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Executive Assault 2 – Beaucoup de RTS, et une pincée de FPS

En 2015 sortait Executive Assault, un jeu développé en solo par Robert "Rob" Hesketh d'Hesketh Studios, joueur avide de RTS qui ne réussissait pas à trouver sur le marché un titre qui lui permettrait  tout à la fois de contrôler la situation à un niveau stratégique global et de prendre le contrôle individuel d'unités dans une vue à la première personne. Et il n'était a priori pas le seul à rechercher ce style de jeu : 50 000 copies s'étaient vendues !

Dans ce second opus, Rob emmène sa licence à un nouveau niveau en s'envolant vers l'espace. Nous gérons ainsi une station spatiale avec sa flotte de vaisseaux combattants, commerciaux et miniers, tout en reprenant ce qui faisait l'originalité du premier : la prise de contrôle à tout moment d'un soldat ou d'un vaisseau. Intriguée par le concept, j'ai accepté le billet offert pour m'envoler vers l'accès anticipé, disponible sur Steam depuis le 18 octobre.

 

Une première escarmouche

En mode solo, tout débute par la création de sa société. Je télécharge mon propre logo, j'opte bien entendu pour celui de Game-Guide, et je choisis de vendre des jeux vidéo, l'OniCorp est lancée. Par contre, la configuration de son intrépide CEO se limite à choisir entre deux photos de profil, il n'existe (encore ?) aucune personnalisation du personnage.

Je lance le seul scénario disponible, une escarmouche, avec toute une liste de paramètres pour configurer la partie. Prudente, je définis l'IA sur "Très facile", un choix éclairé car, comme vous allez le voir, je m'apprête à faire face à une grosse quantité d'informations à appréhender.

 

Le tutoriel se présente sous la forme de dix écrans informatifs qui se révèlent rapidement rébarbatifs même s'ils sont illustrés. Malgré ma bonne volonté, j'abandonne en arrivant au cinquième, rassurée par le fait qu'il me reste les captures d'écran au cas où je ne comprenne pas un point.

Absolument non préparée, je débarque donc dans ma petite station spatiale en vue à la première personne et, sans attendre, je m'assois à une console de commandes d'où je suis en mesure de contrôler l'aspect stratégique (RTS) du jeu : ajouter des modules à la station, créer des vaisseaux, construire des robots, effectuer des recherches, raffiner du minerai, produire des jeux vidéo...

Et il y a de quoi faire, avec plus de soixante technologies à rechercher, quatorze unités différentes, pour un total de vingt-huit compétences. Bien sûr, les chiffres gonfleront d'ici au lancement du titre.

 

Les interfaces sont parfois brouillonnes, les informations redondantes, des raccourcis manquent et je ne comprends pas l'utilité de certaines unités. Malgré ces aléas, je réussis à collecter une bonne quantité d'Ironite et à comprendre comment utiliser le minerai pour me faire de l'argent. J'atteins même un certain équilibre et suffisamment de "Coolant" (Liquide de refroidissement) pour voir venir, que ce soit en l'achetant à des cargos de passage ou en l'extrayant directement d'astéroïdes. Une bonne chose, le coeur de ma station n'explosera pas aujourd'hui.

Par contre, plus je récolte de ressources, plus j'attire l'attention de factions adverses, et notamment une organisation écologique qui ne cesse de me harceler. Forcée de me défendre, j'installe des tourelles plus efficaces sur ma station et produis de plus gros vaisseaux. Pour améliorer leur efficacité, j'abandonne mes recherches économiques pour mettre au point de meilleurs armements et éléments de défense. Comme ces améliorations ne s'appliquent pas automatiquement aux unités déjà produites, mais uniquement aux nouvelles, je me retrouve obligée de lancer une nouvelle production et à entamer drastiquement mes réserves.

Mais il était temps, les écologistes reviennent en force avec plusieurs vaisseaux. J'enclenche l'alerte rouge, je lève les boucliers et active les tourelles. Mes vaisseaux canardent les intrus, avec le soutien des drones de la station, l'affaire est vite réglée. Je repasse sans plus tarder en mode paix, car mes usines ne produisent qu'en condition verte.

Les astéroïdes à proximité de ma base exploités jusqu'à disparaître, mes vaisseaux miniers se retrouvent forcés d'explorer la galaxie et de passer dans l'un des systèmes voisins, ce qui commence à agacer mon voisin, mécontent de me voir m'étendre en sa direction. Je survis à quelques tempêtes d'astéroïdes et défends chèrement mes mineurs contre les attaques de plus en plus courantes de ses vaisseaux. La galaxie est ainsi composée de neuf systèmes, chacun avec ses factions et ses ressources, autant d'amis et surtout d'ennemis potentiels.

Et d'ailleurs... Alors que je planifiais une attaque massive sur la base de mon voisin, je ne prends pas garde à une petite fenêtre d'alerte en bas à droite de mon écran : un commando vient de s'introduire dans ma station ! Je possède pourtant des robots, non ? Mes gardes se trouvaient certainement occupés à autre chose, absorbés par l'observation des étoiles, et ma brillante CEO voit sa carrière se terminer abruptement dans le sang.

 

Quant aux graphismes, ils  offrent un excellent niveau de détail, l'espace est visuellement agréable et cela donne envie de l'explorer. La station, ainsi que toutes les unités peuvent être observées en vue du dessus ou en vue intérieure (sans carlingue supérieure). Il est surtout assez bluffant de voir qu'un module créé depuis l'interface de gestion prend vie dans la vue à la première personne et devient visitable. Le RTS devient plus "tangible" que jamais.

La musique de son côté fait son office, avec des sons d'ambiance tout à fait convaincants.

Conclusion

Sous son aspect brut et non convivial, Executive Assault 2 propose une profondeur rarement égalée par un jeu à peine sorti en accès anticipé, d'autant plus par une équipe de développement aussi réduite que celle du studio solo Hesketh. Avec déjà cinq patchs déployés en trois semaines, le jeu ne fait que s'améliorer, et semble suivre la même voie du succès que le premier opus.

Pour le moment, je ne conseille cependant pas le titre aux joueurs occasionnels. La prise en main n'est pas évidente et en rebutera plus d'un. Par contre, si vous aimez les jeux de stratégie, et que vous avez envie de goûter à un jeu qui apporte quelque chose de différent au genre, alors foncez.

En plus, vous aiderez un développeur passionné à donner vie à ses excellentes idées, que demander de plus ?


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