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Farming Simulator 19 – Je farme, tu farmes !

Le 20 novembre est sorti sur PlayStation 4, Xbox One et PC/Mac la simulation agricole ultime, Farming Simulator 19. Pour ma part, c'est dans sa version sur ordinateur que j'ai pu effectuer cet aperçu, et uniquement en hors ligne, n'ayant personne avec qui expérimenter le mode multijoueur. Pour ceux que cela intéresse sachez que, d'après le communiqué de presse, vous pourrez faucher joyeusement sur des cartes prévues pour jusqu'à 16 joueurs (6 sur consoles), que ce soit en coopération ou en concurrence.

 

Tutoriels

Six chapitres couvrent les bases de la vie de fermier, du labourage des sols jusqu'à la récolte, sans oublier les tâches courantes d'entretien et de protection des cultures. Il y a également un chapitre entier dédié à la sylviculture, qui nécessite de savoir utiliser des machines spécifiques. L'élevage des animaux n'est malheureusement pas présenté, j'avais pourtant hâte de pouvoir traire mes premières vaches et, surtout, de monter les chevaux (grosse nouveauté du titre)...

Ici, la prise en main est immédiate avec des tableaux récapitulant les différentes actions à effectuer, les commandes sont assez similaires d'un véhicule à l'autre et restent constamment affichées en haut à gauche (panneau pouvant être masqué pour mieux profiter du paysage).

 

En plus, les choses sont ultra simplifiées car tous les véhicules nécessaires sont débloqués, garés à proximité de l'endroit où ils sont requis, et déjà équipés des outils nécessaires. Une fausse idée de simplicité du titre vite oublié en débutant une partie solo.

 

Lancement du mode carrière

Après m'être déclarée comme "Nouveau fermier", la plus basse des trois difficultés disponibles, deux cartes me sont proposées : Ravenport se situe dans les grands espaces du mid-west américain, Felsbrunn représente la campagne européenne, plus spécifiquement en Allemagne, avec les ruines d'un château médiéval perchées sur une colline.

La configuration de son fermier débute par le choix du sexe, et peut donc devenir une fermière. Les possibilités sont assez limitées, quelques modèles de personnages (4 pour chaque sexe), des coiffures, la couleur de la chemise, des chapeaux (principalement des casquettes), des vestes (option grisée) et quelques accessoires (je n'ai que des lunettes de soleil), et c'est tout.

 

Gestion de sa ferme

Suivant le mode de difficulté, réussir à avoir une ferme rentable est plus ou moins long et laborieux. En tant que nouvelle dans le métier, j'avais la chance de débuter avec une somme rondelette d'argent et divers véhicules (même s'il ne couvraient pas tous mes besoins). Tout s'achète depuis le magasin directement en jeu (il n'est heureusement pas obligatoire de faire la route, un système de téléportation rapide emmène aux points d'intérêt de la carte avec la touche Espace).

Des centaines d'éléments y sont en vente, répartis en cinq onglets, tous des véhicules et équipements authentiques, provenant de constructeurs réels (Case IH, New Holland, Challenger, Fendt, Massey Ferguson, Valtra, Krone, Deutz-Fahr et John Deere):

La plupart de ces éléments s'achètent ou se louent à la journée. Bien entendu, acheter est plus rentable sur le long terme, sauf si le besoin est très ponctuel. La location est également bien utile pour tester l'utilité de chaque élément, ou sa compatibilité avec ses véhicules et autres outils. Le véhicule ou l'outil apparaît à côté du magasin, obligeant ici à devoir se rendre sur place pour le récupérer.

Dans le cas d'un bâtiment (comme un enclos pour cheval par exemple ci-dessous), poser l'élément se fait directement dans le monde, en le visualisant.

 

Si l'argent venait à manquer à force d'acheter des choses inutiles, une banque est là pour prêter de l'argent via un processus très simple : en une touche directement depuis l'interface des Finances.

