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Collection Hitman HD améliorée – Et le numéro complémentaire est le 47 !

Ma cible est trop bien protégée, mais cela ne fait pas peur à un professionnel tel que moi. Les possibilités d'atteindre mes fins sont nombreuses, qu'elles soient brutales ou subtiles, je n'ai que l'embarras du choix pour me débarrasser de cette gêne. Les regards braqués sur ma cible, je suis à l’affût de l'ouverture qui me permettra de m'en occuper sans me faire repérer. Ces badauds ne soupçonnent même pas qu'il vont être aux premières loges du crime parfait. Je suis 47 ! La légende, le fantôme que personne n'a jamais vu, celui capable de s'occuper des plus délicates situations avec sang froid, professionnalisme et discrétion.

La voilà ! L'ouverture propice à l'action tant attendue depuis 30 minutes ! Et hoooop !

  • Hey les gars ! Steph vient de prendre la dernière rondelle de saucisson sans demander si quelqu'un en veut !
  • C'est pas classe ça, Steph !
  • C'est la 47ème que tu manges en plus !

Sacrebleu ! Ma mission est un échec !

Après Hitman 2, version reboot sorti en octobre dernier, 47 pointe le bout de son code-barres pour un titre estampillé "Enhanced Collection HD", mais qui en fait ne cache que les opus Bloody Money et Absolution sortis tous deux sur la génération précédente de machines. Rappelons d'abord que Hitman est une série de jeux d'infiltration où vous incarnez l'assassin connu sous le numéro 47, un clone génétiquement programmé pour être le meilleur dans son domaine.

Observons-les d'un peu plus près :

 

Hitman Blood Money

Encore sous couvert de l'agence, 47 va devoir accomplir des contrats dans de très grands environnements variés et plutôt ingénieux pour l'époque, permettant une approche multiple de ses exécutions. Malheureusement, ce choix est assez réduit, forçant à la jouer 100% environnemental et discret, tant la visée imprécise et la gestion des impacts des armes à feu ont été confiées à l'aveugle du coin.

Le gameplay rigide et l'IA complètement à côté de la plaque de ses débuts que Blood Money applique avec excès marquent le summum de l'agacement puisque la discrétion en devient plus qu'aléatoire avec souvent les PNJs capables d’atteindre le 7ème sens et détecter 47, même lorsqu’il n’est pas dans la pièce.

Sans compter les menus et une interface pas très intuitive qui causeront plus de maux de tête que de solutions.

Mais on persiste encore et encore à tenter l'approche en accord avec l'état d'esprit du moment, à exploiter les environnements, les divers objets à disposition jusqu'à la fin du jeu qui laissera un arrière goût d'inachevé... Et pas que dans son histoire.

Il est vraiment dommage que cet épisode n'ait pas été plus retravaillé -au moins sur l’IA et l’interface- car l’écart en termes d’ergonomie, de liberté, d’aboutissement technique avec l’autre jeu de cette “collection” est immense...

 

Hitman Absolution

N’ayant pour l’instant que survolé Hitman version reboot dans sa version gratuite, Absolution reste encore pour le moment pour moi le meilleur opus de la série. Et pour cause !

Liberté d’approche quasi totale, défis par dizaines, rejouabilité importante, environnements interactifs et assez grands. Ce que Blood Money avait effleuré maladroitement, Absolution l’embrasse entièrement pour en faire la préquelle du jeu sandbox d’assassinat qui existe aujourd’hui post reboot. Alors certes, Absolution est quand même assorti de défauts, à savoir une IA en combat qui peut agir de manière on ne peut plus stupide, des bugs provoqués par le système de point de contrôle, une histoire pas toujours des plus régulières, mais les bases du renouveau d’Hitman sont bel et bien présentes avec son level design pensé pour laisser au joueur le pouvoir de décider librement sa manière d’agir, même si l’univers est encore un peu clos par moments et reste subdivisé en zones. Sans compter l’histoire qui n’est plus une simple succession de contrats, bien au contraire. 47 sera plus que jamais impliqué dans quelque chose qu’il pensait impossible pour lui.

Comme pour son colocataire d’édition, seul le visuel a été retouché, même si la différence avec l’original est bien moins flagrante qu’avec Blood Money, le petit lifting HD reste cependant réussi.

Maintenant que tout est mis à plat, l'éternelle question d'investir dans une réédition ou une collection se pose et l'éternelle réponse "ça dépend" revient également, surtout pour une série qui s'est encore bonifiée depuis. Mais honnêtement, à moins que vous ne soyez historien vidéoludique ou que vous ne désiriez découvrir l’ancêtre d’Hitman, je vous conseillerai de passer directement sur les deux opus reboot de la série qui poussent jusqu’à maturité le concept Hitman. Mais c'est vous qui voyez : Absolution est très bien, Blood Money l'est un peu moins.


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