposé ! On a l'impression d'être dans un jeu Adibou niveau pré-natal tellement l'absence de challenge est palpable et que les vagues se suivent sans poser de difficulté.
Et la cause n'est pas que les zombies ne sont pas assez nombreux, mais que si tous les univers post apocalyptiques zombifiques proposaient un équipement tel qu'il est dans le jeu et aussi accessible, et bien the Walking Dead n'aurait duré qu'un demi tome.

Déjà : munitions infinies pour l'arme de base pourquoi pas ?  Mais pas quand l'arme est une mitraillette ! Je n'ai pas changé d'arme de tout le jeu, économisant mes sous pour installer une ou deux tourelles, même durant le mode secondaire dont je parlerai plus bas. Juste l'équipement de base a été utilisé. À cela rajoutons la possibilité de poser des tourelles sur des emplacements spécifiques à un prix vraiment pas cher, et c'est limite si on ne les laisse pas faire tout le boulot pendant qu'on sirote un diabolo grenadine allongé sur la plage au son des mouettes.
Le genre de failles dans le game design qui est difficile d'évaluer lorsqu'on fait un jeu seul. Ce n'est pas un reproche, mais le constat d'un joueur qui a de très nombreuses années d'expérience en la matière. Pour un premier jeu développé par une seule personne, ça aurait pu être bien pire, car le déplacement et la visée en double joysticks sont efficaces, ni trop résistantes, ni trop sensibles, tout comme le reste de la prise en main, d'ailleurs qui mérite des encouragements.

Le jeu ne se contente pas que d'un mode histoire rachitique, puisqu'une fois bouclé, une petite quête parallèle se débloque qui narre les origines de l'épidémie, là encore avec une tonne de clichés aussi discrets qu'un T-rex dans mon salon.
Heureusement qu'en plus de cette histoire complémentaire, on débloque le mode Mercenaires qui, à défaut d'être original, ne souffre ni d'un scénario, ni de dialogues au compost.
Mais qu'est-ce que c'est que ce mode Mercenaires ?
En fait, c'est un ensemble de modes qui se débloquent en gagnant des niveaux à commencer par un simple enchaînement de 10 vagues. Les concepts sont plutôt sympas, bien que ce soient de simples variantes de ce système de vagues, mais souffrent malheureusement de la même facilité, même si pour certains, le joueur est déjà plus actif. Et vu qu'il existe une dizaine de cartes sur lesquels les jouer, ça permet de combler efficacement une petite dizaine de minutes seul ou à deux, le temps que Burger Quiz commence.

Clairement loin d'être le meilleur jeu auquel j'ai joué ne serait-ce qu'aujourd'hui, jour où j'écris ces lignes, mais vu les circonstances de premier jeu pour un développeur indépendant en solo, du fait qu'on peut tout de même passer un petit moment agréable, pourquoi pas ? Mais seulement si on arrive à passer outre le visuel hors de propos et une narration tellement recyclée qu'il faudrait créer un logo écologique de clichés rien que pour lui, bien évidemment.

 

Le jeu est disponible sur Xbox One (version testée) à 6,99€, ainsi que sur Steam :


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