Pour faire de l'argent, deux possibilités : revendre sa propre production au meilleur prix possible (donc en suivant les cours des ventes et en se rendant jusqu'à l'endroit le plus intéressant) ou accomplir des contrats dans d'autres fermes (avec son matériel ou en le louant).

 

Les deux fonctionnent plutôt bien, même si j'ai pour ma part préféré m'occuper de mes terres avec une production de blé, achetant tous les véhicules et les outils nécessaires à l'établissement d'une chaîne complète : labour, ensemençage, entretien, récolte, création des bottes de foin et enfin transport des bottes de foin. Cela n'a pas été sans mal, car il faut réussir à trouver des véhicules et des outils qui se complètent, le tout à un prix acceptable rentrant dans mon budget initial. Lors de ma première partie, avant d'être plus prudente et de louer avant d'acheter, j'avais par exemple acheté un ramasseur de bottes de foin carrées... alors que mon créateur de bottes de foin en faisait des rondes ! Et ces erreurs coûtent cher, très cher après un moment... entraînant la banqueroute de sa ferme à grande vitesse.

Un grand nombre d'autres cultures existent, pour les fermiers qui n'ont pas peur de se diversifier (car chaque culture demande des machines différentes pour assurer la chaîne de production) : blé, orge, colza, tournesol, soja, maïs, avoine, radis oléagineux, pommes de terre, betteraves sucrières, peupliers, canne à sucre et coton.

Il y a également la possibilité d'élever des animaux : vaches, moutons, cochons, poules et chevaux. Ces derniers sont d'ailleurs l'une des grandes nouveautés de ce titre, pouvant être montés pour visiter ses champs au galop !

 

Ambiance

L'immersion est complète, avec des graphismes entre le dessin et le réalisme, offrant des paysages agréables, suffisamment variés pour ne pas s'ennuyer. Comme je l'évoquais au chargement de la carrière, deux cartes sont actuellement disponibles proposant architecture et mobilier urbain totalement différents.

Au-delà des décors, les deux cartes possèdent les mêmes services (magasin, pompe à essence, ferme aux animaux...) mais avec une disposition différente. Pour avoir testé les deux, je n'ai pas particulièrement de préférence, la carte Ravenport apporte forcément une plus grande part de dépaysement avec des champs gigantesques, contrairement à la carte de Felsbrunn où les panneaux routiers et les marquages au sol correspondent à ce que nous avons en France (d'autant plus que j'habite juste à côté de la frontière allemande) avec beaucoup plus de champs de petite taille.

 

L'ambiance est également assurée du côté des effets sonores avec le vrombissement du moteur des tracteurs et les bruits de la nature. La circulation d'autres véhicules sur la route apporte une impression bienvenue de vie, les humains sont eux par contre totalement absents, leurs fermes sont désespérément vides :

Le réalisme est assez poussé et, comme toujours, la physique entraîne parfois des comportements inattendus qui provoquent des catastrophes au plus mauvais moment. Un certain soin a cependant été apporté à la prise en main. Pour accrocher une remorque, par exemple, il n'est pas obligatoire d'être à 100% aligné, le jeu offrant une certaine permissivité.

 

Petit détail qui vaut le coup d'être noté : quand on passe dans l'herbe avec son tracteur avant de retourner sur la route, des marques de boue s'affichent sur le goudron !

 

Conclusion

Si vous aimez les gros tracteurs et vous promener dans la campagne avec vos bottes de foin, alors vous adorerez Farming Simulator 19. Avec une physique relativement permissive, le jeu évite tous les aspects un peu agaçants que possèdent beaucoup de titres du même style. Offrant des heures et des heures de culture intensive, ne serait-ce que pour faire pousser les 13 types de plantes et pour élever les 5 espèces d'animaux, c'est encore sans compter sur les champs des possibles offerts par le multijoueur.

Maintenant, vous m'excuserez, mais j'ai du blé à vendre !


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