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Battlefield V – Retour sur le front !

Deux ans après la sortie de Battlefield (le 1, mais en fait, c'était plutôt le 5), nous voilà de nouveau enrôlé pour Battlefield V (enfin techniquement, c'est le 6... mais bref).

Continuant sur sa lancée d'un retour aux sources historiques, le jeu délaisse néanmoins la Première Guerre Mondiale pour s'occuper de la Seconde. Un choix plutôt logique, permettant de proposer des technologies un peu plus évoluées.

 

Campagne

Contrairement à son concurrent de toujours Call of Duty, qui a fait l'impasse sur une campagne solo, Battlefield V en propose bien une, sur le même principe des Récits de Guerre que précédemment.

Nous retrouvons ainsi le principe de Battlefield 1, qui nous place dans la peau d'un personnage différent à chaque acte, et surtout qui raconte des événements peu connus de la Seconde Guerre Mondiale.

Dans le premier, "Sous aucun drapeau", nous incarnons un "volontaire" de la Special Boat Section. Je mets bien volontaire entre guillemets, car il s'agit en fait d'un petit voleur que l'on sort de prison pour aller effectuer des missions de sabotage contre la Luftwaffe.

Au départ, j'ai eu un peu peur d'avoir une nouvelle campagne hyper scriptée où l'on ne faisait finalement que suivre le mouvement. Et finalement, ce sentiment s'est bien vite estompé, car on se retrouve rapidement tout seul pour effectuer la mission. On peut ainsi théoriquement choisir l'approche, furtive ou à la bourrin. Mais dans les faits, le jeu pousse très fort à la furtivité, étant donné que les renforts, une fois l'alerte donnée, sont excessivement nombreux. Ajoutons à ça le manque flagrant de munitions. Je conseille donc vivement la plus grande prudence. Le problème est qu'à part les éliminations furtives, on n'a pas d'autres moyens pour éliminer des gardes silencieusement. Pas de pistolet ni de sniper avec silencieux. Dommage, surtout que ça existait déjà à l'époque (créé en 1908.. oui, oui j'ai vérifié !).

Le second chapitre se déroule en Norvège, le pays étant sous le joug de 400 000 soldats allemands et de la Gestapo. Néanmoins, la résistance s'organise. On rentre ainsi dans la peau d'une femme, dans la forêt enneigée, en pleine nuit, et l'objectif est de retrouver un membre de la résistance qui a disparu. Là encore, la furtivité est de mise autant que possible. Les ennemis ayant à leur disposition des projecteurs, l'alarme est donnée assez vite si l'on se fait prendre dans la lumière.

Place au Sud de la France et l'opération Dragoon dans le troisième chapitre, où les tirailleurs sénégalais sont à l'honneur. (Mention spéciale à l'introduction et cette citation que j'ai trouvée très à propos : "N'oubliez jamais que ce qui est vrai est écrit et que ce qui est écrit n'est pas forcément vrai"). Une séquence bien plus musclée, où clairement l'infiltration n'est pas de mise.

 

Multijoueur

En ce qui concerne le multijoueur, ça reste du Battlefield. On retrouve donc les grands modes emblématiques :

  • Conquête, mode de jeu à grande échelle (32 à 64 joueurs), avec véhicules, etc.
  • Grandes opérations, qui s'étendent sur plusieurs jours, chaque bataille finale d'une journée ayant un impact sur la suivante.
  • Infanterie, où l'on ne pourra jouer que des personnages à pied, pas de véhicules donc, sur des cartes restreintes.
  • Percée, où une équipe d'attaquants doit enlever plusieurs points défendus par l'équipe adverse.
  • Le grand classique Match à mort en équipe.
  • Domination, où l'on doit capturer des drapeaux.

On retrouve également les quatre Classes que l'on a presque à chaque fois : Assaut, Médecin, Soutien et Eclaireur. A noter cependant l'existence de "sous-classes", une par défaut et une déblocable après avoir atteint le rang 8 de la Classe :

  • Assaut
    • Infanterie légère, troufion de base, plus résistant que les autres classes.
    • Anti-véhicule, permet de marquer les véhicules et de récupérer plus de points pour en réquisitionner.
  • Médecin
    • Médecin militaire, rôle plus défensif.
    • Médecin de combat, utile pour les mêlées.
  • Soutien
    • Ingénieur, plus axé sur la réparation et la fortification.
    • Mitrailleur, dont les tirs de suppression sont sa spécialité.
  • Eclaireur
    • Tireur d'élite, le sniper par excellence.
    • Explorateur, possède des balises pour réapparaître où il le veut.

Chaque Classe est ultra-personnalisable, à un point que cela peut sembler un peu fouillis et pas très pratique à certains moments. Au fur et à mesure que l'on progresse dans la Classe, on débloque ainsi de nouvelles armes et gadgets, que l'on peut également personnaliser (globalement, on peut changer le viseur et la peinture des différents composants). Petit ajout sympathique : on peut choisir l'apparence de son soldat parmi une liste de 20 stéréotypes (10 filles, 10 garçons, bravo pour la parité !). A noter aussi que l'on peut personnaliser différemment selon que l'on joue du côté des Forces alliées ou bien de l'Axe.

 

Sur le Sentier de la Guerre

Des mises à jour sont bien entendu prévues pour étoffer le jeu. Sur Battlefield V, ce sera donc les Sentiers de la Guerre.

Chaque Sentier apportera du nouveau contenu : véhicules, armes, cartes, modes de jeu, etc... Le premier, prévu pour le 6 décembre, proposera un nouveau chapitre de Récits de Guerre, le Dernier Tigre, ainsi que la personnalisation des véhicules et une carte se déroulant en Belgique.

 

Conclusion

Au final, peut-on vraiment parler de surprises avec ce Battlefield ? Pas vraiment. Tous les marqueurs de la série sont là, on peut noter quelques évolutions par-ci, par-là, mais rien de bien révolutionnaire. Mais après tout, ça fonctionne déjà plutôt bien comme ça. Du côté du multijoueur, j'aurais aimé avoir un mode dédié aux avions, un peu comme dans Battlefront (même si la Seconde Guerre Mondiale n'est pas forcément réputée pour ses dogfights). On retrouve néanmoins tout ce qui fait la force des Battlefield : bataille à grande échelle, personnalisation à gogo et souci du détail.

Du côté de la campagne solo, j'ai apprécié le fait de se pencher sur des événements assez méconnus. Bien sûr, ça reste un divertissement. Mais la mise en scène est plutôt intelligente et beaucoup moins "grand spectacle" que son prédécesseur, ce qui m'avait assez déplu.

En clair, du bon Battlefield comme on les aime. Rien de bien original, mais les aficionados de la série apprécieront à coup sûr.

Battlefield V - Site officiel

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